LES ACTIVITÉS NUCLÉAIRES : RAYONNEMENTS IONISANTS ET RISQUES POUR LA SANTÉ ET L’ENVIRONNEMENT L’ASNR contrôle les activités liées à la gestion des déchets radioactifs relevant des INB ou des activités nucléaires de proximité, à l’exception de celles liées à la défense nationale, contrôlées par l’Autorité de sûreté nucléaire de défense (ASND), et de celles relevant du statut des installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE), placées sous le contrôle des préfets. 1.1.1 – La gestion des déchets radioactifs dans les installations nucléaires de base Deux secteurs économiques contribuent majoritairement à la production des déchets radioactifs dans les INB. Le secteur électronucléaire, d’une part, comprend les 18 centrales nucléaires d’EDF, ainsi que les usines d’Orano et de Framatome dédiées à la fabrication et au retraitement du combustible nucléaire. L’exploitation des centrales nucléaires produit du combustible usé, dont une partie est retraitée pour séparer les substances valorisables des produits de fission et des actinides mineurs qui sont des déchets. Des déchets radioactifs sont également produits lors des activités de fonctionnement et de maintenance des centrales nucléaires et des usines de traitement du combustible, à l’instar des déchets de structure, des coques et embouts constituant la gaine du combustible nucléaire, ainsi que des déchets technologiques, ou encore des déchets issus du traitement des effluents comme les boues bitumées. Par ailleurs, le démantèlement des installations est à l’origine d’un volume important de déchets radioactifs. Le secteur de la recherche, d’autre part, inclut la recherche dans le domaine du nucléaire civil, et notamment les activités de recherche des laboratoires et réacteurs du Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA), mais également d’autres organismes de recherche. Des déchets radioactifs sont produits lors du fonctionnement, de la maintenance et du démantèlement de ces installations. Ces déchets radioactifs sont gérés suivant des dispositions spécifiques qui prennent en compte leur caractère radiologique et qui sont proportionnées à leur dangerosité. 1. Annexe 1 à l’arrêté du 9 octobre 2008 modifié relatif à la nature des informations que les responsables d’activités nucléaires et les entreprises mentionnées à l’article L. 1333-10 du code de la santé publique ont obligation d’établir, de tenir à jour et de transmettre périodiquement à l’Andra. 2. Sources dont la présentation et les conditions normales d’emploi ne permettent pas de prévenir toute dispersion de substance radioactive. 3. Sources dont la structure ou le conditionnement empêche, en utilisation normale, toute dispersion de substances radioactives dans le milieu ambiant. 1.1.2 – La gestion des déchets du nucléaire de proximité, issus des activités encadrées par le code de la santé publique (1) Les enjeux L’utilisation de sources non scellées(2) en médecine nucléaire, en recherche biomédicale ou industrielle, est à l’origine de la production de déchets solides ou liquides : petits matériels de laboratoire employés pour la préparation des sources, matériels médicaux ayant servi à l’administration des injections à des fins diagnostiques ou thérapeutiques, etc. Les effluents liquides radioactifs proviennent également des opérations de préparation de sources, ainsi que des patients qui éliminent, par les voies naturelles, la radioactivité qui leur a été administrée. La diversité des déchets issus des activités nucléaires de proximité, la multiplicité des établissements en produisant, ainsi que les enjeux en matière de radioprotection ont conduit les pouvoirs publics à prévoir des dispositions spécifiques pour la gestion des déchets produits par ces activités. La gestion des sources scellées usagées considérées comme des déchets Des sources scellées(3) sont utilisées pour des applications médicales, industrielles, de recherche et vétérinaires (voir chapitres 5 et 6). Lorsqu’elles sont usagées, et si leurs fournisseurs n’envisagent aucune réutilisation, elles sont considérées comme des déchets radioactifs et doivent être gérées comme tels. La gestion des sources scellées considérées comme déchets, et notamment leur stockage, doit prendre en compte la double contrainte d’une activité concentrée et d’un caractère potentiellement attractif en cas d’intrusion humaine dans une installation de stockage, après la perte de mémoire de sa présence à l’issue de sa phase de surveillance après fermeture. Cette double contrainte limite les types de sources acceptables dans les installations de stockage, notamment s’ils sont de surface. Déchets dits à vie très courte contenant des radioéléments de période < 100 jours Déchets dits à vie courte dont la radioactivité provient principalement des radioéléments de période ≤ 31 ans Déchets dits à vie longue contenant majoritairement des radioéléments de période > 31 ans 0 Bq/g (*) Très faible activité (TFA) Gestion par décroissance radioactive sur le site de production puis élimination dans les filières de stockage dédiées aux déchets conventionnels Stockage dédié en surface, ou recyclage ciblé (installation de stockage du centre industriel de regroupement, d’entreposage et de stockage de l’Aube) CENTAINES Bq/g (*) Faible activité (FA) Stockage de surface (centre de stockage des déchets de l’Aube) Stockage à faible profondeur (à l’étude dans le cadre de la loi du 28 juin 2006) MILLIONS Bq/g (*) Moyenne activité (MA) MILLIARDS Bq/g (*) Haute activité (HA) Non applicable (**) Stockage en couche géologique profonde (en projet dans le cadre de la loi du 28 juin 2006) * Becquerel par gramme (Bq/g). ** Les déchets de haute activité à vie très courte n’existent pas. TABLEAU 1 Classification des déchets radioactifs(1) Rapport de l’ASNR sur l’état de la sûreté nucléaire et de la radioprotection en France en 2025 369 01 05 09 02 06 10 03 07 11 13 04 08 12 A / Z
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