produites en France sous forme conditionnée (rapport
DGS/ASN/IRSN publié en 2013).
L’expositiondue au radon.
Depuis 1999, du fait du risque
decancerdupoumonattribuableauxexpositionsprolongées
au radon, des mesures obligatoires de radon doivent être
réaliséespériodiquement dans les lieuxouverts aupublic, et
notamment dans les établissements d’enseignement et dans
les établissements sanitaires et sociaux. Depuis août 2008,
cette surveillance obligatoire a été étendue aux lieux de
travail situés dans les zones géographiques prioritaires.
Le bilandes campagnes réalisées depuis 2005par les orga-
nismes agréés par l’ASNest présenté dans le diagramme 4.
Les pourcentages de résultats de mesures supérieurs aux
niveauxd’action (400 et 1000 Bq/m
3
) restent comparables
d’une année sur l’autre. Depuis 2009, un nouveau cycle
décennal de dépistage a été entamé.
Les résultats des contrôles dans les lieux ouverts aupublic
ne sont pas pertinents pour évaluer précisément les doses
liées à l’exposition de la population du fait que l’exposi-
tiondans l’habitat constitue la part la plus importante des
doses reçues au cours de la vie. Il faut noter que, s’agissant
de la moyenne des activités volumiques du radon dans
l’habitat, les données disponibles datent de la campagne
nationale de mesures de l’exposition au radon réalisée
dans les années 1980-1990.
Au-delà des aspects réglementaires (voir chapitre 3), la ges-
tiondes risques liés au radon a fait l’objet d’unplannational
d’action à caractère interministériel pour la période 2011-
2015, piloté par l’ASN. Ce bilan et le nouveau plan d’ac-
tion seront publiés en 2016, pour la période 2016-2019.
3.3 Les doses reçues par les patients
En France, l’exposition à des fins médicales représente la
part la plus importante des expositions artificielles de la
population aux rayonnements ionisants. Elle progresse
depuis une trentaine d’années du fait de l’augmentationdu
nombre d’examens radiologiques notamment d’examens
scanographiques, du vieillissement de la population, des
stratégies déployées pour unemeilleure prise en charge de
patients, notamment dans le cadre de la surveillance après
traitement d’un cancer et desmaladies coronariennes. Elle
fait l’objet depuis 2002 d’un examen régulier par l’IRSN.
La dose efficace moyenne par habitant du fait des exa-
mens radiologiques à visée diagnostique a été évaluée à
1,6mSv pour l’année 2012 (rapport IRSN2014) pour un
volume d’actes diagnostiques de l’ordre de 81,8 millions
(74,6 millions en 2007), soit 1247 actes pour 1000 habi-
tants et par an. Il faut noter que l’exposition individuelle
en 2012 est très hétérogène. Ainsi, si environ un tiers de
la population française a bénéficié d’au moins un acte
(hors actes dentaires), 85 % de cette population n’a pas
été exposé ou a reçu moins de 1 mSv.
La dose efficace individuellemoyenne a augmenté de 23 %
entre 2007 et 2012 (elle était de 1,3 mSv en 2007); elle
avait déjà augmenté de 50 %entre 2002 et 2007 (rapport
IRSN/InVS2010). Il faut souligner, toutefois, que lesmétho-
dologies utilisées pour la période 2002-2007 et pour la
période 2007-2012 ne sont pas identiques.
DIAGRAMME 4 :
bilan des campagnes de mesures de radon
0
500
1000
1500
2000
2500
3000
3500
2012/2013
2013/2014
2014/2015
815
671
156
35
76%
78%
18% 4%
720
163
70
75,55%
17,10% 7,35%
1168
79%
255
17%
170
16%
77
7%
61
4%
520
81%
92
14%
32
5%
659
82%
94
12%
47
6%
952
79%
2560
85%
174
15%
78
6%
315
11%
125
4%
87%
10%
3%
409
80%
78
15%
23
5%
2011/2012
2010/2011
2009/2010
2008/2009
2007/2008
2006/2007
2570
314
82
2005/2006
Campagnes de mesures
Nombre et pourcentage d’établissements contrôlés
Source: IRSN.
Établissement supérieur
à 1 000 Bq/m
3
Établissement entre
400 Bq/m
3
et 1 000 Bq/m
3
Établissement inférieur
à 400 Bq/m
3
59
CHAPITRE 01 :
LES ACTIVITÉS NUCLÉAIRES : RAYONNEMENTS IONISANTS ET RISQUES POUR LA SANTÉ ET L’ENVIRONNEMENT
Rapport de l’ASN sur l’état de la sûreté nucléaire et de la radioprotection en France en 2015




