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plupart, ces événements concernent un patient sur une

ou quelques séances et sont sans conséquences cliniques

attendues. En 2015, 23 événements ont été déclarés à

l’ASN, qui veille à ce que le retour d’expérience de ces

événements soit tiré par les centres concernés.

Pratiques interventionnelles

Au regard des 16 inspections menées en 2015, l’ASN

estime que les pratiques de radioprotection des patients

et des travailleurs doivent encore être optimisées dans

le domaine des pratiques interventionnelles (voir cha-

pitre 9, point 1.1.2). De grandes disparités entre les ser-

vices ont été observées. Si des progrès ont été constatés

dans les salles dédiées aux pratiques interventionnelles,

notamment en matière de formation, il n’en est pas de

même au sein des blocs opératoires. L’ optimisation des

doses délivrées aux patients et aux travailleurs n’est pas

encore suffisamment développée. L’ affectation de radio-

physiciens à cette activité est encore insuffisante. En

outre, l’effort de formation des praticiens aux bonnes

pratiques de radioprotection des patients et des travail-

leurs doit être poursuivi.

Médecine nucléaire

Il ressort des sept inspections menées en 2015 que la

radioprotection des travailleurs, des patients et du public

est globalement prise en compte dans les installations de

médecine nucléaire des régions Auvergne et Rhône-Alpes.

Des améliorations sont toutefois attendues dans la réali-

sation des contrôles techniques internes de radioprotec-

tion, la mise à jour des analyses de poste des travailleurs

exposés, la gestion des effluents radioactifs et l’analyse

des événements.

Scanographie

En 2015, l’ASN a mené 13 inspections dans les ins-

tallations de scanographie des régions Auvergne et

Rhône-Alpes, dont une inspection dans un centre réa-

lisant des examens de téléradiologie. L’ ASN a vérifié

que les centres ont engagé une démarche d’optimisation

des doses lors de la réalisation d’actes scanographiques.

Cette démarche doit être poursuivie et développée, en

généralisant notamment le recours aux physiciens médi-

caux dans ce domaine.

Campagne d’inspection dans le secteur

de la radiologie dentaire

En 2015, la division de Lyon a réalisé une campagne

d’inspections auprès d’une vingtaine de cabinets den-

taires des régions Auvergne et Rhône-Alpes équipés d’ap-

pareils de radiologie de type

Cone Beam Computerized

Tomography

(CBCT). L’ utilisation de ces appareils pré-

sente en effet un enjeu radiologique particulier, les doses

délivrées par les CBCT étant plus élevées que celles de la

radiographie dentaire conventionnelle. Cette opération

a permis, plus globalement, de dresser un état des lieux

de la prise en compte de la réglementation relative à la

radioprotection des travailleurs et des patients dans les

cabinets dentaires, de sensibiliser les professionnels sur

les dispositions à mettre en place et de faire le point sur

les éventuelles difficultés rencontrées.

Pour chaque cabinet, une trentaine de points relatifs

au respect des exigences réglementaires en matière de

radioprotection des travailleurs et des patients ont été

contrôlés. Malgré une situation hétérogène entre les

cabinets contrôlés, l’ASN considère que les mesures

de radioprotection peuvent globalement être amélio-

rées par un contrôle plus régulier des appareils et une

vérification systématique de la conformité de l’amé-

nagement des locaux. L’ ASN a également constaté des

différences qualitatives dans la prestation délivrée par

différentes personnes compétentes en radioprotec-

tion externes.

1.3 La radioprotection

dans le secteur industriel

Radiologie industrielle

Dans le secteur de la radiologie industrielle des régions

Auvergne et Rhône-Alpes, l’ASN considère que la radio­

protection est prise en compte de manière assez satis-

faisante. Les inspections menées en 2015 n’ont en effet

pas mis en évidence de non-conformités réglementaires

notables, même si des améliorations sont attendues dans

la délimitation de la zone d’opération lors des chantiers

(installation des balisages et marquages) ou la réali-

sation des évaluations prévisionnelles dosimétriques.

1.4 La sûreté nucléaire

et la radioprotection du transport

de substances radioactives

En 2015, l’ASN a mené 15 opérations de contrôle dans

le domaine du transport de substances radioactives en

région Auvergne Rhône-Alpes. D’une part, 11 opérations

de contrôle ont étémenées chez les exploitants d’installa-

tions nucléaires, les services demédecine nucléaire et les

sociétés de contrôle technique (gammagraphie, gamma­

densimètre, détection de plomb). Lors de ces inspec-

tions, l’ASN a contrôlé l’organisation mise en place par

les exploitants pour respecter la réglementation relative

au transport de substances radioactives et les opérations

relatives à l’expédition et à la réception de colis dans ces

installations. D’autre part, quatre opérations de contrôle

routier ont été réalisées en 2015 en collaboration avec

d’autres services de l’État (Direction régionale de l’envi-

ronnement, de l’aménagement et du logement – Dreal –,

douanes, gendarmerie). Ces contrôles routiers se sont

déroulés de manière inopinée au niveau des barrières

de péages autoroutiers et ont conduit à l’envoi de trois

lettres de suite d’inspection.

DIVISION DE LYON

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CHAPITRE 08 :

LE PANORAMA RÉGIONAL DE LA SÛRETÉ NUCLÉAIRE ET DE LA RADIOPROTECTION

Rapport de l’ASN sur l’état de la sûreté nucléaire et de la radioprotection en France en 2015