Table of Contents Table of Contents
Previous Page  215 / 536 Next Page
Information
Show Menu
Previous Page 215 / 536 Next Page
Page Background

Il ressort de ces échanges que la promotion de l’adhé-

sion de nouveaux États redevient une priorité. À ce

titre, une réunion de consultants des parties contrac-

tantes est prévue dès 2016 en vue de proposer des

actions et mesures appropriées pour accroître le nombre

d’adhérents.

Par ailleurs, des discussions récurrentes ont porté sur l’op-

portunité et la faisabilité d’un stockage multinational de

déchets nucléaires. Ce thème faisant toujours débat, la

poursuite de la réflexion devrait êtremenée dans le cadre

d’une réunion thématique qui pourrait être organisée en

2016 ou 2017 sur les problèmes de sûreté et les questions

de responsabilité concernant le stockage définitif de com-

bustible usé ou de déchets radioactifs dans un pays autre

que celui où ils ont été générés.

L’ASNcontinuera à jouer un rôlemoteur dans les domaines

précités, mais aussi dans ceux traités globalement par la

Convention commune.

4.3 La Convention sur la notification

rapide d’un accident nucléaire

La Convention sur la notification rapide d’un accident

nucléaire est entrée en vigueur le 27 octobre 1986, six

mois après l’accident de Tchernobyl et comptait 119

parties contractantes au 31 décembre 2015.

Les parties contractantes s’engagent à informer, dans

les délais les plus rapides, la communauté internatio-

nale de tout accident ayant entraîné une dispersion de

matières radioactives incontrôlées dans l’environne-

ment, susceptibles d’affecter un État voisin. Dans ce

cadre, un système de communication entre les États

est coordonné par l’AIEA. Des exercices sont organisés

périodiquement entre les parties contractantes.

4.4 La Convention sur l’assistance

en cas d’accident nucléaire ou

de situation d’urgence radiologique

LaConvention sur l’assistance en cas d’accident nucléaire

oude situationd’urgence radiologique est entrée envigueur

le 26 février 1987 et comptait 112 parties contractantes

au 31 décembre 2015.

Son objectif est de faciliter les coopérations entre les

pays dans le cas où l’un d’entre eux serait affecté par

un accident ayant des conséquences radiologiques.

Cette convention a déjà été mise en œuvre à plusieurs

reprises à l’occasion d’accidents d’irradiation dus à

des sources radioactives abandonnées. En particu-

lier, la France a déjà pris en charge, dans ce cadre, le

traitement, par ses services spécialisés, de victimes

de tels accidents.

4.5 Autres conventions ayant

un lien avec la sûreté nucléaire

et la radioprotection

D’autres conventions internationales, dont le champd’ap-

plication ne relève pas des missions de l’ASN, peuvent

avoir un lien avec la sûreté nucléaire.

C’est enparticulier le cas de laConvention sur la protection

physique desmatières nucléaires, qui a pour objet de ren-

forcer la protection contre les actes de malveillance et les

usages détournés des matières nucléaires. Cette conven-

tion est entrée en vigueur le 8 février 1987 et comptait,

en 2014, 145 parties contractantes.

Des informations complémentaires sur ces conventions

peuvent être obtenues sur le site Internet de l’AIEA :

www-ns.iaea.org/conventions/

5. LES RELATIONS BILATÉRALES

L’ ASN collabore avec de nombreux pays dans le cadre

d’accords bilatéraux, qui peuvent prendre la forme d’ac-

cords gouvernementaux (comme avec l’Allemagne, la

Belgique, le Luxembourg et la Suisse) ou d’arrange-

ments administratifs entre l’ASN et ses homologues

(une vingtaine). L’ ASN a le souci de faire partager ses

bonnes pratiques et réciproquement de connaître les

méthodes utilisées ailleurs dans les approches de sûreté.

L’ ASN et ses homologues connaissent une activité variée

en fonction des thèmes qui émergent dans l’actualité

nationale en matière de sûreté et de radioprotection

(législation, thèmes de sûreté, incidents, approche des

inspections…).

5.1 Les échanges de personnels entre

l’ASN et ses homologues étrangères

Unemeilleure connaissance du fonctionnement des auto-

rités de sûreté et de radioprotection étrangères permet de

tirer des enseignements pertinents pour le fonctionnement

de l’ASNet de compléter la formation des personnels. Un

des moyens retenus pour atteindre ce but est le dévelop-

pement des échanges de personnels.

Plusieurs modalités ont été retenues pour ces échanges :

des actions de très courte durée (quelques jours) per-

mettant de proposer à nos homologues de participer à

des observations croisées d’inspections et à des exercices

d’urgence nucléaire et radiologique. En 2015, un peu

moins de 40 observations croisées d’inspections dans

le domaine de la sûreté nucléaire et de la radioprotec-

tion ont été organisées avec l’Allemagne, la Belgique, le

Brésil, la Bulgarie, la Chine, la Corée du Sud, l’Espagne,

215

CHAPITRE 07 :

LES RELATIONS INTERNATIONALES

Rapport de l’ASN sur l’état de la sûreté nucléaire et de la radioprotection en France en 2015