336 Vue générale du chantier EPR Flamanville 3 – Août 2011 3) Réparer, modifier ou remplacer les matériels susceptibles d’être affectés : de telles actions nécessitent d’avoir été anticipées, compte tenu notamment des délais d’approvisionnement des nouveaux composants, du temps de préparation de l’intervention, des risques d’obsolescence de certains composants et de perte de compétences techniques des intervenants. 2I 3 I 4 L’examen de la poursuite d’exploitation Sur le plan strictement réglementaire, il n’y a pas en France de limitation dans le temps à l’autorisation d’exploiter une centrale nucléaire. En contrepartie, l’article 29 de la loi TSN dispose que l’exploitant procède à un réexamen de sûreté de son installation tous les dix ans (voir point 2 2 3). Le réexamen de sûreté est l’occasion de réaliser un examen approfondi des effets du vieillissement sur les matériels. Ainsi, pour les réacteurs passant leurs troisièmes visites décennales, une analyse du vieillissement doit être réalisée pour l’ensemble des mécanismes de dégradations pouvant affecter des composants importants pour la sûreté. La démonstration de la maîtrise du vieillissement doit être apportée en s’appuyant sur le retour d’expérience d’exploitation, les dispositions de maintenance et la possibilité de réparer ou de remplacer les composants. Cette analyse débouche sur l’élaboration, à l’occasion de la troisième visite décennale de chaque réacteur, d’un dossier d’aptitude à la poursuite de l’exploitation. En outre, dans la perspective d’une poursuite d’exploitation des réacteurs au-delà de 40 ans, la maîtrise du vieillissement et la gestion de l’obsolescence des équipements constituent des enjeux majeurs. Des propositions ambitieuses sont par conséquent attendues d’EDF. Ces propositions seront soumises au GPR début 2012 à l’occasion d’une réunion concernant le programme d’études à lancer par EDF dans la perspective d’une poursuite d’exploitation des réacteurs au-delà des 40 ans (voir point 2 2 3). 2I 4 Les réacteurs EPR Le réacteur EPR est un réacteur à eau sous pression qui s’appuie sur une conception « évolutionnaire » par rapport aux réacteurs actuellement en exploitation en France, lui permettant ainsi de répondre à des objectifs de sûreté renforcés. Après une période d’une dizaine d’années sans construction de réacteur nucléaire en France, EDF a déposé en mai 2006, auprès des ministres chargés de la sûreté nucléaire et de la radioprotection, une demande d’autorisation de création d’un réacteur de type EPR d’une puissance de 1 650 MWe sur le site de Flamanville, déjà équipé de deux réacteurs d’une puissance de 1 300 MWe. Il s’agit du projet dénommé Flamanville 3 par la suite. En décembre 2010, EDF a déposé auprès des ministres chargés de la sûreté nucléaire une autre demande d’autorisation de création d’un réacteur de type EPR pour le site de Penly, également déjà équipé de deux réacteurs de 1 300 MWe. Le travail engagé par l’ASN dans le cadre de cette demande d’autorisation de création est précisé au point 5|3. Il s’agit du projet dénommé Penly 3 par la suite.
RkJQdWJsaXNoZXIy NjQ0NzU=