relevant dunucléaire de proximité, est enplace depuis plu-
sieurs décennies. Fondé principalement sur le port obliga-
toire dudosimètre passif pour les travailleurs susceptibles
d’être exposés, il permet de vérifier le respect des limites
réglementaires applicables aux travailleurs. Ces limites
visent l’exposition totale (depuis 2003, la limite annuelle,
exprimée en termes de dose efficace, est de 20 mSv sur
12 mois consécutifs), obtenue en ajoutant la dose due
à l’exposition externe et celle résultant d’une éventuelle
contamination interne; d’autres limites, appelées limite de
dose équivalente, sont définies pour l’exposition externe
de certaines parties du corps telles que lesmains et le cris-
tallin (voir chapitre 3).
Les données enregistrées permettent de connaître, pour
chaque travailleur des activités nucléaires, y compris ceux
des entreprises extérieures, la dose d’exposition cumulée
sur une période déterminée (mensuelle ou trimestrielle).
Elles sont rassemblées dans le Système d’informationde la
surveillance de l’exposition aux rayonnements ionisants
(Siseri) géré par l’IRSN et font l’objet d’une publication
annuelle. L’exposition des travailleurs au radon n’est pas
intégrée dans le dispositif de surveillance.
Les tableaux 1 et 2 présentent, par domaine d’activité, la
répartition des effectifs surveillés, de la dose collective
et du nombre de dépassements de la limite annuelle de
20 mSv. Ils témoignent d’une grande inégalité de la répar-
tition des doses selon les secteurs. Par exemple, le secteur
des activités médicales et vétérinaires, qui regroupe une
part importante des effectifs surveillés (près des deux tiers
de l’effectif total), ne représente qu’environ 28 % de la
dose collective; en revanche, ce secteur comptabilise sept
dépassements de la limite annuelle de 20 mSv (sur les huit
rapportés), dont un dépassement proche de 96 mSv, un
entre 20 et 25 mSv et cinq entre 30 et 50 mSv).
Les dernières statistiquesmontrent une progression légère
mais régulière des effectifs faisant l’objet d’une surveil-
lance dosimétrique depuis 2005 (voir diagramme 2), le
cap des 350000 personnes a été dépassé en 2012. Cette
évolution est due pour une part importante à l’augmen-
tationdes effectifs surveillés dans le domaine des activités
médicales et vétérinaires. Après une légère diminution en
2013pour la première fois depuis 2001, l’année 2014 voit
à nouveau l’effectif suivi progresser légèrement ; il semble-
rait donc qu’unplateau soit atteint, cette tendance restant
à confirmer sur les années à venir.
Dans le même temps, la dose collective annuelle a globa-
lement diminué (régression d’environ 50 %depuis 1996
alors que les effectifs surveillés ont progressé d’environ
50 %). À noter toutefois, une tendance à l’augmentation
de la dose collective entre 2006 et 2009, suivie d’une sta-
gnation sur la période 2009-2013puis d’une baisse obser-
vée en 2014 pour atteindre 56,3
homme.Sv.
Contrôle par les inspecteurs de l’ASN des dosimètres du personnel médical
du centre hospitalier de Guingamp.
Bilan de la surveillance dosimétrique
de l’exposition externe des travailleurs
aux rayonnements ionisants en 2014
(source : exposition professionnelle aux rayonnements ionisants
en France – bilan 2014, IRSN, juillet 2015)
• Effectif total surveillé : 359 646 travailleurs
• Effectif surveillé pour lequel la dose est restée inférieure au seuil
d’enregistrement : 283143 travailleurs, soit environ 79 %
• Effectif surveillé pour lequel la dose est restée comprise entre
le seuil d’enregistrement et 1 mSv : 63 431 travailleurs,
soit environ 18 %
• Effectif surveillé pour lequel la dose est restée comprise entre
1 mSv et 20 mSv : 13 072 travailleurs, soit environ 3,6 %
• Effectif surveillé pour lequel la dose efficace annuelle a
dépassé 20 mSv : 9 travailleurs dont 1 au-dessus de 50 mSv
• Dose collective (somme des doses individuelles) :
56,3 homme.Sv
• Dose individuelle annuelle moyenne sur l’effectif ayant
enregistré une dose supérieure au seuil d’enregistrement :
0,74 mSv
Bilan de la surveillance
de l’exposition interne en 2014
• Nombre d’examens de routine réalisés :
306 220 (dont moins de 1 % considérés positifs)
• Effectif ayant fait l’objet d’une estimation dosimétrique :
553 travailleurs
• Nombre d’examens de surveillance spéciale ou de contrôle
réalisés : 5 524 (dont 16 % sont supérieurs au seuil
d’enregistrement)
• Effectif ayant enregistré une dose efficace engagée
supérieure à 1 mSv : 5 travailleurs
Bilan de la surveillance de l’exposition
aux rayonnements cosmiques en 2014
(aviation civile)
• Dose collective pour 18 110 personnels navigants :
32,6
homme.Sv• Dose individuelle annuelle moyenne : 1,8 mSv
À NOTER
56
CHAPITRE 01 :
LES ACTIVITÉS NUCLÉAIRES : RAYONNEMENTS IONISANTS ET RISQUES POUR LA SANTÉ ET L’ENVIRONNEMENT
Rapport de l’ASN sur l’état de la sûreté nucléaire et de la radioprotection en France en 2015




