Rapport annuel de l'ASN 2011

341 CHAPITRE LES CENTRALES ÉLECTRONUCLÉAIRES 12 La connaissance des derniers résultats de la recherche et des questions qui restent encore sans réponse permet aux organismes de contrôle de mesurer le degré de réalisme de leurs demandes. Ainsi, l’ASN se tient informée des travaux de recherche pour accroître la pertinence de ses demandes. Par ailleurs, la capacité des organismes de contrôle, ou des experts sur lesquels ils s’appuient, à orienter des recherches leur permet de s’interroger sur des questions de sûreté que l’on croyait résolues : c’est ainsi que l’interprétation d’expériences menées par l’IRSN a permis de réexaminer le risque de colmatage des puisards. Il importe également que les exploitants contribuent significativement à l’effort de recherche en sûreté nucléaire et en radioprotection et en utilisent les résultats pour faire progresser le niveau de sûreté de leurs installations. La recherche en sûreté nucléaire et en radioprotection, tant sur les aspects technologiques que sur les facteurs organisationnels et humains, est alimentée par plusieurs sujets : – les projets de nouveaux réacteurs : les travaux de recherche lancés pour le réacteur EPR et ceux associés à la conception des réacteurs de quatrième génération ont conduit au développement de solutions nouvelles, dont certaines pourront être mises en œuvre sur les réacteurs existants ; – la volonté des industriels d’améliorer les performances de leurs installations : à titre d’exemple, le souhait d’EDF d’augmenter les performances des combustibles nucléaires a notamment conduit au lancement de travaux sur les céramiques d’oxyde d’uranium, les matériaux de gainage des assemblages de combustible et les codes de calcul. Ces travaux permettent aussi d’approfondir les connaissances et, dans certains cas, de faire progresser la sûreté, par exemple en améliorant les méthodes d’étude d’accidents.

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