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radioprotection des patients, la présence de manipula-

teurs en électroradiologie médicale et la réalisation des

contrôles de qualité des appareils utilisés.

Enmatière de radioprotectiondes travailleurs, l’ASNa sys-

tématiquement examiné lesmoyens de suivi dosimétrique

des travailleurs, la réalisation des contrôles techniques

de radioprotection, la réalisation des études de poste et

la pertinence du zonage des locaux. Elle a constaté que

les praticiens au bloc opératoire respectent rarement la

réglementation, en particulier en ce qui concerne le suivi

dosimétrique et le suivi médical.

L’application de la décision n° 2013-DC-0349 de l’ASN,

fixant les règles de conception des locaux dans lesquels

sont utilisés des générateurs de rayons X, a fait l’objet

d’une attention particulière, qui se poursuivra en 2016.

Médecine nucléaire

L’ ASN continue à inspecter les services de médecine

nucléaire tous les trois ans. Elle porte une appréciation

globalement positive sur la prise en compte des dispo-

sitions visant à assurer la radioprotection des patients

et des travailleurs.

Toutefois, des progrès sont encore attendus enmatière de

gestion des effluents radioactifs.

1.3 La radioprotection

dans les secteurs industriel

et de la recherche

Radiologie industrielle

L’ASNpoursuit un contrôle régulier des activités de radio-

graphie industrielle en casemate ou sur chantiers. À l’occa-

siondes 14 inspectionsmenées en 2015, l’ASNa constaté

des progrès sur les thèmes de la programmation et la réa-

lisation des contrôles techniques internes de radiopro-

tection, de la maintenance des appareils de radiographie

industrielle et de la conformité des casemates protégées

dédiées à la radiographie industrielle. L’ organisation géné-

rale de la radioprotection du personnel, notamment en

matière de formation, de suivi dosimétrique etmédical du

personnel exposé aux rayonnements ionisants, demeure

satisfaisantemême si quelques écarts sont constatés ponc-

tuellement sur ces thèmes.

Cependant, l’ASNestime que lamatérialisationde la zone

d’opérationautourdeschantiersderadiographieindustrielle,

la signalisationdes véhicules de transport des appareils de

radiologie ainsi que leur arrimage doivent être améliorés.

Depuis 2014, l’ASNa pu observer que le volume des pres-

tations de gammagraphie sur chantier a globalement baissé

dans le Sud-Ouest et que plusieurs sociétés prestataires

locales ont décidé de cesser cette activité.

L’ ASN observe également que plusieurs casemates de

radiographie industrielle ont été mises en service dans

le Sud-Ouest. L’ ASN juge positivement cette évolution

qui va permettre à certains donneurs d’ordre de ne plus

avoir recours à des prestations en conditions de chantier.

Un événement significatif de radioprotection, classé au

niveau 2 de l’échelle INES, a été déclaré à l’ASNpar l’agence

de Colomiers (Haute-Garonne) de l’Apave Sud-Europe

à la suite d’un dépassement de la limite de dose efficace

annuelle réglementaire reçue par un travailleur interve-

nant dans une casemate de radiographie X. L’ événement

trouve son origine dans la désactivation volontaire du

dispositif de sécurité d’ouverture de la porte d’accès à

la casemate (voir chapitre 10).

Universités et centres de recherche

L’ASNestime que les laboratoires de recherche respectent

globalement les exigences de radioprotection relatives à la

formation, au suivi dosimétrique etmédical dupersonnel

exposé aux rayonnements ionisants. De plus, les doses

de rayonnements reçues par les travailleurs sont faibles.

Toutefois, les laboratoires doivent améliorer leurs contrôles

techniques internes de radioprotection et la gestion de

leurs sources radioactives et déchets contaminés. Plusieurs

événements significatifs en radioprotection ont été décla-

rés à l’ASN à la suite de la découverte fortuite de sources

radioactives.

En particulier, l’université de Bordeaux a informé l’ASN

de la découverte de deux sources radioactives dans un

local d’un laboratoire du campus deCarreire. Des salariés

occupant unposte de travail situé à proximité de l’endroit

où étaient entreposées les sources ont été exposés à des

rayonnements ionisants pendant plusieurs années. D’après

les évaluations effectuées par l’établissement, une des per-

sonnes travaillant dans le local a reçu une dose efficace

proche de 20 millisieverts par an (mSv/an), et plusieurs

autres employés ont reçuune dose légèrement supérieure à

1mSv/an. L’événement a été classé auniveau2de l’échelle

INES (voir chapitre 10).

Enfin, l’ASNs’est attachée à contrôler le respect des enga-

gements des universités, en particulier celles de Toulouse

et de Poitiers, en matière d’élimination des sources péri-

mées et des déchets contaminés. Des progrès ont été notés

mais les actions engagées doivent se poursuivre en 2016.

1.4 La sûreté nucléaire

et la radioprotection du transport

de substances radioactives

L’ASN a procédé en 2015 à cinq inspections portant sur

les transports de substances radioactives effectués par les

centrales nucléaires et des établissements dunucléaire de

proximité du Sud-Ouest.

DIVISION DE BORDEAUX

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CHAPITRE 08 :

LE PANORAMA RÉGIONAL DE LA SÛRETÉ NUCLÉAIRE ET DE LA RADIOPROTECTION

Rapport de l’ASN sur l’état de la sûreté nucléaire et de la radioprotection en France en 2015