386 Il faut également noter l’existence d’installations nucléaires dont l’activité est nécessaire pour le fonctionnement des INB citées ci-dessus, notamment SOCATRI qui assure la maintenance et le démantèlement d’équipements nucléaires, ainsi que le traitement des effluents nucléaires et industriels des sociétés AREVA du Tricastin ou SOMANU, située à Maubeuge, qui assure l'entretien et la réparation de certains composants nucléaires en dehors de leur installation d'origine. La plupart des réacteurs dans le monde utilisent de l’uranium légèrement enrichi en uranium 235. La filière des réacteurs à eau sous pression (REP) nécessite, par exemple, de l’uranium enrichi entre 3 et 5 % en isotope 235. Faire passer la teneur de l’uranium en isotope 235 de 0,7 à 3-5 % est la fonction de l’usine EURODIF du Tricastin ; l’hexafluorure d’uranium y est séparé par un procédé de diffusion gazeuse en deux flux, l’un s’enrichissant et l’autre s’appauvrissant en uranium 235 au cours du processus. Le procédé par ultracentrifugation de l’usine GEORGES BESSE II, en cours de démarrage, remplacera à terme le procédé par diffusion gazeuse. Le procédé mis en œuvre dans l’usine FBFC de Romans-sur-Isère transforme l’hexafluorure d’uranium enrichi en oxyde d’uranium sous forme de poudre. Les pastilles combustibles fabriquées avec cet oxyde sont gainées pour constituer les crayons, lesquels sont réunis pour former les assemblages de combustible. Ces assemblages sont alors introduits dans le cœur des réacteurs où ils délivrent de l’énergie par fission des noyaux d’uranium 235. Après une période de l’ordre de trois à cinq ans, le combustible usé est extrait du réacteur pour refroidir en piscine, d’abord sur le site même de la centrale, puis dans l’usine de retraitement AREVA NC de La Hague. Dans cette usine, l’uranium et le plutonium des combustibles usés sont séparés des produits de fission et des autres actinides. L’uranium et le plutonium sont conditionnés puis entreposés en vue d’une réutilisation ultérieure. Les déchets radioactifs produits par ces opérations sont stockés en surface, pour les moins actifs d’entre eux, ou entreposés dans l’attente d’une solution définitive de stockage. Le plutonium issu du retraitement est utilisé pour fabriquer du combustible pour les réacteurs à neutrons rapides (comme ce fut le cas à l’ATPu de Cadadrache) ou dans l’usine MÉLOX de Marcoule, pour fabriquer du combustible MOX (mélange d’oxydes d’uranium et de plutonium) utilisé notamment dans des REP de 900 MWe du parc français. Carte des établissements du cycle du combustible
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