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et six fois pour des exercices de simulation de crise. Près

de 3700 jours de formation ont été délivrés.

Les missions de l’ASN se répartissent ainsi entre le

contrôle (50 %), les autorisations (25 %), la réglementation

(10 %), l’information des publics (10 %) et la gestion des

situations d’urgence (5 %).

L’ ASN a présenté cette répartition à la mission chargée

d’éclairer le Gouvernement sur les moyens du contrôle

de la sûreté nucléaire et de la radioprotection, et de leur

évolution. Les conclusions, rédigées par cette mission

constituée par l’Inspection générale des finances,

le Conseil général de l’économie, de l’industrie, de

l’énergie et des technologies et le Conseil général de

l’environnement et du développement durable, ont été

remises au Gouvernement pour permettre à ce dernier

de présenter son rapport au Parlement en application

de la loi de finances de 2015.

* * *

Ces chiffres permettent d’illustrer l’ampleur de l’action

au quotidien des agents de l’ASN pour mener à bien le

contrôle des activités nucléaires et des expositions aux

rayonnements ionisants.

Dans le domaine de la sûreté nucléaire,

l’ASNa encadré

lapoursuited’exploitationde l’usineComurhexd’Areva, du

Ganil et de quatre réacteurs de 900MWe exploités par EDF.

En2015, elle s’est prononcée demanière générique sur les

troisièmes visitesdécennalesdes réacteursde1300MWe et a

continué à instruire ledossier sur lapoursuited’exploitation

des réacteurs de 900 MWe au-delà de leur quatrième

visite décennale, c’est-à-dire après leurs quarante ans de

fonctionnement.

L’ ASN a par ailleurs rendu un avis sur le coût du projet

de stockage de déchets radioactifs en couche géologique

profonde (Cigéo) et a précisé aux exploitants concernés,

Areva et le CEA, ses exigences sur le « noyau dur ».

Elle a pris position sur le programme d’essais destiné

à caractériser les ségrégations positives au carbone du

couverclede cuvede l’EPRet ademandé àEDFde compléter

le dossier de demande de mise en service de ce réacteur.

Elle poursuit son action pour une application pleine et

entière des dispositions relatives aux équipements sous

pression nucléaires.

L’ ASN a formulé diverses prescriptions pour obtenir le

traitementdecertainessituationsinsatisfaisantes,parexemple

la reprise des déchets anciens à LaHague, la préventiondu

risque incendie dans l’installation exploitée à Saclay par

CIS bio international ou encore l’étanchéité de l’enceinte

de confinement du réacteur 5 du Bugey.

Enfin, elle apréparé en2015 la campagnede renouvellement

des comprimés d’iode pour les riverains des 19 centrales

nucléairesfrançaises.Cettecampagnes’inscritpluslargement

dans le développement d’une culture de protection des

populations concernées. Elle se déroulera tout au long

de l’année 2016 en lien avec les pouvoirs publics, les

associations, les élus ou encore les relais d’information

dans l’Éducation nationale.

Dans le domaine de la radioprotectionmédicale,

l’ASN

a dressé en 2015 un bilan des actions engagées pour la

maîtrise des doses de rayonnements ionisants délivrées

aux patients. Ce bilan est mitigé ; il met en évidence le

développement de bonnes pratiquesmais des insuffisances

en termes de ressources humaines.

L’ASNa publié des recommandations sur lamise enœuvre

des nouvelles techniques en radiothérapie et sur les niveaux

de référence diagnostique en imagerie médicale.

Certainessituationsdansledomainedelasantéontdemandé

une attentionparticulière.Ce fut le casnotamment à l’hôpital

marseillais de laTimone, ouencorepour les quatre incidents

classés au niveau 2 sur l’échelle INES, tous au titre de la

radioprotection, ou pour les neuf incidents classés sur

l’échelle ASN-SFRO déclarés en 2015 à l’ASN.

En 2015, avec la loi relative à la transition énergétique

pour la croissance verte, l’ASN a vu ses missions élargies.

Par l’ordonnance du 10 février 2016, elle est désormais

responsable du contrôle de la sécurité des sources. Cette

disposition entrera en vigueur au plus tard au 1

er

juillet

2017. L’ASNa poursuivi en2015 les travauxpréparatoires

à la prise en charge de cette nouvelle activité.

* * *

Commelerappellelecollègedanssonéditorial,l’ASNfaitface

àdesenjeuxsansprécédent.Enconséquence,elleadapteses

modesd’actionen lesproportionnant aux risques associés.

Un contrôle adapté aux enjeux

Les modes d’inspection sont multiples : pour les enjeux

majeurs, l’ASNréalise des inspections dites « de revue » ou

des inspections renforcées, qui rassemblent plusieurs agents

de l’ASN et des experts de l’Institut de radioprotection et

de sûreté nucléaire (IRSN). De telles inspections peuvent

durer plusieurs jours dans un même établissement, et

concernent le plus souvent une thématique précise.

Pour les sujets àmoindre enjeu, l’ASNadapte son contrôle

en le proportionnant aux risques. Ainsi, en 2015, l’ASN

a expérimenté un nouveau mode de contrôle, qu’elle a

mis en œuvre dans un premier temps pour les activités

de radiologie conventionnelle réalisées par les vétérinaires

sur les animauxde compagnie. Cette action a étémenée en

relation étroite avec le conseil de l’ordre des vétérinaires.

Pour cette activité, les enjeuxde radioprotection sont faibles

mais les établissements concernés sont très nombreux.

L’ objectif est d’identifier les établissements sur lesquels

l’ASNdevra concentrer ses efforts. Elle envisage d’étendre

cette démarche à d’autres domaines d’activité où s’exerce

son contrôle.

L’ANNÉE 2015

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Rapport de l’ASN sur l’état de la sûreté nucléaire et de la radioprotection en France en 2015