Rapport annuel de l'ASN 2010

cependant été freinée par le manque de fiabilité des irradiateurs à rayons X. En effet, les pannes fréquentes ne permettent pas de garantir la continuité de service aux patients. 4I 3 Règles techniques applicables aux installations Un irradiateur de produits sanguins contenant des sources radioactives doit être installé dans un local dédié dont l’aménagement permet d’assurer la protection physique (incendie, inondation, effraction…). L’accès à l’appareil, dont le pupitre de commande doit pouvoir être verrouillé, doit être limité aux seules personnes habilitées à l’utiliser. 258 La radioprotection en milieu médical concerne les patients qui bénéficient des traitements ou des examens diagnostiques, les professionnels de santé (médecins, radiophysiciens, manipulateurs en électroradiologie, infirmières…) qui sont appelés à utiliser les rayonnements ionisants ou à participer à leur utilisation, mais aussi la population, par exemple les personnes du public qui peuvent être amenées à circuler dans un établissement de santé ou les groupes de population qui pourraient être exposés à des déchets ou effluents provenant des services de médecine nucléaire. À partir de 2008, l’ASN s’est engagée dans l’élaboration de synthèses régionales regroupant les principaux enseignements de ses inspections. Ces synthèses, destinées à être mises à jour périodiquement, font désormais l’objet de bilans au niveau national qui sont publiés sur le site internet de l’ASN. En 2009, deux bilans avaient été publiés à partir des inspections réalisées en 2008, l’un portait sur l’état de la radioprotection dans les services de médecine nucléaire, l’autre sur la sécurité des soins en radiothérapie. En 2010, deux nouveaux bilans ont été réalisés pour être publiés début 2011, à partir des inspections réalisées en 2009: un bilan porte sur la radioprotection en radiologie interventionnelle et l’autre procède à l’actualisation de l’appréciation de l’ASN sur la radioprotection des patients en radiothérapie. Comme en 2009, conjointement avec l’AFSSAPS, l’ASN a préparé un bilan des événements de radioprotection qui ont été déclarés par les centres de radiothérapie. Cette publication, qui porte sur les années 2008-2009, est prévue pour le début de l’année 2011. En parallèle de ses actions de contrôle, en associant le cas échéant le Groupe permanent d’experts en radioprotection dans le domaine médical (GPMED) ou l’IRSN, l’ASN a, ces toutes dernières années, pris l’initiative de demandes d’expertises spécifiques ou a organisé des manifestations à caractère national ou international dans les domaines qu’elle a jugé prioritaires, compte tenu des enjeux en termes de radioprotection. L’ensemble de ces actions permet à l’ASN de dresser un état de la radioprotection en milieu médical. 5I 1 Les situations d’expositions en milieu médical 5I 1 I 1 L’exposition des professionnels de santé Pour les professionnels de santé, les risques liés aux applications médicales des rayonnements ionisants sont soit des risques d’exposition externe, générés par les dispositifs médicaux (appareils contenant des sources radioactives, générateurs de rayons X ou accélérateurs de particules), soit des risques de contamination interne résultant de l’utilisation de sources non scellées (médicaments radiopharmaceutiques notamment). Les risques d’exposition des professionnels de santé aux rayonnements ionisants relèvent des dispositions du code du travail relatives à la radioprotection des travailleurs. 5I 1 I 2 L’exposition des patients Les expositions des patients aux rayonnements ionisants se distinguent des autres expositions (travailleurs, population) dans la mesure où elles ne font pas l’objet de limitation des doses, les principes de justification et d’optimisation demeurant les seuls applicables. En outre, il s’agit du seul cas où des rayonnements ionisants sont délivrés de façon intentionnelle à des personnes, en l’occurrence les patients. La situation diffère selon que l’on considère l’exposition du patient dans le domaine des applications diagnostiques (radiologie ou médecine nucléaire diagnostique) ou dans celui de la radiothérapie, externe ou interne. Dans le premier cas, il est nécessaire d’optimiser en délivrant la dose minimale pour obtenir une information diagnostique pertinente; dans le second cas, il faut délivrer la dose nécessaire pour détruire la tumeur, tout en préservant au maximum les tissus sains voisins. L’optimisation de la dose délivrée au patient dépend de la qualité du matériel utilisé tout au long de la chaîne de préparation et de délivrance du traitement, depuis l’acquisition de l’image diagnostique (générateur RX, gamma-caméra, dispositif d’acquisition et de traitement des images, etc.) ou lors de la réalisation du traitement (accélérateurs linéaires, système de préparation et de planification etc.). L’ensemble de ces dispositifs doit faire l’objet d’un contrôle de qualité périodique. Les procédures de 5 L’ÉTAT DE LA RADIOPROTECTION EN MILIEU MÉDICAL

RkJQdWJsaXNoZXIy NjQ0NzU=