340 Enfin, il faut noter que les avancées technologiques ont permis de faire évoluer les limites de détection et les seuils de décision, garantissant une meilleure détermination des rejets effectifs. Les valeurs des rejets radioactifs L’exploitant communique chaque mois à l’ASN ses résultats en matière de rejets. Ces données sont examinées régulièrement et mises en relation avec le fonctionnement des réacteurs pendant la période considérée. Les anomalies détectées font l’objet de demandes d’informations complémentaires auprès de l’exploitant. Les résultats de 2010 pour les rejets d’effluents radioactifs sont présentés dans les graphiques 2 et 3. Le graphique 2 « rejets radioactifs liquides » présente les rejets en 2010, par paires de réacteurs, en tritium liquide et hors tritium liquide (carbone 14, iode 131, nickel 63 et autres radionucléides émetteurs βet γ). Le graphique 3 « rejets radioactifs gazeux » présente les rejets en 2010, par paires de réacteurs, en gaz (carbone 14, tritium et gaz rares) et en halogènes et aérosols (iode et autres radionucléides émetteurs β et γ). L’évaluation de l’impact radiologique de ces rejets est présentée au point 3⏐3⏐2 du chapitre 4. 4I 2 I 2 Contrôler la gestion des déchets La gestion des déchets radioactifs produits par les centrales nucléaires exploitées par EDF s’inscrit dans le cadre général de la gestion des déchets par toute INB, présenté dans le chapitre 16 du présent rapport. L’ASN s’assure de la cohérence entre la gestion des déchets des centrales nucléaires et celle des autres INB. Pour ce type de déchets ainsi que pour les déchets non radioactifs, l’ASN dispose du référentiel de l’étude déchets de l’exploitant, tel que demandé par la réglementation, comme décrit au chapitre 3, point 3⏐5⏐1. Ce référentiel comprend les thèmes suivants: – un point sur la situation existante, récapitulant les différents déchets produits et leurs quantités; – les modalités de gestion des déchets; – l’organisation relative au transport des déchets; – le zonage déchet; – l’état des solutions d’élimination existantes. Chaque site envoie annuellement à l’ASN les détails de sa production de déchets avec les filières d’élimination choisies, une analyse des tendances en comparaison des années précédentes, un bilan traitant des écarts constatés et du fonctionnement de l’organisation du site en matière de gestion des déchets et les faits marquants survenus. Les perspectives futures sont également abordées. EDF classe actuellement ses déchets en déchets de procédés, déchets de maintenance et déchets autres, en distinguant par ailleurs les déchets issus de zones contrôlées des autres. Pour finir, des réunions régulières sont tenues entre l’exploitant et l’ASN en vue d’échanger sur les affaires liées aux déchets et sur la gestion de ceux-ci, notamment au travers de bilans annuels. Ces éléments et la réglementation constituent la base utilisée par l’ASN pour contrôler la gestion des déchets d’EDF. Lors des inspections, les inspecteurs passent en revue l’organisation du site en matière de gestion des déchets, divers points comme le traitement associé aux anomalies et se rendent sur les zones d’entreposage et de traitement des déchets. 4I 2 I 3 Renforcer la protection contre les autres risques et les nuisances Les centrales nucléaires sont soumises à la réglementation technique générale des INB dont les grands principes sont décrits dans le chapitre 3. Néanmoins, elles sont confrontées à des problématiques très spécifiques et à fort enjeu, telles que celles relatives aux légionelles ou à l’émission de fluides frigorigènes, exposées plus en détail ci-dessous. La maîtrise du risque microbiologique La gestion du risque bactériologique dans les centrales nucléaires représente un enjeu sanitaire en raison de la gravité des infections potentielles mais également un enjeu environnemental au regard des impacts des rejets induits par les traitements biocides. Ouvrages de prise d’eau et de rejets en Loire de la centrale nucléaire de Dampierre-en-Burly Les niveaux de concentration en légionelles dans les grandes tours de refroidissement des centrales nucléaires Les niveaux de concentration en légionelles à ne pas dépasser dans les circuits de refroidissement des circuits secondaires sont de 5.106 UFC/l pour les centrales nucléaires munies d’aéroréfrigérants de grande taille (150 m de hauteur environ), et de 5.105 UFC/l pour la centrale nucléaire de Chinon dont les tours de refroidissement sont de taille plus modeste (28 m). Pour les circuits autres que le circuit de refroidissement des circuits secondaires (circuits de climatisation, etc.), il est demandé l’application des prescriptions en vigueur pour les ICPE. À NOTER
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