Occitanie Ainsi, le niveau de sûreté et de radioprotection reste satisfaisant en 2025, notamment sur le thème inspecté. En 2026, l’ASNR communiquera au ministre en charge de la sûreté nucléaire son analyse du rapport de conclusion du réexamen et pourra, si nécessaire, encadrer la poursuite d’exploitation de l’installation. Installation Écrin L’INB 175, dénommée « Écrin », est située sur le territoire de la commune de Narbonne, dans le département de l’Aude, au sein du site de Malvési, exploité par Orano, qui constitue la première étape du « cycle du combustible » (hors extraction de minerais). Le procédé de transformation produit des effluents liquides contenant des boues nitratées chargées en uranium naturel. Deux bassins d’entreposage historiques de boues de l’usine (B1 et B2) constituent l’INB Écrin. Le classement de ces deux bassins comme INB est dû à la présence de radio‑isotopes artificiels. L’ensemble de l’usine est soumis au régime des installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE) Seveso seuil haut. L’installation Écrin, mise en service par la décision n° 2018-DC0645 du 12 octobre 2018, dispose depuis 2023 d’une couverture bitumineuse pour assurer le confinement de l’entreposage de déchets de l’INB. Une inspection a été réalisée en 2025 et a permis de vérifier par sondage la réalisation de contrôles et essais périodiques des éléments importants pour la protection (EIP), l’organisation mise en place, et son application pour le traitement des écarts. Dans une démarche de transparence, cette inspection a permis la participation de deux observateurs de la CLI du site. Un nouveau rapport, décrivant l’état d’avancement des études et investigations menées, afin d’évaluer la faisabilité des options de stockage des déchets actuellement entreposés au sein d’Écrin, et en application de l’article 7 du décret du 20 juillet 2015, sera transmis début 2026. Dans le cadre de sa mission de surveillance radiologique de l’environnement, l’ASNR a également mené une « Étude radiologique de site » (ERS) destinée à caractériser très précisément l’influence de l’ensemble du site, ICPE et INB, sur son environnement (voir encadré ci-contre). L’ASNR relève les améliorations de la formalisation, de la traçabilité et plus globalement de la prise en compte des exigences réglementaires spécifiques aux INB. Le niveau de sûreté nucléaire et de protection de l’environnement de l’installation reste satisfaisant au regard des enjeux présentés par l’installation. L’ASNR restera attentive à la poursuite des engagements et améliorations mis en œuvre par l’exploitant. L’étude radiologique de site de l’INB 175 Écrin Dans le cadre de sa mission de surveillance radiologique de l’environnement, l’ASNR a choisi le site industriel Orano à Malvési (Narbonne) pour y mener une « Étude radiologique de site » (ERS) destinée, en complément des programmes de surveillance, à caractériser finement l’influence de ce site sur son environnement ainsi qu’à évaluer, au moyen de mesures spécifiques, les expositions de la population avoisinante qui en résultent. Ce site industriel, qui comporte notamment une usine de conversion de l’uranium classée pour la protection de l’environnement et une installation d’entreposage de déchets radiologiques, l’INB Écrin, a connu de profondes transformations ces dernières années. En effet, de nouveaux projets industriels ont récemment abouti (alvéole PERLE au niveau de l’INB Écrin, projet CERS) et d’autres projets sont en cours de réalisation comme un nouvel atelier de production d’UO2 et le projet TDN de traitement des nitrates contenus dans les bassins industriels. Le programme de l’ERS de Malvési 2021-2024 s’est organisé autour de trois axes : • des études de terrain, avec la réalisation, à proximité et à distance du site, de prélèvements et de mesures de la radioactivité (avec les meilleures techniques disponibles) dans les milieux atmosphérique, aquatique et terrestre, ainsi que des mesures terrestres et aéroportées du débit de dose ; • des enquêtes de proximité, destinées à connaître les habitudes de vie des populations riveraines afin d’estimer, de la façon la plus réaliste possible, leurs expositions à la radioactivité provenant des rejets du site ; • l’implication des acteurs locaux, afin de répondre à leurs préoccupations, les aider à mieux appréhender le risque radiologique et leur offrir la possibilité de participer et de faciliter la réalisation du programme d’études. Ce programme d’études a permis de montrer que les activités des radionucléides mesurées dans l’environnement du site de Malvési ont diminué depuis les études précédentes réalisées en 2008-2010, en cohérence avec la baisse des rejets du site. Les mesures à bas niveau réalisées spécifiquement dans le cadre de l’ERS ont confirmé les activités mesurées dans le cadre des programmes annuels de surveillance d’Orano et de l’ASNR. L’exposition des riverains du site de Malvési par ingestion et inhalation de radionucléides rejetés dans l’environnement est faible, de l’ordre du microsievert par an. L’ERS a également permis de mesurer précisément le rayonnement gamma émis par le parc d’entreposage des concentrés miniers au nord du site. Ainsi, au nord du site de Malvési, l’exposition externe aux rayonnements varie selon les scénarios d’exposition et peut atteindre quelques dizaines de microsieverts par an. Dans tous les cas, l’exposition de la population à proximité du site Orano de Malvési est inférieure au seuil d’exposition de 1 mSv/an figurant dans la réglementation (article R. 1333-11 du code de la santé publique). Les conclusions de cette ERS ont été présentées à la CLI de l’installation Écrin le 3 juillet 2025 et les résultats et publications de l’étude sont disponibles sur le site internet de l’ASNR*. *https://recherche-expertise.asnr.fr/savoir-comprendre/environnement/ lers-site-orano-malvesi-resultats-publications-letude Actions de l’ASNR pour la prévention du risque radon Actions de contrôle En 2025, l’ASNR en lien avec l’Agence régionale de santé (ARS) et la Direction régionale de l’emploi, de l’économie, du travail et des solidarités (Dreets) d’Occitanie, a réalisé des actions de sensibilisation et d’échange sur les évolutions réglementaires du code du travail relatives au risque radon. L’ASNR a réalisé quatre inspections de contrôle du risque radon en Occitanie : deux dans des établissements thermaux et deux dans des établissements recevant du public (le Conseil régional d’Occitanie et le Conseil départemental de l’Aude). Ces inspections ont révélé une gestion satisfaisante du risque radon par ces établissements. Enfin, l’ASNR a appuyé l’ARS Occitanie dans la gestion des résultats d’analyse d’eau potable non conformes dans la commune de Saint-Alban-sur-Limagnole. Les zones à potentiel radon en France métropolitaine, notamment en région Occitanie, sont présentées en page 99. 86 Rn radon 86 Rapport de l’ASNR sur l’état de la sûreté nucléaire et de la radioprotection en France en 2025
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