268 bien de grands volumes de forme complexe que de lésions très localisées éventuellement dans des régions anatomiques indépendantes les unes des autres. Il est également possible de procéder à l’acquisition d’images dans les conditions du traitement et de les comparer avec des images scanographiques de référence afin d’améliorer la qualité du positionnement des patients. Onze dispositifs de ce type ont été installés en France depuis fin 2006 et sont utilisés pour traiter des patients depuis le premier trimestre 2007. La radiothérapie en conditions stéréotaxiques avec bras robotisé consiste à utiliser un petit accélérateur de particules produisant des photons de 6 MV, placé sur le bras d’un robot de type industriel à 6 degrés de liberté, commercialisé sous le nom de CyberKnife®. En combinant les possibilités de déplacement du robot autour de la table de traitement et les degrés de liberté de son bras, il est ainsi possible d’irradier par des faisceaux multiples non coplanaires des petites tumeurs difficilement accessibles à la chirurgie et à la radiothérapie classique. Il permet de réaliser des irradiations en conditions stéréotaxiques qui peuvent également être asservies à la respiration. Compte tenu des possibilités de mouvement du robot et de son bras, la radioprotection de la salle de traitement ne correspond pas aux standards habituels et doit donc faire l’objet d’une étude spécifique. En France, en 2011, six installations de ce type sont en fonctionnement à Nancy, Nice, Lille, Lyon, Tours et Caen. Dans le prolongement de la radiothérapie conformationnelle avec modulation d’intensité3 (RCMI ou IMRT), une nouvelle technique de radiothérapie a vu le jour récemment avec une mise en œuvre progressive en France : l’arcthérapie volumétrique modulée. Cette technique, désignée sous différents termes (VMAT, RapidArc) selon le constructeur concerné, consiste à réaliser l’irradiation d’un volume cible par une irradiation continue en rotation autour du patient. Au cours de l’irradiation, plusieurs paramètres peuvent varier : la forme de l’ouverture du collimateur multi-lames, le débit de dose, la vitesse de rotation du bras, l’orientation du collimateur multi-lames. Ce type de traitement est réalisé à l’aide d’accélérateurs linéaires conventionnels isocentriques qui disposent de cette option technologique. 3I 2 Règles techniques applicables aux installations Les règles de gestion des sources radioactives en radiothérapie sont analogues à celles définies pour l’ensemble des sources scellées, quels que soient leurs usages. 3I 2 I 1 Les règles techniques applicables aux installations de radiothérapie externe Les appareils doivent être implantés dans des salles spécifiquement conçues pour assurer la radioprotection des personnels ; ce sont en fait de véritables blockhaus (l’épaisseur des parois peut varier de 1 m à 2,5 m de béton ordinaire). Une installation de radiothérapie se compose d’une salle de traitement incluant une zone technique où se trouve l’appareillage, d’un poste de commande extérieur à la salle et, pour certains accélérateurs, de locaux techniques annexes. La protection des locaux, en particulier de la salle de traitement, doit être déterminée de façon à respecter autour de ceux-ci les limites annuelles d’exposition des travailleurs et/ou du public. Une étude spécifique pour chaque installation doit être réalisée par le fournisseur de la machine, en liaison avec la PSRPM et la Personne compétente en radioprotection (PCR). Cette étude permet de définir les épaisseurs et la nature des différentes protections à prévoir, qui sont déterminées en tenant compte des conditions d’utilisation de l’appareil, des caractéristiques du faisceau de rayonnements ainsi que de la destination des locaux adjacents, y compris ceux situés à la verticale. Cette étude doit figurer dans le dossier présenté à l’appui de la demande d’autorisation d’utiliser une installation de radiothérapie qui est instruite par l’ASN. En outre, un ensemble de systèmes de sécurité permet de renseigner sur l’état de la machine (tir en cours ou non) ou d’assurer l’arrêt de l’émission du faisceau en cas d’urgence ou d’ouverture de la porte de la salle d’irradiation. 3I 2 I 2 Les règles techniques applicables aux installations de curiethérapie Curiethérapie à bas débit de dose Cette technique nécessite de disposer des locaux suivants : – une salle d’application, le plus souvent un bloc opératoire où les tubes vecteurs (non radioactifs) des sources sont mis en place sur le patient et leur bon positionnement contrôlé par des clichés radiologiques ou acquisitions scanographiques ; – des chambres d’hospitalisation spécialement renforcées pour des raisons de radioprotection où les sources radioactives sont posées et où le patient demeure durant son traitement ; – un local de stockage et de préparation des sources radioactives. Pour certaines applications (utilisation du césium 137 en gynécologie), il est possible d’utiliser un projecteur de sources dont l’emploi permet d’optimiser la protection des personnels. Curiethérapie à débit de dose pulsé Cette technique utilise des projecteurs de sources (en règle générale 18,5 GBq d’iridium 192). Les traitements se déroulent dans des chambres d’hospitalisation ayant des protections radiologiques adaptées à l’activité maximale de la source radioactive utilisée. Curiethérapie à haut débit de dose L’activité maximale utilisée étant de 370 GBq d’iridium 192, les irradiations ne peuvent être effectuées que dans un local dont la configuration s’apparente à une salle de radiothérapie externe. 3. Pendant la durée de la séance, les lames du collimateur bougent pendant que le faisceau est émis, ce qui le filtre de manière complexe.
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