Rapport de l'ASNR 2025

Site du Bugey Le site industriel du Bugey comprend diverses installations, dont la centrale nucléaire du Bugey, exploitée par EDF dans le département de l’Ain sur le territoire de la commune de Saint-Vulbas à 35 km à l’est de Lyon. Elle est constituée de quatre réacteurs à eau sous pression (REP) d’une puissance de 900 mégawatts électriques (MWe) chacun, mis en service en 1978 et 1979. Les réacteurs 2 et 3 constituent l’INB 78, les réacteurs 4 et 5 constituent l’INB 89. Le site comprend également un réacteur de la filière uranium naturel‑graphite‑gaz (UNGG), Bugey 1, mis en service en 1972 et arrêté en 1994, actuellement en cours de démantèlement, ainsi que l’Installation de conditionnement et d’entreposage de déchets activés (Iceda) et le Magasin interrégional (MIR) d’entreposage du combustible. Enfin, le site dispose d’une des bases régionales de la Force d’action rapide du nucléaire (FARN), force spéciale d’intervention créée en 2011 par EDF, à la suite de l’accident survenu à la centrale nucléaire de Fukushima au Japon. Son objectif est d’intervenir, en situation pré‑accidentelle ou accidentelle, sur n’importe quelle centrale nucléaire en France, en apportant des renforts humains et des moyens matériels de secours. Centrale nucléaire du Bugey Réacteurs 2, 3, 4 et 5 en fonctionnement L’ASNR considère que les performances de la centrale nucléaire du Bugey en matière de sûreté nucléaire, de radioprotection et de protection de l’environnement rejoignent l’appréciation générale que l’ASNR porte sur les centrales nucléaires d’EDF. En matière de sûreté nucléaire, l’ASNR relève que les installations ont été exploitées et maintenues de façon assez satisfaisante. La mise en configuration des circuits et la tenue des installations restent néanmoins des domaines présentant des fragilités et dans lesquels des améliorations sont attendues. Les essais périodiques et les essais de requalification font l’objet depuis 2023 de plans d’amélioration de la part d’EDF qui donnent des premiers résultats mais doivent être poursuivis. En outre, l’ASNR relève des progrès dans la gestion du risque d’incendie, en particulier au regard des exercices de mise en situation réalisés et de la gestion des événements ayant eu lieu au cours de l’année 2025. Concernant la maintenance des équipements, la maîtrise des activités réalisées pendant les arrêts des réacteurs est considérée comme en progrès. En matière de radioprotection, l’ASNR estime que les performances de la centrale nucléaire se sont améliorées. Si l’exposition des travailleurs est maîtrisée, l’ASNR note toujours des événements liés à des défauts de port des dosimètres individuels en zone radiologique contrôlée. En matière de protection de l’environnement, l’ASNR estime que les performances de la centrale sont également en progrès. Les problématiques récurrentes d’inétanchéités de rétentions, ayant conduit en 2023 et 2024 à des rejets non maîtrisés mais sans atteinte à l’environnement, donnent lieu à des actions correctives dont le déploiement est encore en cours. Ces actions ont fait l’objet de contrôles spécifiques de la part de l’ASNR qui ont permis de vérifier leur avancement. Auvergne‑Rhône‑Alpes La division de Lyon contrôle la sûreté nucléaire, la radioprotection et le transport de substances radioactives dans les 12 départements de la région Auvergne‑Rhône‑Alpes. En 2025, l’ASNR a réalisé 369 inspections dans la région Auvergne‑Rhône‑Alpes, dont 131 dans les centrales nucléaires du Bugey, de Saint‑Alban, de Cruas‑Meysse et du Tricastin, 98 dans les usines, les installations de recherche et les sites en démantèlement, 107 dans le nucléaire de proximité, 18 dans le domaine du transport de substances radioactives (TSR) et 15 concernant les organismes et laboratoires agréés par l’ASNR. L’ASNR a par ailleurs réalisé 27 journées d’inspection du travail, dans les quatre centrales nucléaires et sur le site de Creys‑Malville. En 2025, 27 événements significatifs classés au niveau 1 de l’échelle internationale des événements nucléaires et radiologiques (échelle INES) ont été déclarés à l’ASNR, dont 24 survenus dans les installations nucléaires de base (INB), deux dans le nucléaire de proximité et un dans le domaine du TSR. Par ailleurs, 3 événements, relatifs à des anomalies lors du traitement de patients par radiothérapie, ont été classés au niveau 2 de l’échelle ASN‑SFRO (échelle spécifique pour les événements de radioprotection affectant des patients dans le cadre d’une procédure de radiothérapie). 369 inspections 27 événements significatifs de niveau supérieur ou égal à 1 sur l’échelle INES 3 événements significatifs de niveau supérieur ou égal à 2 sur l’échelle ASN-SFRO 38 Rapport de l’ASNR sur l’état de la sûreté nucléaire et de la radioprotection en France en 2025

RkJQdWJsaXNoZXIy NjQ0NzU=