L’ASNR considère que l’organisation de la centrale nucléaire de Gravelines pour la protection de l’environnement et ses performances se maintiennent à un niveau satisfaisant. Des écarts concernant l’état de certaines installations collectant ou véhiculant des effluents liquides, ainsi que la gestion des rejets d’effluents liquides et gazeux, doivent cependant être corrigés. Les efforts de ces dernières années ont amélioré la gestion des équipements utilisant du SF6 (puissant gaz à effet de serre), mais des écarts persistent sur les émissions des autres gaz frigorigènes à effet de serre. L’ASNR relève en 2025 une légère dégradation en matière de radioprotection des travailleurs et une réapparition des difficultés rencontrées les années précédentes. Le site a déclaré un événement classé au niveau 2 de l’échelle INES lié à une contamination externe d’un intervenant ayant entraîné une dose à la peau supérieure à la limite annuelle réglementaire (voir focus n°10 du chapitre 8). Cet événement contribue à un bilan contrasté avec des lacunes persistantes dans la préparation et la gestion des chantiers. L’ASNR demande une vigilance accrue dans l’application de la démarche d’optimisation et la coordination des mesures de radioprotection avec les prestataires, dans le but d’anticiper les risques et de diminuer les expositions. L’ASNR constate également une recrudescence d’écarts liés à des défauts de culture de radioprotection ou de rigueur des intervenants, en particulier en ce qui concerne les conditions d’accès en zone réglementée et la prise en compte des changements de zonage réglementaire. L’accidentologie au travail du site demeure à un niveau élevé mais stable par rapport à l’année précédente dans un contexte national de hausse. La survenue d’accidents graves en 2025 a conduit à une mise en demeure de l’inspection du travail concernant le défaut de protection collective de certains locaux de travail vis-à-vis du risque de chute de hauteur. Des améliorations sont attendues sur le respect des prescriptions du code du travail portant sur la circulation sur le site au regard du risque de collision entre engins et piétons, sur la ventilation des locaux à pollution spécifique et sur le levage de charges pour lesquelles des écarts ont ponctuellement été relevés. Hauts‑de‑France Rapport de l’ASNR sur l’état de la sûreté nucléaire et de la radioprotection en France en 2025 63
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