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-- le réseau Téléray (radioactivité gamma ambiante de

l’air) qui s’appuie sur des balises demesure en continu

et sur l’ensemble du territoire. Ce réseau est en cours

de densification autour des sites nucléaires dans la

zone de 10 à 30 km autour des INB ;

-- le réseau Hydrotéléray (surveillance des principaux

cours d’eau, enaval de toutes les installations nucléaires

et avant leur sortie du territoire national) ;

-- des réseaux de prélèvement en continu avecmesures

en laboratoire, comme le réseaudemesure de la radio­

activité des aérosols atmosphériques;

le traitement et la mesure en laboratoire d’échantillons

prélevés dans différents compartiments de l’environne-

ment à proximité ounon d’installations susceptibles de

rejeter des radionucléides.

L’ IRSN réalise chaque année plus de 25000 prélèvements

dans l’environnement, tous compartiments confondus

(hors réseaux de télémesures).

Les niveauxde radioactivitémesurés enFrance sont stables

et se situent à des niveaux très faibles, généralement à

la limite de la sensibilité des instruments de mesure. La

radioactivité artificielle détectée dans l’environnement

résulte essentiellement des retombées des essais atmos-

phériques d’armes nucléaires réalisés dans les années 1960

et de l’accident de Tchernobyl. Des traces de radioactivité

artificielle liées aux rejets peuvent parfois être détectées à

proximité des installations. À cela peuvent s’ajouter très

localement des contaminations sans enjeu sanitaire issues

d’incidents ou d’activités industrielles passées.

À partir des résultats de la surveillance de la radioactivité

sur l’ensemble du territoire et conformément aux dis-

positions de la décision n° 2008-DC-0099 de l’ASN du

29 avril 2008modifiée, l’IRSN publie régulièrement un

bilan de l’état radiologique de l’environnement français.

La première édition de ce bilan, publiée au début de l’an-

née 2013, couvrait l’année 2010 et le premier semestre

2011. La deuxième édition de ce bilan, publiée à la fin

de l’année 2015, correspond à la période 2011-2014.

En complément de l’édition de ces bilans de l’état radio-

logique précités, l’IRSN établit également des constats

radiologiques régionaux destinés à fournir une informa-

tion plus précise sur un territoire donné (voir encadré).

4.3 La qualité des mesures

Les articles R. 1333-11 et R. 1333-11-1 du code de la

santé publique prévoient la création d’un RNM et d’une

procédure d’agrément des laboratoires de mesure de la

radioactivité par l’ASN. Les modalités de fonctionne-

ment du RNM ont été définies par la décision de l’ASN

du 29 avril 2008 précitée.

La mise en place de ce réseau répond à deux objec-

tifs majeurs :

assurer la transparence des informations sur la radio­

activité de l’environnement en mettant à disposition

du public les résultats de cette surveillance dans l’en-

vironnement et des informations sur l’impact radiolo-

gique du nucléaire en France sur un site Internet dédié

(www.mesure-radioactivite.fr

)

 ;

poursuivre une politique d’assurance de la qualité pour

les mesures de radioactivité de l’environnement par

l’instauration d’un agrément des laboratoires, déli-

vré par décision de l’ASN en application de l’article

L. 592-21 du code de l’environnement.

Les agréments couvrent toutes les matrices environne-

mentales, les eaux, les sols ou sédiments, les matrices

biologiques (faune, flore, lait), les aérosols et les gaz

atmosphériques. Les mesures concernent les princi-

paux radionucléides artificiels ou naturels, émetteurs

gamma, bêta ou alpha ainsi que la dosimétrie gamma

ambiante (voir tableau 9). La liste des types de mesures

couvertes par un agrément a été étendue par la déci-

sion n° 2015-DC-0500 de l’ASN du 26 février 2015

homologuée par arrêté du 3 juin 2015, qui modifie la

décision de l’ASN du 29 avril 2008 précitée, afin d’in-

tégrer au RNM les résultats du contrôle sanitaire des

denrées alimentaires réalisé pour le compte de la DGAL

et de la DGCCRF.

Au total, une cinquantaine de types de mesure est cou-

verte par un agrément. Il leur correspond autant d’es-

sais de comparaison interlaboratoires. Ces essais sont

La démarche des constats radiologiques

régionaux

Les constats radiologiques régionaux établis par l’IRSN

ont pour objectif d’établir, sur un territoire étendu (plusieurs

départements), un référentiel actualisé des niveaux de

radioactivité dans certains compartiments de l’environnement

caractéristiques du territoire concerné. Selon l’emprise du

constat et le milieu étudié, l’accent est mis sur les productions

agricoles végétales et animales typiques du territoire concerné,

les produits de la pêche ou les bio-indicateurs naturels.

Ce référentiel vise à rendre compte, d’une part, du « bruit

de fond » radiologique lié à la radioactivité naturelle et à la

rémanence des retombées atmosphériques anciennes (essais

d’armes nucléaires et accident de Tchernobyl), d’autre part,

de l’influence des rejets actuels ou passés des installations

nucléaires éventuellement présentes sur ce territoire.

En cas de rejet incidentel ou accidentel, ce référentiel servirait

de base de comparaison et contribuerait à l’orientation

du déploiement d’une surveillance renforcée.

Depuis la mise en place de la démarche de réalisation

de constats radiologiques régionaux engagée en 2008,

sept constats radiologiques (Val de Loire, Vallée du Rhône,

quart Nord-Est, Nord-Normandie, Nouvelle-Calédonie,

constat « zones de rémanence », constat radiologique minier)

ont été publiés ou sont en cours d’élaboration.

Les rapports correspondants sont disponibles sur le site Internet

de l’IRSN

www.irsn.fr

ou du RNM

www.mesure-radioactivite.fr

COMPRENDRE

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CHAPITRE 04 :

LE CONTRÔLE DES ACTIVITÉS NUCLÉAIRES ET DES EXPOSITIONS AUX RAYONNEMENTS IONISANTS

Rapport de l’ASN sur l’état de la sûreté nucléaire et de la radioprotection en France en 2015