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Norvège

La réunion bilatérale annuelle entre la NRPA

(Norwegian

Radiation Protection Authority)

et l’ASN s’est tenue en

novembre 2015 à Oslo, dans le cadre du suivi de l’ac-

cord de coopération signé en décembre 2011.

Cette rencontre a été l’occasion de dresser un bilan des

actions de coopération engagées dans plusieurs domaines.

Sur le thème du radon, l’ASN et la NRPA ont conclu que

les deux

workshops

organisés en 2014 et 2015 avaient été

très fructueux. En ce qui concerne la sécurité des sources

radioactives, les deux autorités vont poursuivre leur colla-

boration, notamment dans le cadre d’une initiative inter-

nationale qui vise à favoriser la recherche d’alternatives à

l’usage de sources de haute activité. Dans le domaine de

la gestion des situations d’urgence, l’ASN, qui a reçu une

observatrice norvégienne lors d’un exercice de crise fran-

çais en octobre 2015, sera invitée à observer un exercice

prévu en mai 2016 dans la baie Andreev. Il a également

été convenu que des inspecteurs de la NRPA puissent

suivre en 2016 une inspection de réacteur de recherche

conduite par l’ASN en France.

Pays-Bas

En 2015, les Pays-Bas ont décidé de regrouper l’ensemble

des services en charge de la sûreté nucléaire et de la radio-

protection disséminés dans différents ministères au sein

d’une autorité de sûreté indépendante nommée ANVS

(

Authority forNuclear SafetyandRadiationProtection

). L’ASN

continuera de développer et renforcer sa coopération avec

l’ANVS dans les années futures.

Royaume-Uni

La coopération entre l’ASN et l’ONR, l’autorité de sûreté

britannique, s’est enrichie au fur et à mesure des années.

En septembre 2013, un nouvel accord de coopération et

d’échange d’informations a été signé entre l’ASNet l’ONR.

Cet accord a été complété en septembre 2014 par unpro-

tocole de coopération pour définir plus précisément la

nature des actions de coopération entre les deux entités

et identifier un certain nombre de groupes de travail per-

mettant demieux cadrer les travauxmenés conjointement

(voir chapitre 12, point 2.10.3).

Suède

Dans le cadre de l’accord de coopération et d’échanges

d’informations signé entre l’ASNet sonhomologue suédois

la SSM (

Sträl SäkerhetsMyndigheten

) en septembre 2013,

unedélégationde ladivisiond’Orléans de l’ASNs’est rendue

en Suède en juin 2015 pour participer à une inspection

dont l’objectif était de vérifier lamise enœuvre par l’exploi-

tant des mesures post-Fukushima sur le site de Ringhals.

Suisse

L’ASN entretient de longue date des relations régulières

avec son homologue suisse l’IFSN (Inspection fédérale

de la sécurité nucléaire) sur des sujets variés (sûreté des

installations nucléaires, radioprotection dans le domaine

médical, préparation et gestion des situations d’urgence,

transport…).

Des groupes de travail se réunissent périodiquement pour

évoquer les sujets liés au transport et à la préparation aux

situations d’urgence (retour d’expérience et échanges de

bonnes pratiques).

La 26

e

réunion annuelle de la Commission franco-suisse

de sûreté nucléaire et de radioprotection, co-présidée par

Pierre-Franck Chevet et Hans Wanner, directeur général

de l’IFSN, s’est déroulée du31 août au1

er

 septembre 2015

à Spiez en Suisse. Il a notamment été décidé d’engager

d’une part des échanges sur la problématique des cuves

de réacteurs de chaque côté de la frontière, d’autre part,

de poursuivre des discussions sur le contrôle des sites de

stockage géologique. L’ organisation d’échanges de per-

sonnels a été aussi évoquée.

La réunion a été précédée d’une visite du centre NRBC

LaborSpiez qui travaille en étroite relation avec l’AIEA,

notamment sur la thématique de la non-prolifération.

5.3 Les actions d’assistance

de l’ASN dans un cadre bilatéral

En 2015, à leur demande, l’ASN a eu des contacts avec

plusieurs autorités de sûreté de pays désireuxde connaître

les mesures à mettre en place en matière de sûreté (mise

enplace d’une infrastructure réglementaire et de contrôle

de la sûreté nucléaire).

L’ASN, dans le respect de la ligne de conduite qu’elle s’est

fixée, répond ainsi à ces sollicitations, dans le cadre d’ac-

tions bilatérales avec l’autorité de sûreté dupays concerné

encomplément des instruments européens (ICSN) et inter-

nationaux (RCF,

RegulatoryCooperationForum

de l’AIEA).

L’objectif de cette coopération est l’acquisition, dans les

pays bénéficiaires, de la culture de sûreté et de la trans-

parence indispensables à un système national de contrôle

de la sûreté nucléaire et de la radioprotection. Le contrôle

de la sûreté nucléaire doit reposer sur des compétences

nationales et, de ce fait, l’ASN n’intervient qu’en soutien

à l’établissement d’un cadre national adéquat et sans que

l’autorité de sûreté qu’elle conseille ne se décharge de ses

responsabilités de contrôle des installations nucléaires. Elle

accorde une attention particulière aux pays se dotant de

technologies dont elle a l’expérience en France.

L’ ASN estime que le développement d’une infrastruc-

ture de sûreté adaptée nécessite un délai minimumd’une

quinzaine d’années avant que puisse démarrer l’exploita-

tion, dans de bonnes conditions, d’un réacteur nucléaire

de puissance. Il s’agit en effet pour ces pays de mettre en

place un cadre législatif et une autorité de sûreté indépen-

dante et compétente, disposant des moyens financiers et

humains pour accomplir ses missions, et de développer

220

CHAPITRE 07 :

LES RELATIONS INTERNATIONALES

Rapport de l’ASN sur l’état de la sûreté nucléaire et de la radioprotection en France en 2015