Rapport annuel de l'ASN 2010

317 CHAPITRE LES CENTRALES ÉLECTRONUCLÉAIRES 12 dans le futur un regard attentif aux conséquences éventuelles des nouvelles organisations qu’EDF met en place pour atteindre ses objectifs de performance économique. Enfin, l’ASN développe les échanges avec ses homologues étrangères pour aller vers une harmonisation des exigences, face à l’internationalisation des opérateurs et à l’avènement d’un marché de l’électricité concurrentiel. Les travaux menés au sein de l’association WENRA, de l’AEN (OCDE) ou de l’AIEA auxquels l’ASN participe activement, contribuent à cette harmonisation (voir chapitre 7). 2I 1 I 7 Soumettre certaines opérations à un système d’autorisations internes L’ASN a souhaité qu’EDF soumette certaines opérations d’exploitation, qui lui paraissent sensibles du point de vue de la sûreté nucléaire et de la radioprotection, à un système de contrôle interne renforcé prévu par sa décision n° 2008-DC0106 du 11 juillet 2008 relative aux modalités de mise en œuvre de systèmes d’autorisations internes dans les installations nucléaires de base. Des systèmes d’autorisations internes ont été approuvés par l’ASN pour les opérations de: – passage du niveau d’eau du circuit primaire à la « plage de travail basse » du circuit RRA cœur chargé (transitoire communément dénommé « passage à la PTB du RRA »); – redémarrage des réacteurs après des arrêts sans maintenance notable. Les autorisations dans ces deux domaines ne peuvent être délivrées que par la direction d’EDF ou par la direction du site, après examen par une instance interne indépendante comprenant les responsables de la sûreté et de la qualité. EDF contrôle par ailleurs le fonctionnement de ces processus et en rend compte à l’ASN. 2⎮ 2 L’amélioration continue de la sûreté nucléaire 2I 2 I 1 Veiller à la correction des anomalies Des anomalies sont détectées sur les centrales nucléaires grâce à l’action proactive de l’exploitant et aux vérifications systématiques demandées par l’ASN. En effet, EDF cultive une attitude interrogative qui la conduit à rechercher les anomalies par ellemême. Ces anomalies peuvent avoir diverses origines: problèmes de conception, défauts de réalisation lors de la construction, écarts introduits lors d’opérations de maintenance, dégradations dues au vieillissement… L’ASN considère que les examens périodiques et les recherches d’anomalies réalisés en continu par l’exploitant participent au maintien d’un niveau acceptable de sûreté. Des vérifications systématiques: les examens de conformité EDF réalise des réexamens de sûreté des réacteurs nucléaires tous les dix ans (voir point 2⏐2⏐3). EDF compare alors l’état réel des installations aux exigences de sûreté qui leurs sont applicables et répertorie les éventuelles anomalies. Ces vérifications peuvent être complétées par un programme d’investigations complémentaires dont le but est de contrôler des parties de l’installation qui ne bénéficient pas d’un programme de maintenance préventive spécifique. Des vérifications « au fil de l’eau » La réalisation des programmes d’essais périodiques et de maintenance préventive sur les matériels et les systèmes contribue également à identifier les anomalies. Par exemple, les visites de routine sur le terrain constituent un moyen efficace de découverte de défauts. Réunion de travail sur un chantier de génie civil faisant intervenir une équipe de prestataires

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