329 CHAPITRE LES CENTRALES ÉLECTRONUCLÉAIRES 12 sont en cours de développement et de qualification pour répondre à de nouveaux besoins, notamment concernant le réacteur de Flamanville 3 pour lequel 41 applications doivent être qualifiées. Dans le cadre de la réduction de la dosimétrie, les applications ultrasonores ont été privilégiées par rapport aux applications radiographiques. 3I 2 I 4 Autoriser les programmes d’essais périodiques Afin de vérifier le bon fonctionnement des matériels importants pour la sûreté et la disponibilité des systèmes de sauvegarde qui seraient sollicités en cas d’accident, des essais sont réalisés périodiquement conformément aux programmes du chapitre IX des RGE. L’ASN est régulièrement amenée à se prononcer sur les déclarations de modification des programmes d’essais périodiques et procède à l’instruction de la conception des essais périodiques pour l’EPR. 3⎮ 3 Le combustible 3I 3 I 1 Encadrer les évolutions de la gestion du combustible en réacteur Dans le but d’accroître la disponibilité et les performances des réacteurs en exploitation, EDF recherche et développe, en partenariat avec les industriels du combustible nucléaire, des améliorations à apporter aux combustibles et à leur utilisation en réacteur, dite « gestion de combustible » (sur cette notion, voir le point 1⏐1⏐2). L’ASN veille à ce que chaque nouveau mode de gestion du combustible fasse l’objet d’une démonstration spécifique de la sûreté des réacteurs concernés basée sur les caractéristiques propres à la nouvelle gestion. Lorsqu’une évolution du combustible ou de son mode de gestion amène EDF à revoir une méthode d’étude d’accident, celle-ci fait préalablement l’objet d’un examen et ne peut être mise en œuvre sans accord de l’ASN. Depuis 2007, l’adoption d’une nouvelle gestion de combustible fait l’objet d’une décision de l’ASN comportant des prescriptions encadrant sa mise en œuvre. 3I 3 I 2 Surveiller l’état du combustible en réacteur Le comportement du combustible est un élément essentiel de la démonstration de sûreté du cœur en situation de fonctionnement normal ou accidentel et sa fiabilité est primordiale. Ainsi, l’étanchéité des gaines des crayons combustibles présents à raison de plusieurs dizaines de milliers dans chaque cœur et qui constituent la première barrière de confinement fait l’objet d’une attention particulière. En fonctionnement normal l’étanchéité est suivie par EDF à l’aide d’une mesure permanente de l’activité des radioéléments présents dans le circuit primaire. L’augmentation de cette activité au-delà de seuils prédéfinis est le signe d’une perte d’étanchéité des assemblages; certains défauts sont notamment apparus sur les assemblages de combustibles en alliage « M5 » (voir encadré). Si cette activité devient trop élevée, l’application des RGE conduit à l’arrêt du réacteur avant la fin de son cycle normal. L’ASN a imposé à EDF de rechercher et d’identifier les assemblages contenant des crayons non-étanches lors du déchargement du cœur et interdit leur rechargement. Ces assemblages font éventuellement l’objet d’une réparation par remplacement des crayons non-étanches avant de pouvoir être réutilisés. Contrôle par ultrasons d’un joint soudé Délimitation d’une zone d’exclusion des corps étrangers sur le pourtour d’une piscine d’entreposage des assemblages combustible à Paluel
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