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Le bilandes études réalisées enFrance depuis 2005, publié

par l’ASN en janvier 2010, et les études reçues depuis

montrent que 85 % des doses reçues par les travailleurs

des industries concernées restent inférieures à 1mSv/an.

Les secteurs industriels où l’exposition des travailleurs

est susceptible de dépasser 1 mSv/an sont les suivants :

traitement duminerai de titane, fumisterie et recyclage de

céramiques réfractaires, maintenance de pièces compo-

sées d’alliages au thoriumdans l’aéronautique, traitement

chimique du minerai de zircon, transformation méca-

nique et utilisationde zircon et traitement des terres rares.

3.1.3 L’exposition des personnels navigants

aux rayonnements cosmiques

Les personnels navigants de compagnies aériennes ainsi

que certains grands voyageurs sont exposés à des doses

significatives du fait de l’altitude et de l’intensité des rayon-

nements cosmiques à haute altitude. Ces doses peuvent

dépasser 1 mSv/an.

Lesystèmed’observationappelé SIEVERT,misenplaceparla

Directiongénéralede l’aviationcivile, l’IRSN, l’Observatoire

de Paris et l’Institut français pour la recherche polaire Paul-

Émile Victor

(www.sievert-system.com

)

, permet d’estimer

l’expositiondupersonnel navigant aux rayonnements cos-

miques, compte tenu des vols réalisés en cours d’année.

En2014, 18110personnels navigants avaient leurs doses

enregistrées dans Siseri. Les doses individuelles sont infé-

rieures à 1 mSv dans 15,3 % des cas, et comprises entre

1 mSv et 4 mSv dans 84,7 % des cas.

3.2 Les doses reçues

par la population

3.2.1 Les doses reçues par la population

du fait des activités nucléaires

Les réseaux de surveillance automatisés gérés par l’IRSN

sur l’ensemble du territoire (réseaux Téléray, Hydroté-

léray et Téléhydro) permettent de surveiller en temps

réel la radioactivité dans l’environnement et de mettre

en évidence toute variation anormale. Ces réseaux de

mesure joueraient un rôle prépondérant, en cas d’inci-

dent ou d’accident conduisant à des rejets de substances

radioactives, pour éclairer les décisions à prendre par

les autorités et pour informer la population. En situa-

tion normale, ils participent à l’évaluation de l’impact

des INB (voir chapitre 4).

En revanche, il n’existe pas de méthode globale de sur-

veillance permettant de reconstituer de façon exhaustive

les doses reçues par la population du fait des activités

nucléaires. De ce fait, le respect de la limite d’exposition

de la population (dose efficace fixée à 1 mSv par an) n’est

pas directement contrôlable. Cependant, pour les INB,

les rejets d’effluents radioactifs font l’objet d’une comp-

tabilité précise et une surveillance radiologique de l’en-

vironnement est mise en place autour des installations.

Àpartir des données recueillies, l’impact dosimétrique de

ces rejets sur les populations vivant au voisinage immé-

diat des installations est ensuite calculé en utilisant des

modèles permettant de simuler les transferts vers l’envi-

ronnement. Les impacts dosimétriques varient, selon le

type d’installation et les habitudes de vie des groupes de

référence retenus, de quelques microsieverts à quelques

dizaines de microsieverts par an.

Ces estimations ne sont pas connues pour les activités

nucléaires autres que les INB, du fait des difficultésmétho-

dologiques pour mieux connaître l’impact de ces instal-

lations et, notamment, l’impact des rejets contenant des

faibles quantités de radionucléides artificiels provenant

de l’utilisation des sources radioactives non scellées dans

les laboratoires de recherche ou de biologie, ou dans les

services de médecine nucléaire. À titre d’exemple, l’im-

pact des rejets hospitaliers pourrait conduire à des doses

de quelques dizaines de microsieverts par an pour les

personnes les plus exposées, notamment pour certains

postes de travail dans les réseaux d’assainissement et sta-

tions d’épuration (études IRSN 2005 et 2015).

Des situations héritées du passé telles que les essais

nucléaires aériens et l’accident de Tchernobyl peuvent

contribuer, demanière très faible, à l’expositionde la popu-

lation. Ainsi, la dose efficace individuellemoyenne reçue

actuellement due aux retombées de l’accident de Tcherno-

byl enFrancemétropolitaine est estimée entre 0,010 mSv

et 0,030 mSv/an (IRSN2001). Celles dues aux retombées

des tirs atmosphériques avaient été estimées, en 1980, à

environ 0,020 mSv; du fait d’un facteur de décroissance

d’environ 2 en dix ans, les doses actuelles sont estimées

largement inférieures à 0,010 mSv par an (IRSN 2006).

En ce qui concerne les retombées en France de l’accident

de Fukushima (Japon), les résultats publiés enFrance par

l’IRSNen 2011 ont montré la présence d’iode radioactif à

des niveaux très faibles, conduisant pour les populations

à des doses très inférieures à celles estimées pour l’acci-

dent de Tchernobyl et d’impact négligeable.

3.2.2 L’exposition de la population

aux rayonnements naturels

L’exposition due à la radioactivité naturelle des eaux

de consommation.

Les résultats de la surveillance de la

qualité radiologique des eaux distribuées au robinet exer-

cée par les agences régionales de santé entre 2008 et 2009

(rapport DGS/ASN/IRSNpublié en2011) ontmontré que

99,83 %de la populationbénéficie d’une eaudont la qua-

lité respecte en permanence la dose totale indicative de

0,1 mSv/an fixée par la réglementation. Cette apprécia-

tion globale peut également être appliquée à la qualité

radiologique des eaux minérales et des eaux de sources

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CHAPITRE 01 :

LES ACTIVITÉS NUCLÉAIRES : RAYONNEMENTS IONISANTS ET RISQUES POUR LA SANTÉ ET L’ENVIRONNEMENT

Rapport de l’ASN sur l’état de la sûreté nucléaire et de la radioprotection en France en 2015