COMPRENDRE 264 5I 4 L’état de la radioprotection en médecine nucléaire 5I 4 I 1 La radioprotection du personnel en médecine nucléaire En 2009, l’état des lieux de la radioprotection en médecine nucléaire, rédigé et publié par l’ASN à partir des inspections réalisées en 2008 sur environ un tiers du parc des installations, soulignait des insuffisances en matière de radioprotection des travailleurs dans de nombreux services de médecine nucléaire. Les inspections réalisées par l’ASN en 2009 sur un autre tiers du parc des installations ont conforté ce constat. Ainsi, près de la moitié des services de médecine nucléaire inspectés (34 services de médecine nucléaire) ne disposent toujours pas d’un zonage établi sur la base d’une évaluation des risques. Ce constat s’explique en partie par les difficultés rencontrées par les professionnels pour mettre en œuvre les prescriptions de l’arrêté du 15 mai 2006 relatif aux conditions de délimitation et de signalisation des zones réglementées dans les services de médecine nucléaire. 5I 4 I 2 La radioprotection des patients en médecine nucléaire Le bilan des inspections réalisées par l’ASN en 2008, publié en 2009, avait également montré que les exigences réglementaires concernant la radioprotection des patients étaient globalement respectées dans les services de médecine nucléaire. Il était également indiqué que la plupart des services de médecine Tableau de dosimètres du service de médecine nucléaire du Centre cardiologique du Nord de Saint-Denis Retour d’expérience sur la prévention des fuites de canalisation d’effluents provenant des services de médecine nucléaire Les services de médecine nucléaire du Centre régional de lutte contre le cancer (CRLC) Val d’Aurelle – Paul Lamarque (Montpellier) et du Groupe hospitalier (GH) La Pitié Salpêtrière (Paris) en collaboration avec la division de Marseille de l’ASN ont publié un poster thématique aux journées de la Société française de radioprotection (SFRP) (visuel ci-dessous), en juin 2009. Ce poster est le fruit des enseignements tirés après la survenue, dans ces deux établissements, de fuites de canalisations transportant les effluents liquides contaminés issus des chambres d’hospitalisation des patients traités à l’iode 131. L’analyse de ces événements a, en outre, mis en évidence que certaines obligations réglementaires n’étaient pas respectées, notamment: – l’obligation d’identifier les tuyauteries apparentes contenant ou transportant des substances ou préparations dangereuses; – l’obligation de former à la radioprotection les travailleurs susceptibles d’intervenir en zones surveillée et contrôlée, en les sensibilisant aux règles générales de prévention et de radioprotection, aux risques particuliers et procédures touchant au poste de travail occupé, ainsi qu’aux règles de conduite à tenir en cas de situation anormale; – l’obligation d’établir un plan de prévention décrivant les mesures de prévention à l’attention des travailleurs d’une entreprise extérieure qui interviennent pour exécuter ou participer à l’exécution d’une opération dans un établissement.
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