375 CHAPITRE LES CENTRALES ÉLECTRONUCLÉAIRES 12 plusieurs événements significatifs et constats d’inspections ont mis en évidence des défauts dans la préparation des interventions. L’ASN a notamment constaté à plusieurs reprises des incohérences dans les autorisations d’accès en zone orange ainsi que dans les documents de chantiers. Par ailleurs, le manque de rigueur constaté dans la réalisation des opérations d’exploitation et dans l’application des référentiels et procédures d’exploitation reste un point perfectible. En ce sens un plan d’action volontariste a été mis en place par la direction du site. Lors de l’inspection menée par l’ASN sur le site de Chinon, en présence de deux membres de la CLI, dans le cadre du retour d’expérience de Fukushima, il a notamment été constaté que la prévention des conséquences et l’organisation en cas de survenue d’un séisme paraissait fragile, notamment au niveau documentaire. La gestion de la source froide est apparue satisfaisante. Par ailleurs, le périmètre des exercices « inondation » mériterait d’être élargi, par exemple en impliquant plusieurs réacteurs. Chooz L’ASN considère que les performances en matière de sûreté nucléaire et de radioprotection de Chooz rejoignent globalement l’appréciation générale des performances que l’ASN porte sur EDF. L’ASN estime que le site de Chooz se distingue favorablement concernant le respect des exigences liées à la réglementation sur les appareils à pression, notamment concernant les circuits primaires et secondaires principaux. Toutefois l’ASN estime que le site de Chooz devra rester attentif vis à vis des phénomènes de déformation des assemblages combustibles. L’ASN considère que les performances en matière de protection de l’environnement sont en retrait par rapport à l’appréciation générale portée sur le parc d’EDF. En particulier le site de Chooz doit assurer avec plus de rigueur le suivi et l’exploitation de son installation de traitement à la monochloramine des tours aéroréfrigérantes et de façon plus générale la prise en compte des risques liés à l’utilisation de produits chimiques. A l’issue des inspections menées à la suite de l'accident de Fukushima en présence de membres de la CLI et de l’Autorité de sûreté belge, l’ASN considère que le CNPE de Chooz doit améliorer son organisation visant à faire face à un séisme. Les autres thématiques ont laissé une impression globalement satisfaisante. Civaux L’ASN considère que les performances en matière de sûreté nucléaire, de radioprotection et de protection de l’environnement du site de Civaux rejoignent globalement l’appréciation générale des performances que l’ASN porte sur EDF. En matière de sûreté nucléaire, l’ASN note que le site a des progrès particuliers à faire dans la préparation et la fiabilisation des interventions. Elle constate également des écarts de conformité récurrents sur des matériels qualifiés au séisme. Par ailleurs, l’ASN relève que la dosimétrie collective reste faible malgré les nombreux chantiers qui se sont déroulés lors de la visite décennale. Toutefois, elle attend des améliorations dans les modalités de mise en œuvre de la démarche EVEREST (entrée en bleu de travail dans les zones contrôlées). L’ASN considère que le site doit rester vigilant dans la gestion de ses rejets en période d’étiage. Bien que l’inspection menée à la suite de l’accident de Fukushima n’ait pas mis en évidence d’écart majeur par rapport au référentiel applicable dans les domaines concernés, l’ASN considère que le CNPE de Civaux doit améliorer son organisation visant à faire face à un séisme. Cruas-Meysse L’ASN considère que les performances en matière de sûreté nucléaire, de radioprotection et de protection de l’environnement du site de Cruas-Meysse rejoignent globalement l’appréciation générale des performances que l’ASN porte sur EDF. En matière de sûreté nucléaire, le site doit poursuivre les efforts réalisés pour améliorer la rigueur exercée dans les opérations de conduite, en renforçant notamment la mise en œuvre des pratiques de fiabilisation lors des interventions. En matière de radioprotection, le site présente à nouveau en 2011 des résultats contrastés : si les résultats obtenus dans le domaine des contrôles gammagraphiques s’avèrent satisfaisants, le contrôle des accès dans les zones radiologiques classées orange doit être renforcé. En outre, l’ASN considère que la propreté radiologique du site doit être notablement améliorée. En matière de protection de l’environnement, l’ASN a de nouveau constaté en 2011 que la prise en compte des enjeux environnementaux liés à la modification d’installations doit être améliorée. L’ASN a noté en 2011 une dégradation notable des conditions de sécurité au travail et attend des actions concrètes dans ce domaine en 2012. Enfin, à la lumière des retards constatés dans les plans de formation, l’ASN considère que le site de Cruas-Meysse doit améliorer sa gestion des compétences. En outre, la surveillance des prestataires intervenant sur le site doit être significativement renforcée. L’inspection menée du 19 au 21 octobre 2011 à la lumière de l’accident nucléaire de Fukushima sur les thèmes « séisme », « alimentations électriques », « source froide », « refroidissement », « plan d’urgence interne » et « gestion opérationnelle des situations d’urgence » s’est révélée globalement satisfaisante. La prise en compte du risque d’inondation par le site de Cruas-Meysse doit néanmoins être renforcée. Dampierre-en-Burly L’ASN considère que les performances en matière de sûreté nucléaire, de radioprotection et de protection de l’environnement du site de Dampierre-en-Burly rejoignent globalement l’appréciation générale que l’ASN porte sur EDF. Toutefois, les efforts afin d’améliorer la rigueur d’exploitation doivent être poursuivis. Des écarts de qualité ont également été détectés en 2011 lors de la préparation et de la réalisation d’opérations de maintenance.
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