Table of Contents Table of Contents
Previous Page  216 / 536 Next Page
Information
Show Menu
Previous Page 216 / 536 Next Page
Page Background

la Finlande, l’Irlande, le Japon, le Luxembourg, les Pays-

Bas, la Pologne, la Russie et la Suisse ;

desmissions de courte durée (deux semaines à sixmois)

afin d’étudier un thème technique précis ;

des échanges de longue durée (de l’ordre d’un à trois ans)

permettant une immersiondans le fonctionnement d’au-

toritésde sûreténucléaire et de radioprotectionétrangères.

De tels échanges doivent, dans la mesure du possible,

être réciproques.

Depuis de nombreuses années l’ASN et l’ONR (

Office for

NuclearRegulation-

Royaume-Uni) procèdent àdes échanges

de personnel de longue durée. Depuis juin 2014, l’ASNa

mis à disposition, un de ses agents auprès de l’ONR afin

de rejoindre le programme de Sellafield pour une durée

de trois ans. Ce programme présente des enjeux majeurs

pour l’ONRdans les années à venir et, pour certains d’entre

eux, très similaires à ceux rencontrés en France pour les

installations de retraitement du combustible (par exemple

La Hague).

Un ingénieur de l’ASNa étémis à la dispositionde l’autorité

de sûreté espagnole (CSN,

Consejo de Seguridad Nuclear

)

depuis février 2014 au sein de la direction en charge des

situations d’urgence radiologique.

En août 2013 a débuté la mise à disposition, pour une

durée de trois années, d’un agent de l’ASN auprès de

l’autorité de sûreté américaine. Il travaille notamment

dans le domaine des facteurs sociaux, organisationnels et

humains (FSOH). Depuis le début dumois demars 2015,

l’ASN accueille également un agent de la NRC pour une

durée d’un an. Cet agent contribue, au sein de la Direc-

tion des centrales nucléaires (DCN), à la rédaction de

guides d’inspection notamment relatifs au risque inon-

dation. Au début de l’année 2016, un autre agent de la

NRC a rejoint la DCN en remplacement de son collègue.

Des mises à disposition de personnels se font également

en direction des organisations internationales. Ainsi,

un agent de l’ASN fait partie depuis l’automne 2010 de

l’équipe chargée d’organiser les missions IRRS à l’AIEA.

Enfin, l’ASNdétache auprès de l’AENdeux agents pour,

d’une part, contribuer aux travaux du secrétariat tech-

nique du MDEP, d’autre part, appuyer le Département

de la sûreté.

Ces échanges ou mises à disposition de personnels enri-

chissent les pratiques de l’ASN. L’expérience acquisedepuis

plus de dix ans montre que les programmes d’échange

d’inspecteurs contribuent, de façon importante, audyna-

misme des relations bilatérales entre les autorités de sûreté

nucléaire et de radioprotection.

Enfin, la nomination de représentants d’autorités de

sûreté étrangères dans ses groupes permanents d’ex-

perts mérite d’être soulignée. L’ ASN a, en effet, mis en

œuvre cette pratique qui permet à des experts d’autres

pays, non seulement de participer à ces groupes perma-

nents, mais également d’en assurer parfois la présidence

ou la vice-présidence.

5.2 La coopération bilatérale entre

l’ASN et ses homologues étrangères

Les relations bilatérales entre l’ASN et ses homologues

étrangères sont structurées autour d’une approche inté-

grant sûreté nucléaire et radioprotection, pour chacundes

pays avec lesquels l’ASN entretient des relations. Parmi

ceux-ci, on peut citer les exemples suivants :

Afrique du Sud

En2015, des échanges techniques actifs se sont poursuivis

entre l’ASN et son homologue sud-africaine, le

National

Nuclear Regulator

(NNR). Les principaux échanges ont

eu lieu sur la question du renouvellement des généra-

teurs de vapeur. Le NNR s’apprête en effet à instruire le

dossier de remplacement des générateurs de vapeur de la

centrale de Koeberg et souhaite bénéficier de l’expérience

de l’ASN dans ce domaine. Dans cette perspective, deux

rencontres techniques ont eu lieu en France en 2015. La

première s’est tenue à Lyon, pour échanger sur le pro-

cessus d’inspection et sa mise en œuvre. La seconde s’est

tenue en octobre à Dijon, pour étudier les aspects plus

techniques du contrôle.

Allemagne

La 41

e

Commission franco-allemande pour les questions

de sûreté des installations nucléaires (DFK,

Deutsche-FranzösischeKommission für Fragen der Sicherheit kerntech-

nischer Einrichtungen

) s’est tenue en juin 2015 àCherbourg.

Cette réunion annuelle a permis aux deux délégations de

présenter les points d’actualité liés à la sûreté nucléaire et

à la radioprotection ainsi que les bilans annuels concer-

nant la sûreté des centrales de Fessenheim et de Catte-

nom pour la partie française et de Neckarwestheim et de

Philippsburg pour la partie allemande. Les représentants

des quatre groupes de travail thématiques mis en place

par la DFK ont également exposé leurs travaux. La sup-

pression du 4

e

Groupe de travail (GT), sur le nucléaire de

proximité, a été décidée, ses travaux étant jugés redon-

dants avec ceux menés dans les enceintes multilatérales

telles queHERCA. Les deux délégations ont eu l’occasion

de visiter le chantier de l’EPR de Flamanville.

Belgique

L’ASN entretient de longue date des relations régulières

avec son homologue belge, l’AFCN (Agence fédérale de

contrôle nucléaire), et Bel V, son support technique, sur

des sujets variés (réacteurs de puissance et de recherche,

cyclotrons, radioprotection notamment dans le domaine

médical, radon, transport…).

En complément des réunions périodiques sur la sûreté des

installations nucléaires (deux réunions par an) et le trans-

port (une réunion par an), l’AFCN et l’ASN poursuivent

également des échanges sur leurs expériences du contrôle

d’installations comme l’Institut national des radioéléments

(IRE) en Belgique ou CIS bio international en France.

216

CHAPITRE 07 :

LES RELATIONS INTERNATIONALES

Rapport de l’ASN sur l’état de la sûreté nucléaire et de la radioprotection en France en 2015