Rapport de l'ASNR 2025

LES ACTIVITÉS NUCLÉAIRES : RAYONNEMENTS IONISANTS ET RISQUES POUR LA SANTÉ ET L’ENVIRONNEMENT L’impact des rejets thermiques des centrales nucléaires Les centrales nucléaires sont à l’origine de rejets d’eau réchauffée dans les cours d’eau ou dans la mer, soit de manière directe pour les centrales nucléaires fonctionnant en circuit dit « ouvert », soit après refroidissement de cette eau par circulation dans des tours aéroréfrigérantes (circuit dit « fermé ») permettant une évacuation de la majeure partie de la chaleur dans l’atmosphère. Ces rejets thermiques conduisent à une élévation de la température du milieu naturel entre l’amont et l’aval du rejet qui peut aller, suivant les réacteurs, de quelques dixièmes de degrés (circuit fermé) à plusieurs degrés (circuit ouvert). Ces rejets thermiques sont réglementés par des décisions de l’ASNR propres à chaque centrale nucléaire. Depuis 2006, des dispositions sont intégrées aux décisions de l’ASNR pour définir à l’avance les modalités de fonctionnement des centrales nucléaires en cas de conditions climatiques exceptionnelles conduisant à un échauffement significatif des cours d’eau à l’amont des centrales nucléaires. Ces dispositions particulières ne sont néanmoins applicables que si la sécurité du réseau électrique l’exige (voir focus n°9). La gestion des déchets Conformément aux dispositions du code de l’environnement, EDF procède à un tri à la source des déchets, en distinguant notamment les déchets issus de zones nucléaires des autres déchets. EDF réalise pour chaque installation une synthèse de la gestion de ces déchets, présentant en particulier le descriptif des opérations à l’origine de la production des déchets, les caractéristiques des déchets produits ou à produire, une estimation des flux de production et un plan de zonage des déchets. Par ailleurs, chaque centrale nucléaire transmet, dans le rapport annuel dédié à la protection de l’environnement, un bilan de sa production de déchets et des filières de destination. La prévention des impacts sanitaires induits par le développement des légionelles et des amibes dans certains circuits de refroidissement des circuits secondaires des centrales nucléaires Les circuits secondaires de refroidissement des réacteurs nucléaires équipés d’une tour aéroréfrigérante constituent des milieux favorables au développement des légionelles et des amibes. GRAPHIQUE 3 Rejets radioactifs liquides pour les centrales nucléaires en 2025 (par réacteur) GRAPHIQUE 4 Rejets radioactifs gazeux pour les centrales nucléaires en 2025 (par réacteur) 0 5 10 15 20 25 35 30 Blayais/4 Bugey/4 Chinon/4 Cruas-Meysse/4 Dampierre-en-Burly/4 Gravelines/6 Saint-Laurent-des-Eaux/2 Tricastin/4 Belleville-sur-Loire/2 Cattenom/4 Flamanville/3 Golfech/2 Nogent-sur-Seine/2 Paluel/4 Penly/2 Saint-Alban/2 Chooz/2 Civaux/2 Activité rejetée Tritium (TBq) par réacteur Rejets hors Tritium (GBq) par réacteur 0,0 0,2 0,4 0,6 0,8 1,0 1,4 1,2 1,6 1,8 2,0 0 5 10 15 20 25 35 30 40 45 50 Activité rejetée Gaz (TBq) Halogènes et aérosols (TBq) Blayais/4 Bugey/4 Chinon/4 Cruas-Meysse/4 Dampierre-en-Burly/4 Gravelines/6 Saint-Laurent-des-Eaux/2 Tricastin/4 Belleville-sur-Loire/2 Cattenom/4 Flamanville/3 Golfech/2 Nogent-sur-Seine/2 Paluel/4 Penly/2 Saint-Alban/2 Chooz/2 Civaux/2 Total Gaz (TBq) par réacteur Total Halogènes et aérosols (TBq) par réacteur Chaque site pouvant avoir un nombre de réacteurs différent, pour permettre la comparaison d’un site à l’autre, les résultats sont ramenés par réacteur. Cela revient donc à diviser les rejets du site par le nombre de réacteurs, par exemple pour le site de Golfech qui a deux réacteurs, les rejets sont divisés par deux ; pour le site de Chinon qui a quatre réacteurs, les rejets sont divisés par quatre ; pour le site de Gravelines qui a six réacteurs, les rejets sont divisés par six. Rapport de l’ASNR sur l’état de la sûreté nucléaire et de la radioprotection en France en 2025 309 01 05 09 02 06 10 03 07 11 13 04 08 12 A / Z

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