Rapport annuel de l'ASN 2010

259 CHAPITRE LES UTILISATIONS MÉDICALES DES RAYONNEMENTS IONISANTS 9 réalisation des examens et des traitements ainsi que de réglage des équipements jouent également un rôle important dans la mise en œuvre du principe d’optimisation. Enfin, la mise en place progressive de la formation à la radioprotection des patients des professionnels de santé, obligatoire depuis 2004, constitue un facteur important de progrès pour améliorer la radioprotection des patients dans tous les domaines. 5I 1 I 3 L’exposition de la population et l’impact sur l’environnement Hors situation incidentelle, l’impact potentiel des applications médicales des rayonnements ionisants concerne potentiellement: – les catégories professionnelles spécifiques susceptibles d’être exposées à des effluents ou déchets produits par des services de médecine nucléaire; – les personnes du public dans le cas où les locaux qui hébergent des installations qui émettent des rayonnements ionisants ne bénéficieraient pas des protections requises; – les personnes proches de patients ayant bénéficié d’un traitement ou d’un examen de médecine nucléaire faisant appel à des radionucléides tels que l’iode 131. Les informations disponibles qui portent sur la surveillance radiologique de l’environnement assurée par l’IRSN, en particulier la mesure du rayonnement gamma ambiant, ne mettent pas globalement en évidence de niveau significatif d’exposition audelà des variations du bruit de fond de la radioactivité naturelle. En revanche, la mesure de la radioactivité de l’eau des grands fleuves ou des stations d’épuration des grandes agglomérations fait ponctuellement apparaître la présence au-dessus des seuils de mesure de radionucléides utilisés en médecine nucléaire (iode 131, technétium 99m). Les données disponibles sur l’impact de ces rejets conduisent à des doses de quelques microsieverts par an pour les personnes les plus exposées, notamment les égoutiers travaillant dans les réseaux d’assainissement (étude IRSN 2005). Par ailleurs, aucune présence de ces radionucléides n’a jamais été mesurée dans les eaux destinées à la consommation humaine. Les recommandations du médecin, après utilisation des radionucléides en médecine nucléaire, ont fait l’objet de travaux spécifiques du Conseil supérieur d’hygiène publique de France, notamment lors des examens et traitements utilisant l’iode 131, l’objectif étant d’harmoniser les conseils de vie qui sont déjà délivrés par chaque médecin. Les recommandations qui ont été publiées par l’ASN en 2007 reposent sur l’activité résiduelle après l’hospitalisation (lors d’une thérapie avec des hautes activités) ou l’activité administrée si le patient reçoit de l’iode 131 sans être hospitalisé (exploration ou traitement pour hyperthyroïdie). Mise en place d’un patient avant un examen de scanographie Dispositif de mesure de la radioactivité des eaux usées

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