Rapport de l'ASNR 2025

Centrale nucléaire de Belleville‑sur‑Loire La centrale nucléaire de Belleville‑sur‑Loire est située au nord‑est du département du Cher, sur la rive gauche de la Loire, au carrefour de quatre départements (le Cher, le Loiret, la Nièvre et l’Yonne) et de deux régions administratives (Bourgogne‑Franche‑Comté et Centre‑Val de Loire). La centrale comporte deux réacteurs de 1300 mégawatts électriques (MWe), mis en service en 1987 et 1988, qui constituent respectivement les installations nucléaires de base (INB) 127 et 128. L’ASNR considère que les performances de la centrale nucléaire de Belleville‑sur‑Loire rejoignent l’appréciation générale portée sur les centrales nucléaires d’EDF dans les domaines de la sûreté nucléaire, de la radioprotection et de la protection de l’environnement. Sur le plan de la sûreté nucléaire, l’ASNR considère qu’en matière de conduite des installations, la rigueur en salle de commande a été maintenue à un niveau satisfaisant. Des progrès ont également été constatés dans la gestion des configurations des circuits. Toutefois, la gestion des arrêts de réacteur non prévus doit être améliorée. Concernant la maintenance des installations, les performances de la centrale nucléaire sont en dégradation par rapport aux années précédentes. Plusieurs insuffisances ont été relevées dans la préparation des activités, et des défauts dans la réalisation des activités de maintenance ont été détectés sur des équipements importants pour la sûreté. Un défaut de maintenance a entraîné un arrêt automatique d’un réacteur et des dommages importants sur le condenseur. L’ASNR attend du site qu’il prenne pleinement en compte le retour d’expérience de ces événements et mette en œuvre des actions adaptées, afin d’améliorer la maîtrise des activités de maintenance en 2026. L’ASNR considère que les performances de la centrale nucléaire de Belleville-sur-Loire en matière de radioprotection restent stables. Les contrôles réalisés, notamment lors des arrêts de réacteur, ont permis de constater le bon déploiement du plan d’action visant à renforcer les fondamentaux de la radioprotection. Par ailleurs, EDF a convenablement géré un événement à fort enjeu radiologique, ayant entraîné un déversement de résines radioactives dans un local à la suite d’une erreur de configuration des circuits. En matière de protection de l’environnement, la gestion des effluents et la surveillance des rejets sont satisfaisantes. L’ASNR souligne positivement la bonne application de la stratégie nationale de gestion du confinement des effluents liquides et la réalisation des premiers travaux de rénovation de la station de production d’eau déminéralisée, qui se poursuivront en 2026. En revanche, des améliorations sont attendues sur le pilotage de la nouvelle installation destinée au traitement des légionelles et des amibes. Sa mise en service n’a en effet pas permis d’éviter un dépassement des seuils réglementaires de présence de légionelles en 2025. En matière de sécurité au travail, au regard des contrôles qu’elle a menés sur la gestion des vérifications réglementaires des installations électriques ainsi que des appareils et accessoires de levage, l’ASNR considère que les plans d’actions mis en place par le site doivent être poursuivis pour corriger les écarts constatés. Centrale nucléaire de Dampierre‑en‑Burly La centrale nucléaire de Dampierre‑en‑Burly se situe sur la rive droite de la Loire, dans le département du Loiret, à environ 10 km en aval de Gien et 45 km en amont d’Orléans. Elle comprend quatre réacteurs nucléaires de 900 MWe, mis en service en 1980 et 1981. Les réacteurs 1 et 2 constituent l’INB 84, les réacteurs 3 et 4 l’INB 85. Le site dispose d’une des bases régionales de la Force d’action rapide du nucléaire (FARN), force spéciale d’intervention créée en 2011 par EDF à la suite de l’accident survenu à la centrale nucléaire de Fukushima (Japon). Son objectif est d’intervenir, en situation pré‑accidentelle ou accidentelle, sur n’importe quelle centrale nucléaire en France, en apportant des renforts humains et des moyens matériels de secours. Centre‑Val de Loire La division d’Orléans contrôle la sûreté nucléaire, la radioprotection et le transport de substances radioactives dans les 6 départements de la région Centre‑Val de Loire. En 2025, l’ASNR a réalisé 160 inspections dans la région Centre‑Val de Loire, dont 108 des installations nucléaires des sites EDF de Belleville‑sur‑Loire, Chinon, Dampierre‑en‑Burly et Saint‑Laurent‑des‑Eaux, 39 dans le nucléaire de proximité, 7 sur le thème du transport de substances radioactives et 6 concernant des organismes ou laboratoires agréés. L’ASNR a par ailleurs assuré 26 journées d’inspection du travail dans les 4 centrales nucléaires de la région. En 2025, 11 événements significatifs classés au niveau 1 et un événement classé au niveau 2 de l’échelle internationale des événements nucléaires et radiologiques (échelle INES) ont été déclarés à l’ASNR. 160 inspections 12 événements significatifs de niveau supérieur ou égal à 1 sur l’échelle INES 1 événement significatif de niveau supérieur ou égal à 2 sur l’échelle ASN-SFRO 50 Rapport de l’ASNR sur l’état de la sûreté nucléaire et de la radioprotection en France en 2025

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