Rapport annuel de l'ASN 2010

365 CHAPITRE LES INSTALLATIONS DU CYCLE DU COMBUSTIBLE NUCLÉAIRE 13 La France a opté pour le traitement de ses combustibles dès la fin des années 60, au moment où la filière énergétique nucléaire a démarré. Le retraitement des combustibles n’est pratiqué aujourd’hui à l’échelle industrielle qu’en France, au Royaume-Uni et au Japon. Les usines du cycle du combustible correspondent à l’ensemble des installations de fabrication, de traitement et de recyclage du combustible. Ce dernier est opéré à travers l’utilisation de combustible à base d’un mélange d’oxyde d’uranium et de plutonium, le plutonium ayant été généré lors du passage du combustible à base d’uranium naturel enrichi dans les réacteurs de puissance. Historiquement, l’ASN a contrôlé ces installations industrielles de manière indépendante; elle a aujourd’hui l’ambition de suivre un parc d’installations où la sûreté et la radioprotection seront déclinées suivant des axes communs. La constitution du groupe AREVA a d’ailleurs été un élément déterminant dans cette volonté ainsi que le fait de porter la discussion des enjeux de sûreté de l’ensemble de ces installations à l’échelle internationale. Aujourd’hui, l’ASN attend d’AREVA un management de très haut niveau de la sûreté et de la radioprotection dans ses installations, à la hauteur des ambitions affichées par le groupe; ce management devra s’appuyer sur une vision intégrée de la sûreté partagée par tous les acteurs du groupe. La fabrication du combustible puis le retraitement de celui-ci à l’issue de son utilisation dans les réacteurs nucléaires constituent le cycle du combustible. Toutefois, de manière conventionnelle, le cycle débute avec l’extraction du minerai d’uranium et s’achève avec le stockage des divers déchets radioactifs provenant des combustibles irradiés. Le minerai d’uranium est extrait, puis purifié et concentré sous forme de « yellow cake » sur les sites miniers. Le concentré solide est alors transformé en hexafluorure d’uranium (UF6) gazeux au cours de l’opération dite de conversion. Cette opération de fabrication de la matière première de l’enrichissement est réalisée par les établissements COMURHEX de Malvési (Aude) et de Pierrelatte (Drôme). Les installations en cause – qui ne sont pas réglementées au titre des installations nucléaires de base mais au titre de celle des installations classées – mettent en œuvre de l’uranium naturel dont la teneur en uranium 235 est de l’ordre de 0,7%. Le cycle du combustible

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