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MODALITÉ D’IMAGERIE

ACTES

DOSE EFFICACE COLLECTIVE

NOMBRES

%

MSV

%

Radiologie conventionnelle (hors dentaire)

44 175 500

54,0

18 069 200

17,7

Radiologie dentaire

27 616 000

33,8

165 700

0,2

Scanographie

8 484 000

10,4

72 838 900

71,3

Radiologie interventionnelle diagnostique

377 000

0,5

3 196 400

3,1

Médecine nucléaire

1 103 000

1,3

7 928 300

7,8

TOTAL

81 755 500

100,0

102 198 500

100,0

TABLEAU 3 :

nombre total d’actes et dose efficace collective associée pour chaque modalité d’imagerie (valeurs arrondies) en France en 2012

Source: IRSN.

La radiologie conventionnelle (54 %), la scanographie

(10,5%) et la radiologiedentaire (34%) regroupent leplus

grandnombred’actes.Cependant, la contributionde la sca-

nographieàladoseefficacecollectiveresteprépondéranteet

plus significative en 2012 (71 %) qu’en 2007 (58 %) alors

que celle de la radiologie dentaire reste très faible (0,2 %).

À titre d’exemple, les scanners thoraciques et abdominaux

pelviens restent les plus fréquents (50 % en 2012 vs 30 %

en 2007), plus particulièrement chez l’homme au-delà de

50 ans (4,2 %en 2012 vs 1,4 %en 2007). Les femmes ont

bénéficiédeplusd’actesenradiologieconventionnelle(mam-

mographies et examens des membres) que les hommes.

Chez les adolescents, les actes de radiologie conventionnelle

et dentaire sont les plus nombreux (1020 et 1220 actes

pour 1000 individus en 2012). Malgré leur fréquence,

les actes de radiologie dentaire dans cette population ne

représentent que 0,5 % de la dose collective.

Il faut noter enfin que, dans un échantillon d’environ

600000 personnes bénéficiaires de l’assurance maladie,

44 % d’entre elles ont bénéficié en 2012 d’au moins un

acte diagnostique. L’analyse des doses efficaces pour ces

personnes, ayant effectivement euun examen,montre que

70 %d’entre elles ont reçumoins d’1mSv, 18 %entre 1 et

10 mSv, 11 %entre 10 et 50 mSv et 1 %plus de 50 mSv. Il

faut cependant tenir compte dans cette étude des incerti-

tudes importantes sur les valeurs de dose efficacemoyenne

par type d’acte, ce qui justifie de progresser dans les esti-

mations de doses lors de la prochaine étude d’exposition

de la population générale.

Une attention particulière doit être exercée pour contrô-

ler et réduire les doses liées à l’imageriemédicale, notam-

ment lorsque des techniques alternatives peuvent être

utilisées pour une même indication, car la multiplica-

tion des examens les plus irradiants, pour une même

personne, pourrait conduire à atteindre la valeur de

dose efficace de plusieurs dizaines de millisieverts ;

à ce niveau d’exposition, certaines études épidémiolo-

giques ont pu mettre en évidence la survenue de cancers

radio-induits.

À partir d’un échantillon de 100000 enfants (1 % de la

population française), l’IRSN(rapport 2013) a estimé qu’en

2010 un enfant sur trois a été exposé aux rayonnements

ionisants à des fins diagnostiques. Les valeursmoyenne et

médiane de la dose efficace sont estimées respectivement à

0,65 mSv et 0,025 mSv pour l’ensemble des enfants expo-

sés. Elles sont respectivement de 5,7 mSv et 1,7 mSv pour

les enfants ayant bénéficié d’au moins un acte scanogra-

phique (1 % de la population étudiée).

Lamaîtrise des doses délivrées aux patients reste une prio-

rité pour l’ASNqui a engagé, en liaison avec les parties pre-

nantes (institutionnels et professionnels), unprogramme

d’actions dans différents domaines (qualité et sécurité

des pratiques/assurance qualité, ressources humaines/

formation…).

3.4 L’exposition des espèces

non humaines (animales et végétales)

Le système international de radioprotection a été construit

en vue d’assurer la protection de l’homme vis-à-vis des

effets des rayonnements ionisants. La prise en compte de

la radioactivité dans l’environnement est ainsi évaluée

par rapport à son impact sur les êtres humains et, en l’ab-

sence d’élément contraire, il est aujourd’hui considéré

que les normes actuelles garantissent la protection des

autres espèces.

La protection de l’environnement vis-à-vis du risque

radiologique, et notamment la protection des espèces

non humaines, doit toutefois pouvoir être garantie indé-

pendamment des effets sur l’homme. Rappelant que cet

objectif est déjà intégré dans la législationnationale, l’ASN

veillera à ce que l’impact des rayonnements ionisants sur

les espèces nonhumaines soit effectivement pris en compte

dans la réglementationet dans les autorisations des activités

nucléaires, dès que lesméthodes d’évaluation seront dispo-

nibles. L’avis adopté par le GPRADE en septembre 2015,

établi à partir du rapport d’expertise de l’IRSN, doit être

publié en 2016.

60

CHAPITRE 01 :

LES ACTIVITÉS NUCLÉAIRES : RAYONNEMENTS IONISANTS ET RISQUES POUR LA SANTÉ ET L’ENVIRONNEMENT

Rapport de l’ASN sur l’état de la sûreté nucléaire et de la radioprotection en France en 2015