Rapport annuel de l'ASN 2011

266 – d’un accélérateur linéaire particulier ; – d’un appareil de gammathérapie équipé de plus de 200 sources de cobalt 60 focalisées en un point ; – d’un cyclotron produisant des faisceaux de protons. Il convient de souligner qu’il ne reste plus, en France, d’appareil de télégammathérapie destiné à délivrer des traitements à des patients. La radiothérapie en conditions stéréotaxiques La radiothérapie en conditions stéréotaxiques est une méthode de traitement qui vise à irradier avec une précision millimétrique à forte dose, par de multiples mini-faisceaux convergeant au centre de la cible, des lésions intracrâniennes inaccessibles chirurgicalement. Un traitement par radiochirurgie est défini comme étant un traitement par radiothérapie stéréotaxique en séance unique. Pour les traitements par radiothérapie stéréotaxique, la dose totale est délivrée, soit lors d’une séance unique soit de façon hypofractionnée, selon la pathologie à traiter. Cette technique exige, d’une part, une grande précision dans la définition du volume cible de l’irradiation et, d’autre part, que le traitement soit le plus conformationnel possible. Développée initialement pour le traitement de pathologies non cancéreuses relevant de la neurochirurgie (malformations artério-veineuses, tumeurs bénignes), elle utilise les techniques de repérage spécifiques afin de permettre une localisation précise des lésions. Elle est de plus en plus fréquemment utilisée pour le traitement de métastases cérébrales, mais aussi pour des tumeurs extra-craniennes. Cette technique thérapeutique utilise trois types d’équipements : – des systèmes dédiés tels que le Gamma Knife® utilisant plus de 200 sources de cobalt 60 dont l’émission est dirigée vers un foyer unique (quatre unités sont actuellement en service dans trois établissements) et le CyberKnife® constitué d’un accélérateur linéaire miniaturisé monté sur un bras robotisé (voir détail au point 3 1 3) ; – des accélérateurs linéaires dédiés réalisant des irradiations en mode dynamique (Novalis®, cinq unités sont actuellement en service) ; – des accélérateurs linéaires « conventionnels » réalisant des irradiations en mode dynamique et équipés de moyens de collimation additionnels (mini-collimateurs, localisateurs) permettant la réalisation de mini-faisceaux. En mai 2010, vingt-huit centres disposaient d’équipements permettant la réalisation de traitement par radiothérapie stéréotaxique. 3I 1 I 2 La curiethérapie La curiethérapie permet de traiter, de façon spécifique ou en complément d’une autre technique de traitement, des tumeurs cancéreuses, notamment de la sphère ORL, de la peau, du sein ou des organes génitaux. Cette technique consiste à implanter, au contact ou à l’intérieur des tumeurs solides à traiter, des radionucléides, exclusivement des sources scellées (cas particulier des fils d’iridium 192 considérés comme des sources non scellées). Les principaux radionucléides employés en curiethérapie sont le césium 137 (137Cs, période 30 ans), l’iridium 192 (192Ir, période 74 jours) et l’iode 125 (125I, période 60 jours). Les techniques de curiethérapie mettent en œuvre trois types d’application : • La curiethérapie à bas débit de dose continu (ou Low DoseRate, LDR) : – délivre des débits de dose compris entre 0,4 et 2 Gy/h ; – au moyen de sources d’192Ir sous forme de fils sécables, de sources de 137Cs mises en œuvre avec un projecteur de source spécifique. Ces sources sont mises en place pour une durée limitée ; – au moyen de sources d’125I, sous forme de grains, implantées de façon permanente. Les sources d’iridium 192, implantées à l’intérieur des tissus, se présentent sous forme de fils de 0,3 ou 0,5 mm de diamètre ayant une longueur maximale de 14 cm à la livraison, avec une activité linéique comprise entre 30 MBq/cm et 370 MBq/cm. Les sources de césium 137 se présentent sous forme de sources scellées de 3 mm de diamètre ayant une longueur de 2 à 8 cm. L’unité de curiethérapie doit disposer d’une « bibliothèque » composée de différentes sources correspondant aux types d’applications que l’utilisateur souhaite réaliser. Les sources sont placées dans un stockeur et transférées vers le système de projection de sources au moment du traitement. La curiethérapie à bas débit de dose nécessite l’hospitalisation du patient durant plusieurs jours dans des chambres ayant des Curiethérapie de la prostate Traitement d’une tumeur au cerveau par radiothérapie stéréotaxique multifaisceaux

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