271 CHAPITRE LES UTILISATIONS MÉDICALES DES RAYONNEMENTS IONISANTS 9 l’objet d’un contrôle de qualité périodique. Les procédures de réalisation des examens et des traitements ainsi que de réglage des équipements jouent également un rôle important dans la mise en œuvre du principe d’optimisation. Enfin, la mise en place progressive de la formation des professionnels de santé à la radioprotection des patients, obligatoire depuis 2004, constitue un facteur important de progrès pour améliorer la radioprotection des patients dans tous les domaines. 5I 1 I 3 L’exposition de la population et l’impact sur l’environnement Hors situation incidentelle, l’impact potentiel des applications médicales des rayonnements ionisants concerne potentiellement : – les catégories professionnelles spécifiques susceptibles d’être exposées à des effluents ou déchets produits par des services de médecine nucléaire ; – les personnes du public dans le cas où les locaux qui hébergent des installations qui émettent des rayonnements ionisants ne bénéficieraient pas des protections requises ; – les personnes proches de patients ayant bénéficié d’un traitement ou d’un examen de médecine nucléaire faisant appel à des radionucléides tels que l’iode 131. Les informations disponibles, qui portent sur la surveillance radiologique de l’environnement assurée par l’IRSN, en particulier la mesure du rayonnement gamma ambiant, ne mettent pas globalement en évidence de niveau significatif d’exposition audelà des variations du bruit de fond de la radioactivité naturelle. En revanche, la mesure de la radioactivité de l’eau des grands fleuves ou des stations d’épuration des grandes agglomérations fait ponctuellement apparaître la présence, au-dessus des seuils de mesure, de radionucléides utilisés en médecine nucléaire (iode 131, technétium 99m). Les données disponibles sur l’impact de ces rejets conduisent à des doses de quelques microsieverts par an pour les personnes les plus exposées, notamment les égoutiers travaillant dans les réseaux d’assainissement (étude IRSN 2005). Par ailleurs, aucune présence de ces radionucléides n’a jamais été mesurée dans les eaux destinées à la consommation humaine. Les recommandations du médecin, après utilisation des radionucléides en médecine nucléaire, ont fait l’objet de travaux spécifiques du Conseil supérieur d’hygiène publique de France, notamment lors des examens et traitements utilisant l’iode 131, l’objectif étant d’harmoniser les conseils de vie qui sont déjà délivrés par chaque médecin. Les recommandations qui ont été publiées par l’ASN en 2007 reposent sur l’activité résiduelle après l’hospitalisation (lors d’une thérapie avec des hautes activités) ou l’activité administrée si le patient reçoit de l’iode 131 sans être hospitalisé (exploration ou traitement pour hyperthyroïdie). 5I 2 Quelques indicateurs généraux 5I 2 I 1 Les autorisations et les déclarations En 2011, l’ASN a émis : – 5 977 accusés de réception de déclaration d’appareils de radiodiagnostic médical et dentaire, dont environ de 70 % concernent les appareils de radiologie dentaire ; – 661 autorisations (autorisations de mise en service, de renouvellement ou annulation) dont 352 en scanographie, 155 en médecine nucléaire, 125 en radiothérapie externe, 25 en curiethérapie et 4 pour les irradiateurs de produits sanguins. 5I 2 I 2 La dosimétrie des personnels médicaux Selon les données collectées par l’IRSN en 2010, 188 073 personnes, travaillant dans les domaines des utilisations médicales des rayonnements ionisants – soit plus de 57 % du total des travailleurs exposés suivis, tous secteurs d’activités confondus – ont fait l’objet d’une surveillance dosimétrique de leur exposition. À elle seule, la radiologie médicale regroupe près de 59 % des personnels médicaux exposés. Au total, plus de 98 % des personnels de santé surveillés en 2010 ont reçu une dose efficace annuelle inférieure à 1 mSv alors que 4 dépassements de la limite annuelle de dose efficace de 20 mSv et 4 dépassements de la limite annuelle de dose aux extrémités (500 mSv) ont été recensés (dans le secteur de la radiologie interventionnelle). 5I 2 I 3 Le bilan des événements significatifs de radioprotection Le nombre d’événements significatifs de radioprotection (ESR) déclarés à l’ASN dans le domaine médical en 2011 est de 470. Il était de 419 en 2010; on observe globalement un accroissement significatif des déclarations dans le secteur de la médecine nucléaire et en scanographie et un nombre de déclarations étale en radiothérapie. Ainsi, selon le domaine d’activité, il apparaît que : – 55 % des ESR sont déclarés en radiothérapie dont 2 % en curiethérapie ; – 22 %, en médecine nucléaire ; – 20 %, en radiologie diagnostique et dentaire ; – 2 %, en radiologie interventionnelle ; Séance de radiothérapie à l’hôpital de la Pitié Salpêtrière à Paris – Mai 2011 Bilan ASN-AFSSAPS
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