Occitanie Les divisions de Bordeaux et Marseille contrôlent conjointement la sûreté nucléaire, la radioprotection et le transport de substances radioactives dans les 13 départements de la région Occitanie. En 2025, l’ASNR a réalisé 120 inspections dans la région Occitanie, dont 62 dans les installations nucléaires de base (INB), 49 dans le nucléaire de proximité, 4 dans le domaine du transport de substances radioactives (TSR) et 5 concernant les organismes et laboratoires agréés par l’ASNR. Par ailleurs, l’ASNR a réalisé 16 journées d’inspection du travail à la centrale nucléaire de Golfech. Au cours de l’année 2025, 3 événements significatifs classés au niveau 1 de l’échelle internationale des événements nucléaires et radiologiques (échelle INES) ont été déclarés par les exploitants des installations nucléaires d’Occitanie. Dans le domaine du nucléaire de proximité, 1 événement significatif classé au niveau 1 de l’échelle INES a été déclaré à l’ASNR dans le domaine médical. 120 inspections 4 événements significatifs de niveau supérieur ou égal à 1 sur l’échelle INES 0 événement significatif de niveau supérieur ou égal à 2 sur l’échelle ASN-SFRO Centrale nucléaire de Golfech La centrale nucléaire de Golfech, exploitée par EDF, est située dans le département du Tarn‑et‑Garonne, à 40 km à l’ouest de Montauban. Elle est constituée de deux réacteurs à eau sous pression (REP) d’une puissance de 1300 mégawatts électriques (MWe), mis en service en 1990 et 1993. Les réacteurs 1 et 2 constituent respectivement les INB 135 et 142. L’ASNR considère que les performances de la centrale nucléaire de Golfech en matière de sûreté nucléaire, de protection de l’environnement et de radioprotection rejoignent l’appréciation générale que l’ASNR porte sur les centrales nucléaires d’EDF. Dans le domaine de la sûreté nucléaire, l’ASNR considère que les performances restent stables à un niveau assez satisfaisant, dans le contexte d’une activité industrielle très soutenue, avec deux arrêts de réacteurs dont la visite décennale du réacteur 2. Des marges de progrès subsistent concernant la conduite des installations, notamment en matière de surveillance en salle de commande. L’action de la filière indépendante de sûreté du site est jugée favorablement par l’ASNR. Le traitement des écarts est également satisfaisant ; cependant des points de fragilité demeurent quant à l’intégration du retour d’expérience et à l’approche interrogative de résolution des problèmes. En matière de maintenance, la réussite de l’épreuve enceinte du réacteur 2 et le remplacement de la ligne d’expansion du pressuriseur démontrent une gestion rigoureuse, malgré quelques écarts lors des interventions, notamment en matière de prévention du risque d’introduction de corps migrants, pour lequel l’exploitant doit s’améliorer durablement. Par ailleurs, la gestion du risque d’incendie, dont la maîtrise des charges calorifuges, doit être améliorée. Enfin, l’ASNR constate une amélioration de la préparation aux situations d’urgence. La radioprotection est jugée assez satisfaisante, mais en légère dégradation. D’une part, l’ASNR relève la robustesse de l’organisation en radioprotection et la bonne maîtrise du risque de dissémination de contamination. D’autre part, la culture de radioprotection des intervenants est insuffisante, comme le montrent certains événements significatifs, le dépassement des objectifs dosimétriques et des manquements importants lors de contrôles radiographiques. L’ASNR attend donc une vigilance particulière afin de limiter les écarts ponctuels et de renforcer le respect des règles de radioprotection par chacun. La protection de l’environnement est jugée satisfaisante et progresse par rapport à l’année précédente, avec une poursuite des actions concernant le confinement des pollutions liquides et la station de déminéralisation. Toutefois, l’ASNR attend de l’exploitant une meilleure prise en compte des risques associés aux substances chimiques. En dépit d’un pilotage satisfaisant, la gestion des déchets n’est pas à l’attendu. En matière d’inspection du travail, les résultats restent stables par rapport à 2024 en ce qui concerne la sécurité des travailleurs. Le risque de chute de hauteur reste prépondérant et sa maîtrise est perfectible. La pertinence des analyses des risques, la préparation des activités et leur organisation doivent être améliorées. Deux événements ont notamment eu lieu en lien avec la découpe de câbles électriques à haute tension. Enfin, des efforts sont encore nécessaires pour assurer la conformité des installations aux exigences du code du travail. Plateforme de Marcoule La plateforme nucléaire de Marcoule est située à l’ouest d’Orange, dans le département du Gard. Elle est dédiée, pour ce qui concerne ses six installations civiles, à des activités de recherche relatives à l’aval du « cycle du combustible » et à l’irradiation de matériaux, ainsi qu’à des activités industrielles, relatives également à la fabrication de combustible MOX (Mélange d’OXydes), au traitement de déchets radioactifs et à l’irradiation de matériaux. La majeure partie du site est en outre constituée par l’installation nucléaire de base secrète (INBS) contrôlée par le ministère de la Défense. 82 Rapport de l’ASNR sur l’état de la sûreté nucléaire et de la radioprotection en France en 2025
RkJQdWJsaXNoZXIy NjQ0NzU=