313 CHAPITRE LES CENTRALES ÉLECTRONUCLÉAIRES 12 • Le chapitre VI comprend les procédures de conduite en situation d’incident ou d’accident. Il prescrit la conduite à adopter dans ces situations pour maintenir ou restaurer les fonctions fondamentales de sûreté (maîtrise de la réactivité, refroidissement, confinement des produits radioactifs) et ramener le réacteur dans un état sûr. • Le chapitre IX définit les programmes de contrôles et d’essais périodiques des matériels et systèmes importants pour la sûreté mis en œuvre pour vérifier leur disponibilité. En cas de résultat non satisfaisant, la conduite à tenir est précisée par les STE. Ce type de situations peut parfois obliger l’exploitant à arrêter le réacteur pour réparer le matériel défaillant. • Enfin, le chapitre X définit le programme des essais physiques relatifs au cœur des réacteurs qui permettent d’assurer la surveillance du cœur pendant le redémarrage et l’exploitation du réacteur. En second lieu, il s’agit des documents décrivant les actions de contrôle en service et de maintenance à mettre en œuvre sur les matériels. Sur la base des préconisations des constructeurs, EDF a défini des programmes d’inspection périodique des composants ou des programmes de maintenance préventive (voir point 3⏐2⏐1), en fonction de la connaissance des défaillances potentielles des matériels. Leur mise en œuvre fait appel, particulièrement pour les équipements sous pression, à des méthodes de contrôle non destructives (radiographie, ultrasons, courants de Foucault, ressuage...) dont l’application est confiée à du personnel spécialement qualifié. 1I 2 I 3 Contrôler les arrêts de réacteur Les réacteurs doivent être arrêtés périodiquement pour renouveler le combustible qui s’épuise pendant le cycle de fonctionnement. À chaque arrêt, un tiers ou un quart du combustible est renouvelé. La durée des cycles de fonctionnement dépend de la gestion du combustible adoptée. Ces arrêts rendent momentanément accessibles des parties de l’installation qui ne le sont pas pendant son fonctionnement. Ils sont donc mis à profit pour vérifier l’état de l’installation en réalisant des opérations de contrôle et de maintenance, ainsi que pour mettre en œuvre les modifications programmées sur l’installation. Ces arrêts peuvent être de deux types: – arrêt pour simple rechargement (ASR) et arrêt pour visite partielle (VP): d’une durée de quelques semaines, ces arrêts sont consacrés au renouvellement d’une partie du combustible et à la réalisation d’un programme de vérification et de maintenance; – arrêt pour visite décennale (VD): il s’agit d’un arrêt faisant l’objet d’un programme de vérification et de maintenance très important. Ce type d’arrêt, qui intervient tous les dix ans, est également l’occasion pour l’exploitant de procéder à des opérations lourdes telles que la visite complète et l’épreuve hydraulique du circuit primaire, l’épreuve de l’enceinte de confinement ou l’intégration des évolutions de conception décidées dans le cadre des réexamens de sûreté (voir point 2⏐2⏐3). Ces arrêts sont planifiés et préparés par l’exploitant plusieurs mois à l’avance. L’ASN contrôle les dispositions prises pour garantir la sûreté et la radioprotection pendant l’arrêt, ainsi que la sûreté du fonctionnement pour le ou les cycles à venir. Les principaux points du contrôle réalisé par l’ASN portent: – en phase de préparation de l’arrêt, sur la conformité au référentiel applicable du programme d’arrêt de réacteur; l’ASN prend position sur ce programme; – pendant l’arrêt, à l’occasion de points d’information réguliers et d’inspections, sur le traitement des problèmes rencontrés; – en fin d’arrêt, à l’occasion de la présentation par l’exploitant du bilan de l’arrêt du réacteur, sur l’état du réacteur et son aptitude à redémarrer. À l’issue de ce contrôle, l’ASN autorise le redémarrage du réacteur ; – après la divergence, sur les résultats des essais réalisés au cours de l’arrêt et après redémarrage. Réalisation de l’épreuve hydraulique sur le réacteur 3 de Chinon – Juin 2009
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