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Anciens sites miniers d’uranium

En 2009, l’État a mis en place un plan d’action natio-

nal pour la gestion des anciennes mines d’uranium, qui

prévoit qu’Areva recense les lieux dans lesquels ont été

réutilisés des stériles miniers, puis traite les zones pour

lesquelles les anomalies radiologiques sont incompa-

tibles avec l’usage des sols. Areva a identifié dans ce

cadre, fin 2014, par survols aériens puis contrôles au

sol, 58 sites dans des communes de la Nièvre et de la

Saône-et-Loire où des stériles miniers ont été déposés.

En 2015, ce recensement a été complété par une cam-

pagne de mesures du radon dans les bâtiments des com-

munes concernées. Areva devra proposer aux services de

l’État des solutions pour remédier aux anomalies radio-

logiques résultant de la réutilisation de stériles miniers.

L’ ASNdonnera en 2016 son avis à l’autorité préfectorale

sur les propositions d’Areva.

L’ASNporteune attentionparticulière au suivi dedeux sites

situés en Saône-et-Loire, sur les communes de Gueugnon

et d’Issy l’Evêque, car ils comportent des substances radio­

actives qui ne sont pas des stérilesminiers. À Issy l’Evêque,

des déchets provenant d’installations nucléaires et des

résidus miniers ont été entreposés dans une ancienne

mine d’uranium (site de Bauzot). Un arrêté préfectoral

du 7 avril 2011 a prescrit à Areva d’améliorer la connais-

sance et le suivi des substances radioactives entreposées

sur le site. En 2015, l’ASN a apporté à l’autorité préfecto-

rale un appui en faisant expertiser par l’IRSN les études

réalisées par Areva sur la base d’échantillons prélevés sur

le site en 2013. L’autorité préfectorale a demandé à Areva

de compléter le bilandes substances radioactives présentes

sur le site et la surveillance de l’environnement du site.

ÀGueugnon, des déchets provenant de l’exploitationd’une

usine de traitement duminerai d’uranium sur cette com-

mune entre 1955 et 1980 sont stockés dans une ICPE.

Dans le cadre de la démarche de recensement des stériles

miniers, Areva a mis en évidence en 2015 la présence de

résidus miniers, qui sont des déchets radioactifs, dans

cinq sites à proximité de l’ICPE. Des investigations com-

plémentaires ont été engagées pour un bilan exhaustif de

l’état radiologique des terrains, portant sur des prélève-

ments de sols et des mesures de radon dans les locaux.

Areva doit présenter à l’autorité préfectorale des solutions

pour remédier à la situation.

2. ÉLÉMENTS COMPLÉMENTAIRES

2.1 L’action d’information du public

Conférence de presse

Le 15 juin 2015, l’ASN a tenu une conférence de presse

portant sur l’état de la sûreté nucléaire et de la radio­

protectiondans les régions Bourgogne et Franche-Comté.

Commission locale d’information près de Valduc

Depuis 1996, une structure d’échange et d’information sur

le centre CEA de Valduc (Seiva) a étémise en place. Cette

structure, dont les principales sources de financement

sont assurées par le conseil départemental de Côte-d’Or

et l’ASN, assure l’informationdes publics sur l’impact des

activités du centre de Valduc, dans lamesure où les sujets

traités ne portent pas sur des éléments confidentiels cou-

verts par son classement en installation nucléaire de base

secrète. L’ASNa participé à l’assemblée générale de la Seiva

qui s’est tenue le 3 février 2015. La Seiva a entrepris en

2015 de compléter son tableau de bord pluriannuel de

surveillance de l’environnement par des mesures dans

les sédiments.

2.2 Les autres faits marquants

Préparation aux situations d’urgence

Le 1

er

 octobre 2015, la division de Dijon a participé à

l’exercice de crise national simulant un accident de trans-

port de substances radioactives en Saône-et-Loire sur

l’autoroute A6. Cet exercice avait pour objectif de véri-

fier la réponse d’un département non nucléarisé dans le

cas d’une telle crise et de tester la réponse à la pression

médiatique de la préfecture, ainsi que ses interfaces avec

le niveau national des instances nucléaires. L’ exercice a

permis d’identifier des axes d’amélioration de la gestion

de telles situations d’urgence portant notamment sur

l’implication des maires, le déclenchement et la diffu-

sion de l’alerte, ainsi que la méthode des échanges entre

les parties prenantes.

Le 10 décembre 2015, la division de Dijon a participé à

l’exercice de crise local organisé par la préfecture de la

Nièvre pour tester une partie du dispositif départemental

pour la distribution de comprimés d’iode dans le cadre

du déclenchement du plan Orsec par les autorités natio-

nales. L’ exercice a permis de mettre en œuvre certaines

des actions prévues par le plan départemental de distri-

bution des comprimés d’iode à la population et a mis en

évidence le besoin de compléter les plans communaux

de sauvegarde.

Gestion de situations d’urgence

La divisiondeDijon a apporté un appui aux autorités pré-

fectorales pour la gestiondes situations d’urgence suivantes:

le 23 juillet 2015, à la suite de la découverte d’une source

de césium et de traces de contamination par l’uranium

chez un particulier dans l’Yonne. L’ASN a demandé au

CEAde procéder à l’assainissement radiologique du site

puis à l’IRSN de contrôler l’élimination de toute trace

de radioactivité ajoutée;

le 16 octobre 2015 et le 7 novembre 2015, à la suite de

lamise en évidence dans le Jura d’un objet contenant de

l’uranium naturel dans une gendarmerie et d’un objet

contenant du radiumchez unparticulier. Ces objets ont

été récupérés par l’Andra.

DIVISION DE DIJON

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CHAPITRE 08 :

LE PANORAMA RÉGIONAL DE LA SÛRETÉ NUCLÉAIRE ET DE LA RADIOPROTECTION

Rapport de l’ASN sur l’état de la sûreté nucléaire et de la radioprotection en France en 2015