CHAPITRE LES CENTRALES ÉLECTRONUCLÉAIRES 12 347 inférieures à 2% de la limite réglementaire fixée à 1 mSv/an par le code de la santé publique pour une personne du public. L’ASN a rappelé à EDF sa demande d’inclure cette étude critique dans les études d’impact des dossiers de rejets d’effluents et de prélèvements d’eau déposés depuis juillet 2010. Le retour d’expérience SOCATRI À la suite des événements survenus en juillet 2008 dans les INB exploitées respectivement par SOCATRI (au Tricastin) et par FBFC (à Romans-sur-Isère), l’ASN a demandé à EDF de vérifier l’état de l’ensemble des circuits et rétentions pouvant contenir des fluides toxiques, radioactifs, inflammables, corrosifs ou explosifs et de procéder dans les meilleurs délais aux éventuelles réparations nécessaires. En réponse à cette demande, EDF a élaboré, fin 2008, un programme de vérification qui a été mis en œuvre en 2009. La conclusion de ce programme a abouti à la rédaction de synthèses par les sites et d’une synthèse nationale, en cours d’examen à l’ASN. D’ores et déjà, l’ASN a pu constater au travers des bilans des sites et des inspections, qu’EDF a produit un travail de contrôle de ses installations significatif, et que ses services centraux ont été moteurs en terme d’exploitation et de mutualisation du retour d’expérience. L’examen des synthèses en cours a néanmoins démontré l’importance de l’exhaustivité des contrôles, en particulier si des circuits ne sont pas visitables facilement (tuyauteries enterrées, etc.). Les actions menées en matière de lutte anti-légionelles En 2010, EDF a présenté à l’ASN le bilan de ses actions menées en matière de lutte anti-légionelles depuis 2008. Il en ressort des progrès en termes de pilotage des installations (maîtrise du risque légionelles et de l’impact des traitements biocides mis en œuvre), ainsi que des améliorations dans la qualité de la surveillance associée. Néanmoins, l’ASN estime que d’une part les efforts entrepris par EDF pour mettre au point une solution alternative industrielle aux traitements biocides actuels doivent être poursuivis et que d’autre part, la situation de quelques sites ne disposant pas de traitements biocides reste délicate au plan sanitaire, avec des colonisations en légionelles dépassant parfois 105 UFC/l. Elle poursuit donc les échanges avec EDF pour approfondir ces différents axes d’amélioration. 5⎮ 7 Faits marquants relatifs aux contrôles des équipements sous pression L’ASN juge acceptable la démonstration de tenue en service des cuves jusqu’aux quatrièmes visites décennales La démonstration de la tenue en service des cuves des réacteurs (voir point 3⏐4⏐3) fait l’objet d’un dossier spécifique remis à jour régulièrement et examiné par l’ASN. En prévision de la prise de position sur l’exploitation de chaque réacteur de 900 MWe jusqu’à sa quatrième visite décennale (VD4), EDF a transmis un dossier de justification qui a fait l’objet d’une instruction technique par l’ASN et l’IRSN. Après avoir consulté le Groupe permanent d’experts pour les équipements sous pression nucléaires en juin 2010, l’ASN a pris position sur le caractère suffisant de cette démonstration qui complète les dispositions prises par EDF en termes de suivi du vieillissement et de contrôle en service de la cuve. L’ASN et l’IRSN ont examiné la démonstration de tenue en service des cuves pour s’assurer de sa conformité aux exigences réglementaires et vérifier la validité des calculs et des hypothèses utilisés. L’analyse avait pour but de s’assurer que les résultats fournis à chaque étape du calcul étaient conservatifs, et que les marges de sécurité prévues par la réglementation étaient respectées. Les calculs réalisés par EDF ont montré le respect des critères réglementaires pendant la période décennale suivant les VD3. L’ASN a également noté qu’EDF est en mesure de mettre en place rapidement, si nécessaire, des dispositions techniques, telles que le réchauffage de l’injection de sécurité, permettant de garantir l’absence de nocivité des défauts si de nouveaux éléments venaient à remettre en cause le dossier actuel. L’ASN considère que l’aptitude au service des cuves de tous les réacteurs de 900 MWe est assurée pendant la période décennale suivant les VD3 des réacteurs. L’ASN vérifiera que les contrôles réalisés lors des visites décennales permettent de s’assurer de l’absence d’apparition de nouveaux défauts et de l’absence d’évolution des défauts déjà détectés. L’ASN a cependant formulé plusieurs demandes visant à améliorer encore les méthodes employées, à poursuivre les études Opération de remplacement d’un générateur de vapeur au Blayais en 2009
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