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Gouvernement des projets de texte

réglementaire et elle est consultée sur

les textes préparés par lesministères.

Elle précise la réglementation par des

décisions à caractère réglementaire.

Elle délivre certaines autorisations

individuelles et en propose d’autres

au Gouvernement. La surveillance

et le contrôle des activités nucléaires

sont assurés par des agents de l’ASN

et par des organismes que l’ASNagrée

à cet effet. L’ ASN contribue à l’ac-

tion européenne et internationale

de la France dans ses domaines de

compétence. Enfin, elle apporte son

concours à la gestion des situations

d’urgence radiologique.

L’ ASN est dirigée par un collège de

cinq commissaires exerçant leur

fonction à temps plein, inamovibles

et nommés, pour un mandat d’une

durée de six ans non renouvelable,

par le Président de la République, le

Président du Sénat et le Président de

l’Assemblée nationale.

L’ASNdispose de services centraux et

de onze divisions territoriales répar-

ties sur le territoire. Son effectif global

s’élève à 483 personnes. Le budget

2015 de l’ASN a atteint 80 M€.

L’ ASN s’appuie, sur le plan tech-

nique, sur l’expertise que lui four-

nissent l’IRSN ainsi que des groupes

permanents d’experts.

Environ 400 agents de l’IRSN se

consacrent à l’appui technique de

l’ASN; l’IRSN a mobilisé à cet effet,

en2015, 85 M€provenant environ à

parts égales d’une subventionde l’État

et duproduit d’une taxe acquittée par

les exploitants des grandes installa-

tions nucléaires.

Au total, le budget de l’État consacré

à la transparence et au contrôle de la

sûreté nucléaire et de la radioprotec-

tion s’est élevé en 2015 à 176 M€.

L’ASN réunit également des groupes

de travail pluralistes qui permettent

à l’ensemble des parties prenantes de

contribuer à l’élaborationdedoctrines

oude plans d’action et au suivi de leur

mise en œuvre.

L’ASNs’est également investie dans le

domaine de la recherche pour iden-

tifier les champs de connaissances

à approfondir pour répondre aux

besoins de l’expertise àmoyen et long

termes et améliorer la sûreté nucléaire

et la radioprotection. Elle s’est dotée

d’un comité scientifique.

La loi du 17 août 2015 relative à la

transition énergétique pour la crois-

sance verte (loi TECV) et l’ordonnance

du 10 février 2016 portant diverses

dispositions enmatière nucléaire ont

renforcé les missions et les pouvoirs

de contrôle de l’ASN.

L’ ordonnance du 10 février

2016 a institué au sein de l’ASN

une commission des sanctions

chargée de prononcer les amendes

administrativesencasdemanquement

à la réglementation.

Instances consultatives

L’organisation de la sécurité et de la

transparence en matière nucléaire

comprend aussi des instances consul-

tatives, notamment le Haut Comité

pour la transparence et l’information

sur la sécurité nucléaire (HCTISN),

instance d’information, de concerta-

tion et de débat sur les risques liés aux

activités nucléaires, leHautConseil de

la santé publique (HCSP) qui contri-

bue à la définition des objectifs plu-

riannuels de santé publique, évalue

la réalisation des objectifs nationaux

de santé publique et contribue à leur

suivi annuel, ainsi que diverses com-

missions chargées de donner un avis

surdesprojetsde textes réglementaires

comme leConseil supérieur de la pré-

vention des risques technologiques.

Perspectives

Face à des enjeux sans précédent,

l’ASN estime indispensable d’enga-

ger, de façonnotable, le renforcement

de sesmoyens humains et financiers

et de ceux de l’IRSN. Malgré l’effort

consenti par leGouvernement depuis

2014 (augmentationde trente emplois

sur trois ans et stabilisationdubudget),

dans uncontexte budgétaire extrême-

ment contraint, la situation actuelle

reste préoccupante.

La réglementation

03

Le cadre juridique propre à la radio-

protection trouve sonorigine dans des

normes, standards ou recommanda-

tions établis au niveau international

par différents organismes, notam-

ment la Commission internationale

de protection radiologique (CIPR),

organisation non gouvernementale,

l’Agence internationale de l’énergie

atomique (AIEA) et l’Organisation

internationale de normalisation (ISO,

International StandardOrganisation

).

Au niveau européen, dans le cadre

duTraité Euratom, différentes direc-

tives concernent la sûreté nucléaire

et la radioprotection, notamment

la directive 2013/59/Euratom du

Conseil fixant les normes de base

relatives à la protection sanitaire

20

Rapport de l’ASN sur l’état de la sûreté nucléaire et de la radioprotection en France en 2015

LES ÉLÉMENTS MARQUANTS EN 2015