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n 2015,
la division de Lyon de l’ASN a réalisé 353 inspections dans les régions Auvergne
et Rhône-Alpes, dont 94 inspections dans les 4 centrales nucléaires, 76 inspections dans
les usines et les installations en démantèlement, 168 inspections dans le nucléaire de
proximité et 15 inspections dans le domaine du transport de substances radioactives. L’ ASN a
par ailleurs réalisé 55 journées d’inspection du travail dans les quatre centrales nucléaires et le
site de Creys-Malville.
En 2015, 394 événements significatifs ont été déclarés à la division de Lyon dont 314 survenus
dans les INB, 19 dans le transport de substances radioactives et 61 dans le nucléaire de proximité.
Dans les INB, parmi les événements déclarés, 25 ont été classés au niveau 1 de l’échelle INES.
Dans le nucléaire de proximité, parmi les 61 événements déclarés, 2 ont été classés au niveau 1
de l’échelle INES, auxquels s’ajoutent 13 événements concernant les patients en radiothérapie.
Dans le domaine du transport de substances radioactives, parmi les événements déclarés, 2 ont
été classés au niveau 1 de l’échelle INES.
L’ ASN a été amenée à mettre en demeure, le 4 mars 2015, le responsable d’une activité nucléaire
du centre hospitalier de Pont-de-Beauvoisin de respecter certaines dispositions du code de la
santé publique.
1. APPRÉCIATION PAR DOMAINE
1.1 Les installations nucléaires
Les centrales électronucléaires
Centrale nucléaire du Bugey
En matière de sûreté nucléaire, l’ASN note qu’après une
année 2013 et un début d’année 2014 qui avaient été
marquées par un net recul de la rigueur d’exploitation, la
centrale nucléaire du Bugey a confirmé en 2015 les pro-
grès montrés fin 2014. L’ASN a d’ailleurs mené une ins-
pectionde revue aumois de septembre 2015 qui a permis
de confirmer que l’action du site était plutôt bien orien-
tée : l’exploitant a lancé plusieurs actions structurantes
en matière de management de la sûreté pour progresser
dans les domaines où des lacunes s’étaient matérialisées
ces dernières années. La centrale a ainsi progressé dans
le domaine des lignages et la gestion des modifications
temporaires des spécifications techniques d’exploitation.
L’organisation de la centrale nucléaire reste fragile dans la
surveillance des activités en salle de commande.
Sur le plande lamaintenance, l’ASNnote que les deuxpre-
miers arrêts de la campagne 2015 se sont globalement bien
déroulés. L’arrêt du réacteur 5 est quant à lui marqué par
une dégradation de l’étanchéité de l’enceinte de confine-
ment dubâtiment réacteur. Par décisionn° 2015-DC-0533
du1
er
décembre 2015, l’ASNa demandé à EDFde lui sou-
mettre pour accord les procédés de réparation de la peau
métallique d’étanchéité et de procéder aux réparations
avant le redémarrage du réacteur.
En matière de protection de l’environnement, l’ASN
estime que le site maîtrise ses rejets d’exploitation.
L’ ASN relève cependant un manque de maîtrise sur la
question du confinement liquide, qu’il s’agisse de subs-
tances radioactives ou chimiques : sur ce sujet lié au
vieillissement des installations, l’ASN considère que la
reconquête de la maîtrise du confinement liquide sur la
centrale nucléaire doit passer par la mise en œuvre d’un
programme ambitieux portant à la fois sur l’entretien
des matériels ainsi que sur une meilleure maîtrise des
opérations d’exploitation peu courantes.
En matière de protection des travailleurs, l’ASN note
que sur le plan de la radioprotection les résultats de
la centrale nucléaire du Bugey sont encourageants.
En matière de prévention des risques, les trois premiers
trimestres de l’année 2015 étaient marqués par une amé-
lioration des indicateurs en matière de sécurité et de
prévention des risques, après deux années médiocres
dans le domaine : l’ASN observe que ces résultats se
sont à nouveau détériorés depuis le début de la visite
partielle du réacteur 5.
Centrale nucléaire de Saint-Alban/Saint-Maurice
L’ ASN considère que les performances en matière de
sûreté nucléaire de la centrale nucléaire de Saint-Alban/
Saint-Maurice rejoignent globalement l’appréciation
générale des performances que l’ASN porte sur EDF.
Les indicateurs quantitatifs de l’année 2015 sont plu-
tôt bien orientés et traduisent que la démarche de fond
engagée depuis 2011 pour redresser les performances
du site dans la durée portent leurs fruits.
DIVISION DE LYON
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CHAPITRE 08 :
LE PANORAMA RÉGIONAL DE LA SÛRETÉ NUCLÉAIRE ET DE LA RADIOPROTECTION
Rapport de l’ASN sur l’état de la sûreté nucléaire et de la radioprotection en France en 2015




