Rapport annuel de l'ASN 2011

344 Examen du retour d’expérience d’exploitation du combustible Le 23 juin 2011, le Groupe permanent d’experts pour les réacteurs nucléaires s’est réuni à la demande de l’ASN pour examiner le retour d’expérience du combustible, y compris les grappes de commande, durant la période comprise entre 2003 et 2009. Le Groupe permanent a plus particulièrement examiné les questions relatives : – aux incidents en exploitation liés au combustible et aux grappes, – à la démonstration de sûreté pour les cœurs mixtes, c’est-à-dire les cœurs chargés d’assemblages de types différents, – à la réévaluation du modèle de corrosion du Zircaloy 4 et l’impact de l’épaisseur de corrosion réévaluée sur la démonstration de sûreté, – à la démonstration de sûreté apportée pour les recharges de combustible. La période 2003-2009 a été marquée par une diversification accrue des types d’assemblages combustibles utilisés dans les réacteurs d’EDF se traduisant par une plus grande utilisation des assemblages combustibles Westinghouse en complément des assemblages combustibles AREVA, par l’utilisation de nouveaux matériaux de gainage et par une forte présence de cœurs mixtes dans les réacteurs de 900 MWe et 1300 MWe. L’ASN estime qu’EDF a convenablement tenu compte du retour d’expérience concernant le comportement en réacteur des assemblages combustibles et des grappes au cours de la période 2003-2009. Cependant, l’ASN estime que la démonstration de sûreté préalable à la mise en œuvre des assemblages combustibles dans les cœurs doit être complétée, notamment pour les cœurs mixtes. détecter une dégradation décrite dans un cahier des charges, soit d’expliciter les performances de la méthode. Au niveau international, les exigences de qualification diffèrent sensiblement selon les pays tant dans leurs modalités qu’au niveau des contrôles concernés. Les exploitants bénéficient par ailleurs de périodes transitoires plus ou moins importantes pour la mise en œuvre de leurs programmes respectifs. À ce jour, plus de 90 applications sont qualifiées dans le cadre des programmes d’inspection en service. De nouvelles applications sont en cours de développement et de qualification pour répondre à de nouveaux besoins, notamment concernant le réacteur de Flamanville 3 pour lequel quarante et une applications doivent être qualifiées pour la visite complète initiale. En raison des risques radiologiques associés à la grammagraphie, les applications ultrasonores ont été privilégiées par rapport aux applications radiographiques. 3I 2 I 4 Autoriser les programmes d’essais périodiques Afin de vérifier le bon fonctionnement des matériels importants pour la sûreté et la disponibilité des systèmes de sauvegarde qui seraient sollicités en cas d’accident, des essais sont réalisés périodiquement conformément aux programmes du chapitre IX des RGE. Ces contrôles périodiques permettent de statuer sur l’aptitude d’un matériel ou d’un système à remplir son rôle visà-vis des objectifs de sûreté qui lui sont assignés à la conception. L’ASN est régulièrement amenée à se prononcer sur les déclarations de modification des programmes d’essais périodiques et procède à l’instruction de la conception des essais périodiques pour le projet EPR. 3I 3 Le combustible 3I 3 I 1 Encadrer les évolutions de la gestion du combustible en réacteur Dans le but d’accroître la disponibilité et les performances des réacteurs en exploitation, EDF recherche et développe, en partenariat avec les industriels du combustible nucléaire, des améliorations à apporter aux combustibles et à leur utilisation en réacteur, dite « gestion de combustible » (sur cette notion, voir le point 1 1 2). L’ASN veille à ce que chaque nouveau mode de gestion du combustible fasse l’objet d’une démonstration spécifique de la sûreté des réacteurs concernés basée sur les caractéristiques propres à la nouvelle gestion. Lorsqu’une évolution du combustible ou de son mode de gestion amène EDF à revoir une méthode d’étude d’accident, celle-ci fait préalablement l’objet d’un examen et ne peut être mise en œuvre sans accord de l’ASN. Depuis 2007, lorsque des évolutions importantes sont apportées au mode de gestion du combustible, leur mise en œuvre est encadrée par une décision de l’ASN comportant des prescriptions techniques 3I 3 I 2 Surveiller l’état du combustible en réacteur Le comportement du combustible est un élément essentiel de la démonstration de sûreté du cœur en situation de fonctionnement normal ou accidentel et sa fiabilité est primordiale. Ainsi, l’étanchéité des gaines des crayons combustibles présents à raison de plusieurs dizaines de milliers dans chaque cœur et qui constituent la première barrière de confinement fait l’objet d’une attention particulière. En fonctionnement normal l’étanchéité est suivie par EDF à l’aide d’une mesure permanente de l’activité des radioéléments présents dans le circuit primaire. L’augmentation de cette activité au-delà de seuils prédéfinis est À NOTER EN 2011

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