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Ainsi, dans le cadre du retour d’expérience de l’accident

de Fukushima, l’ILL a mis en place rapidement d’impor-

tants renforcements, qui se sont poursuivis de manière

satisfaisante en 2015. Cependant, l’ASN constate que la

mise en œuvre de ces améliorations n’est pas toujours

accompagnée de la rigueur attendue pour la traçabilité

des activités et la mise à jour du référentiel.

L’ILL doit améliorer et clarifier le référentiel de sûreté de

l’installation, puis assurer la conformité de l’installation

à ce référentiel.

En2015, l’ILL a proposé, en réponse à plusieurs demandes

de l’ASN, la mise en place d’un système de management

intégré répondant aux exigences de la réglementationdes

INB, ainsi qu’une nouvelle organisation de sa filière de

sûreté pour améliorer son indépendance.

Pour répondre à lamise endemeure de l’ASN, l’ILL a sou-

mis des demandes d’octroi de conditions particulières

d’application du titre III du décret du 13 décembre 1999

relatif aux équipements sous pression nucléaires pour les

22 équipements en écart réglementaire. Chacun de ces

dossiers décrit lesmesures proposées pour compenser les

actions de vérification qui ne peuvent être réalisées du fait

des spécificités des équipements du RHF. Après analyse

des propositions, l’ASN a défini en mars 2015 par deux

décisions ces conditions particulières d’aménagement.

Installation de conditionnement et d’entreposage de déchets

activés (Iceda) du Bugey

L’installation Iceda aura pour fonctionde traiter et d’entre-

poser des déchets activés provenant du fonctionnement

des installations d’EDF et dudémantèlement des réacteurs

de première génération et de la centrale deCreys-Malville.

Après une suspension de plusieurs années, le chantier

de construction a repris complètement début avril 2015.

À l’issue de ses inspections, l’ASNconsidère que la reprise

du chantier s’est déroulée de manière rigoureuse et le

chantier est bien tenu. La surveillance mise en place par

EDF est appropriée aux enjeux.

Irradiateur Ionisos à Dagneux

L’irradiateur de Dagneux, constituant l’INB 68 exploitée

par la société Ionisos, a présenté unniveaude sûreté satis-

faisant en 2015. Le traitement de l’eau de piscine, dont

l’ASN avait relevé le dysfonctionnement lors d’une ins-

pection en 2014, a été remis en conformité avec le réfé-

rentiel de sûreté de l’installation.

Le réexamen périodique de l’installation sera instruit en

2016. A l’issue de son instruction, l’ASN se positionnera

sur les conditions de sa poursuite d’exploitation.

EDF BCOT - Base chaude opérationnelle du Tricastin à Bollène


À l’issue de ses inspections, l’ASN estime que le niveau

de sûreté de la BCOT est satisfaisant. L’ ASN a contrôlé

en 2015 la réalisation des essais préalables au début des

opérations de découpe des mécanismes de commande

de grappes, en vue de leur conditionnement en déchets.

CERN – Accélérateur et centre de recherche à Genève (Suisse)

À la suite de la signature d’une convention internationale

entre la France, la Suisse et leCERN le 15 novembre 2010,

l’ASNet l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) suisse

(organisme de contrôle de la radioprotection suisse) contri-

buent à la vérification des exigences de sûreté et de radio-

protection appliquées par leCERN. Les actions conjointes

portent sur les transports, les déchets et la radioprotection.

Ainsi, l’ASN et l’OFSP ont homologué l’étude de gestion

des déchets nucléaires du site ainsi que le dossier de sûreté

d’un nouvel accélérateur linéaire, construit sur le site du

CERN et nommé Linac 4. Cet accélérateur a fait l’objet

d’une visite conjointe avec les autorités suisses en 2015.

Un protocole de déclaration et de partage d’information

entre les organismes (CERN, ASN, OFSP) concernant l’in-

formation sur les événements significatifs et leur classe-

ment sur l’échelle INES a également été établi. Le CERN

a déclaré son premier événement significatif en 2015, ce

qui est positif du point de vue de la transparence et l’amé-

lioration du retour d’expérience.

1.2 La radioprotection

dans le domaine médical

Radiothérapie

En 2015, l’ASNamené 11 inspections dans les 22 centres

de radiothérapie des régions Auvergne et Rhône-Alpes.

Les inspections de l’ASN ont porté en particulier sur le

management de la sécurité et de la qualité des soins, la

préparation des traitements, le contrôle de positionne-

ment des patients en cours de traitement et la mise en

place de la démarche d’évaluation des pratiques profes-

sionnelles. Une attentionparticulière a également été por-

tée aux centres qui mettent en place des technologies de

traitement innovantes, ceux dont les effectifs sont consi-

dérés comme potentiellement fragiles et ceux présentant

des retards dans la mise enœuvre de la démarche d’assu-

rance de la qualité.

Il ressort de ces inspections que l’ensemble des centres

s’est organisé depuis 2009 pour mettre en œuvre une

démarche d’assurance de la qualité destinée à améliorer

la délivrance des traitements aux patients. Ces systèmes

d’assurance de la qualité sont de plus en plus utilisés au

quotidienpar l’ensemble des personnels des centres dans

le cadre d’une démarche d’amélioration continue de la

qualité des soins.

Les centres de radiothérapie ont tousmis en place un sys-

tème de détection des événements significatifs. Pour la

DIVISION DE LYON

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CHAPITRE 08 :

LE PANORAMA RÉGIONAL DE LA SÛRETÉ NUCLÉAIRE ET DE LA RADIOPROTECTION

Rapport de l’ASN sur l’état de la sûreté nucléaire et de la radioprotection en France en 2015