Rapport de l'ASNR 2025

Île‑de‑France La division de Paris contrôle la radioprotection et le transport de substances radioactives dans les 8 départements de la région Île‑de‑France. La division d’Orléans contrôle la sûreté nucléaire dans les installations nucléaires de base de cette région. En 2025, l’ASNR a réalisé 279 inspections dans la région Île‑de‑France, dont 110 dans le domaine de la sûreté nucléaire, 144 dans le domaine du nucléaire de proximité (dont 4 dans le domaine des sites et sols pollués), 19 sur le thème du transport de substances radioactives (TSR) et 6 concernant des organismes ou laboratoires agréés. Onze événements significatifs ont été classés au niveau 1 de l’échelle internationale des événements nucléaires et radiologiques (échelle INES) dans le domaine du nucléaire de proximité, 2 au niveau 1 de l’échelle INES dans le domaine des installations nucléaires de base (INB) et 2 au niveau 1 de l’échelle INES dans le domaine du TSR. Un événement concernant le Centre de recherche et de restauration des musées de France (C2RMF) a été classé au niveau 3 de l’échelle INES à la suite de l’irradiation du bras d’un travailleur par un accélérateur de particules ayant entraîné des lésions sur la peau caractéristiques d’effets déterministes. Par ailleurs, 2 procès-verbaux ont été dressés à l’encontre d’un responsable d’activité nucléaire et 3 rapports contradictoires préalables à mise en demeure ont été adressés. Enfin, une mise en demeure a été publiée concernant l’Hôpital Privé Paul d’Égine. 279 inspections 16 événements significatifs de niveau supérieur ou égal à 1 sur l’échelle INES 0 événement significatif de niveau supérieur ou égal à 2 sur l’échelle ASN-SFRO Site CEA de Saclay Depuis 2017, le centre CEA Paris‑Saclay rassemble des activités menées sur plusieurs sites géographiques proches de Paris, notamment les sites de Saclay et de Fontenay‑aux‑Roses. Le centre CEA Paris‑Saclay, dont le site principal a une superficie de 125 hectares, est situé à environ 20 km au sud‑ouest de Paris, dans le département de l’Essonne. Environ 6 000 personnes y travaillent. Ce centre est principalement dédié, depuis 2005, aux sciences de la matière, à la recherche fondamentale et à la recherche appliquée. Les applications concernent la physique, la métallurgie, l’électronique, la biologie, la climatologie, la simulation, la chimie et l’environnement. La recherche appliquée nucléaire a pour objectif principal l’optimisation du fonctionnement des centrales nucléaires françaises et leur sûreté. Sept INB sont présentes sur ce site. À proximité sont également implantés le siège de l’Institut national des sciences et techniques nucléaires (INSTN), institut de formation, et deux entreprises à vocation industrielle : Technicatome, qui conçoit des réacteurs nucléaires de propulsion navale, et CIS bio international, usine de production de médicaments radiopharmaceutiques pour la médecine nucléaire. LES INSTALLATIONS INDUSTRIELLES ET DE RECHERCHE Réacteurs Osiris et Isis Le réacteur Osiris, de type piscine et d’une puissance de 70 mégawatts thermiques (MWth), était principalement destiné à la réalisation d’irradiations technologiques de matériaux de structure et de combustibles pour différentes filières de réacteurs de puissance. Une autre de ses fonctions consistait à produire des radioéléments à usage médical. Sa maquette critique, le réacteur Isis, d’une puissance de 700 kilowatts thermiques (kWth), servait essentiellement à des activités de formation. Ces deux réacteurs, autorisés par le décret du 8 juin 1965, composent l’INB 40. Compte tenu de la conception ancienne de cette installation au regard des meilleures techniques disponibles pour la protection contre les agressions externes et le confinement des matières en cas d’accident, le réacteur Osiris a été arrêté fin 2015. Le réacteur Isis a été définitivement mis à l’arrêt en mars 2019. Le dossier de démantèlement de l’ensemble de l’installation, déposé en octobre 2018, a fait l’objet de compléments à la demande de l’ASN, qui détaillent davantage les opérations prévues à chaque étape du démantèlement et justifient plus précisément l’état initial envisagé au début du démantèlement et les résultats de l’étude d’impact. 64 Rapport de l’ASNR sur l’état de la sûreté nucléaire et de la radioprotection en France en 2025

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