385 CHAPITRE LES INSTALLATIONS DU CYCLE DU COMBUSTIBLE NUCLÉAIRE 13 La France a opté pour le traitement de ses combustibles dès la fin des années 60, au moment où la filière énergétique nucléaire a démarré. Le retraitement des combustibles n’est pratiqué aujourd’hui à l’échelle industrielle qu’en France, au Royaume-Uni et au Japon. Les usines du cycle du combustible correspondent à l’ensemble des installations de fabrication, de traitement et de recyclage du combustible. Ce dernier est opéré à travers l’utilisation de combustible à base d’un mélange d’oxydes d’uranium et de plutonium, le plutonium ayant été généré lors de l’irradiation du combustible à base d’uranium naturel enrichi dans les réacteurs de puissance. Les principales usines du cycle – COMURHEX, AREVA NC Pierrelatte (TU5/W), EURODIF, GB II, FBFC, MÉLOX, AREVA NC La Hague – font partie du groupe AREVA. L’ASN contrôle ces installations industrielles de manière indépendante avec pour ambition de suivre un parc d’installations où la sûreté et la radioprotection doivent être déclinées suivant des axes communs. Aujourd’hui, l’ASN attend d’AREVA un management de la sûreté et de la radioprotection dans ses installations de haute qualité, prenant racine dans les activités quotidiennes et de terrain de tous les acteurs du groupe et à la hauteur des ambitions affichées par AREVA. La fabrication du combustible puis le retraitement de celui-ci à l’issue de son utilisation dans les réacteurs nucléaires constituent principalement le cycle du combustible. Toutefois, de manière conventionnelle, le cycle débute avec l’extraction du minerai d’uranium et s’achève avec le stockage des divers déchets radioactifs provenant des combustibles irradiés. Le minerai d’uranium est extrait, puis purifié et concentré sous forme de « yellow cake » sur les sites miniers. Le concentré solide est alors transformé en hexafluorure d’uranium (UF6) gazeux au cours de l’opération dite de conversion. Cette opération de fabrication de la matière première qui sera ensuite enrichie est réalisée par les établissements COMURHEX de Malvési (Aude) et de Pierrelatte (Drôme). Les installations concernées – qui ne sont pas réglementées au titre de la législation des installations nucléaires de base (INB) mais au titre de celle des installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE) – mettent en œuvre de l’uranium naturel dont la teneur en uranium 235 est de l’ordre de 0,7 %. Le cycle du combustible
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