337 CHAPITRE LES CENTRALES ÉLECTRONUCLÉAIRES 12 Concernant Flamanville 3, le Gouvernement en a autorisé la création par le décret n° 2007-534 du 10 avril 2007, après un avis favorable rendu par l’ASN à l’issue de l’instruction réalisée avec ses appuis techniques. Après délivrance du décret d’autorisation de création (DAC) et du permis de construire, les travaux de construction du réacteur de Flamanville 3 ont débuté au mois de septembre 2007. Les premiers travaux de coulage du béton pour les bâtiments de l’îlot nucléaire ont eu lieu en décembre 2007. Depuis, les travaux de génie civil (gros œuvre) se poursuivent et, pour certains bâtiments tels que la station de pompage ou les locaux abritant les générateurs diesel de secours, sont désormais achevés. La mise en place des premiers composants (réservoirs, canalisations, câbles et armoires électriques…) se poursuit. Parallèlement aux activités du chantier sur le site de Flamanville, la fabrication des systèmes, des composants et des équipements sous pression, notamment ceux constitutifs des circuits primaire (cuve, pressuriseur, pompes, robinetterie, tuyauteries…) et secondaires (générateurs de vapeur, robinetterie, tuyauteries…) est en cours dans les ateliers des fabricants. Au cours de l’été 2011, EDF a annoncé qu’il prévoyait désormais la mise en service de Flamanville 3 en 2016. 2I 4 I 1 Les étapes jusqu’à la mise en service du réacteur de Flamanville 3 En application du décret du 2 novembre 2007 (voir point 3 1 3 du chapitre 3), l’introduction du combustible nucléaire dans le périmètre de l’installation et le démarrage de cette dernière sont soumis à l’autorisation de l’ASN. Conformément à l’article 20 de ce même décret, l’exploitant doit adresser à l’ASN, un an avant la date prévue pour la mise en service, et 6 mois avant l’introduction du combustible dans le périmètre INB de Flamanville 3, un dossier comprenant le rapport de sûreté, les règles générales d’exploitation, une étude sur la gestion des déchets de l’installation, le plan d’urgence interne et le plan de démantèlement de l’installation. Sans attendre la transmission du dossier complet de la demande de mise en service, l’ASN a engagé, avec l’IRSN, un examen anticipé pour préparer l’instruction du dossier de demande de mise en service : – des référentiels techniques nécessaires à la démonstration de sûreté et à la finalisation de la conception détaillée du réacteur ; – de la conception détaillée de certains systèmes importants pour la sûreté présentée dans le rapport de sûreté ; – de certains éléments constitutifs ou guidant la constitution du dossier de demande de mise en service. Instruction des méthodes d’études d’accident : cas de la méthode MTC 3D En vue de l’instruction de la demande de mise en service du réacteur de Flamanville 3, l’ASN examine les méthodes utilisées pour réaliser les études de plusieurs transitoires accidentels susceptibles de survenir sur le réacteur. Plusieurs de ces méthodes sont largement différentes de celles utilisées jusqu’alors pour les réacteurs en exploitation. Ainsi, une nouvelle méthode, dénommée MTC 3D, a été développée par EDF pour l’étude des transitoires de rupture de tuyauterie vapeur (RTV). Cette nouvelle méthode reconduit les principales étapes de la méthode actuelle du parc en exploitation, mais en utilisant des modèles tridimensionnels du cœur. En avril 2010, après une instruction poussée de l’IRSN, l’ASN a estimé que : • la méthode MTC 3D pouvait être utilisée pour l’étude du transitoire de RTV avec fonctionnement des pompes primaires, sous réserve de la prise en compte de demandes portant notamment sur la validation des logiciels de calcul appelés par la méthode et l’inter-comparaison de résultats des différents logiciels ; • l’application de cette méthode aux transitoires de RTV avec arrêt des pompes primaires ne pouvait être acceptée en l’état, jugeant que les choix de modélisation retenus par EDF dans ces situations n’étaient pas suffisamment représentatifs des phénomènes physiques mis en jeu. EDF a alors transmis des éléments complémentaires à son dossier, qui ont fait l’objet d’un examen par l’ASN et son appui technique. Le 7 juillet 2011, considérant que les éléments complémentaires restaient insuffisants pour accepter l’application de la méthode aux transitoires de RTV avec arrêt des pompes primaires, l’ASN a demandé à EDF d’approfondir son dossier ou de rechercher d’autres voies pour réaliser l’étude des transitoires de RTV. À NOTER EN 2011 Panneaux de coffrage de la piscine de désactivation du bâtiment combustible de l'EPR – Novembre 2010
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