Adapter l’organisation interne La première année d’existence de l’ASNR a enfin été marquée par la poursuite des travaux de réorganisation, aussi bien pour les équipes « transverses et support » que pour les équipes « cœur de métier ». La plupart des directions transverses et support, fusionnées dès le 1er janvier, ont engagé très rapidement un travail de définition plus précise d’une nouvelle organisation interne, avec une mise en œuvre à compter du deuxième semestre 2025. Il faut souligner que ce travail a été mené dans un contexte de surcroît important de charge de ces directions, particulièrement mobilisées dans les travaux d’installation de l’ASNR. Concernant les directions « cœur de métier », le premier semestre a été principalement consacré à la mise en place d’une méthode de travail pour identifier les pistes de réorganisation possible, et à des réflexions préliminaires impliquant les directeurs concernés. Cela a permis de définir en juin 2025 des principes d’organisation compatibles avec les dispositions de la loi du 21 mai 2024. Des coordonnateurs ont ensuite été nommés pour décliner ces principes en une organisation plus aboutie, dont la présentation devant les instances représentatives du personnel est prévue au printemps 2026. 2026, LA POURSUITE DE LA TRANSFORMATION DE L’ASNR AU SERVICE DE L’ACCOMPLISSEMENT DE SES MISSIONS Les travaux de mise en place de l’ASNR se poursuivront tout au long de l’année 2026. Les prochains mois seront notamment marqués par la réorganisation des directions « cœur de métier » qui tirera partie des forces d’un collectif réuni et de la diversité des compétences. Des élections professionnelles auront lieu dans la deuxième quinzaine du mois de mars permettant la mise en place des nouvelles instances du dialogue social. Un effort notable sera mis sur le renforcement du collectif, grâce au projet d’identification et de définition des valeurs de l’ASNR et de sa « marque employeur ». Les travaux d’harmonisation du fonctionnement se poursuivront avec de nouvelles avancées en matière de convergence des systèmes d’information, ou encore avec la mise en place du système de management intégré. Un Conseil scientifique sera installé en application des dispositions de l’article L. 592-28-3 du code de l’environnement. Ce Conseil aura vocation à couvrir dans sa composition la diversité des domaines scientifiques. Il sera notamment consulté sur la stratégie scientifique et les programmes de recherche de l’ASNR, et contribuera à l’évaluation scientifique. Les groupes permanents d’experts (GPE) poursuivront leurs missions jusqu’au terme des mandats de leurs membres fin 2026, et en parallèle le renouvellement de leur composition sera préparé, en vue de la mise en place de la nouvelle mandature au 1er janvier 2027. L’ASNR remettra à l’OPECST le second rapport dressant un bilan de sa création et de la mise en œuvre de la réforme prévue par la loi n° 2024-450 du 21 mai 2024 relative à l’organisation de la gouvernance de la sûreté nucléaire et de la radioprotection pour répondre au défi de la relance de la filière nucléaire. Enfin, l’année 2026 sera mise à profit pour préparer une nouvelle mission IRRS d’audit de l’ASNR par ses pairs étrangers, qui interviendra en 2027. Pour l’ASNR, autorité administrative indépendante, se soumettre régulièrement à un tel regard extérieur est essentiel. LES ORIENTATIONS STRATÉGIQUES GUIDANT L’ACTION DE L’ASNR Au cours de cette première année de mise en place, les personnels de l’ASNR ont réfléchi aux enjeux stratégiques de l’ASNR, et aux évolutions à impulser. Quatre orientations majeures ont été identifiées dans le contexte actuel de relance du nucléaire et d’innovations. Elles guideront l’action de l’ASNR tout au long des prochaines années. La sûreté nucléaire et la radioprotection doivent être proportionnées aux enjeux L’ASNR évolue dans un monde contraint, au sens où le temps et les moyens sont limités, tant pour elle-même que pour les acteurs qu’elle contrôle. Dans le contexte de la relance du nucléaire, l’ASNR renforcera, dans chacune de ses activités, sa capacité à prioriser et hiérarchiser les enjeux, et à déployer une approche graduée explicite. La relance du nucléaire pose des défis collectifs, différents de l’exploitation des installations existantes Il s’agit de faire en sorte que la sûreté nucléaire soit prise en compte le plus en amont possible dans les nouveaux projets, de stabiliser les référentiels, ou encore de donner de la visibilité sur les rendez-vous réglementaires et de bien les articuler avec les jalons des projets. L’ASNR développera sa capacité à anticiper, par l’écoute des signaux faibles, et à mobiliser les connaissances et les compétences. Elle portera une attention particulière au pilotage des instructions, en visant à en garantir la rigueur et l’efficacité et à en maîtriser la durée. Elle n’hésitera pas à développer lorsque nécessaire de nouvelles pratiques et modalités d’intervention, comme elle a pu le faire ces dernières années avec les porteurs de projet de réacteurs innovants. 10 Rapport de l’ASNR sur l’état de la sûreté nucléaire et de la radioprotection en France en 2025
RkJQdWJsaXNoZXIy NjQ0NzU=