Les inspections réalisées en 2015 par l’ASNn’ont pas mis
en évidence de situation préoccupante dans les régions
Auvergne et Rhône-Alpes. Des progrès ont été réalisés
sur les transports de colis non soumis à agrément utilisés
pour transporter les substances radioactives les moins
dangereuses et qui représentent la plus grande partie des
transports de substances radioactives en France.
1.5 La radioprotection du public
et de l’environnement
Radon
En2015, l’ASNa poursuivi son actionde contrôle concer-
nant le respect de la réglementation relative à la gestiondu
risque lié au radon dans les lieux ouverts au public dans
les régions Auvergne et Rhône-Alpes, en particulier dans
les établissements scolaires.
Concernant les collèges et les lycées, l’ASNa rencontré les
conseils départementaux et régionaux. Elle a constaté des
situations hétérogènes d’un département et d’une région
à l’autre. D’une manière générale, des mesures de radon
ont été réalisées afin d’identifier les établissements pour
lesquels des travaux sont nécessaires. Des travaux visant à
réduire la teneur en radon ont été conduits dans plusieurs
établissements. Toutefois, ces travauxdoivent sepoursuivre
et de nouvellesmesures de la teneur en radondoivent être
réalisées afin d’en évaluer l’efficacité. En 2015, la division
de Lyon a rencontré les collectivités territoriales dont l’ac-
tion en termes de prévention des risques liés à l’exposi-
tion au radon dans les lycées et collèges publics avait été
jugée comme perfectible lors de précédentes rencontres.
Parallèlement, l’ASN, les huit préfectures et les deux
agences régionales de santé concernées ont mené en
2014-2015 une campagne à distance sur les dispositions
mises en œuvre pour limiter les risques d’exposition
au radon dans les écoles publiques (maternelles et pri-
maires). Cette campagne ciblait les communes les plus
importantes des départements classés prioritaires pour
le risque radon. Le bilan de cette campagne laisse appa-
raître une situation globalement satisfaisante, même si
le respect de la périodicité des dix ans pour le dépistage
radon n’est pas systématique.
Par ailleurs, l’ASN a pu vérifier lors d’une rencontre
avec la direction interrégionale de l’administration péni-
tentiaire en charge de la grande majorité des lieux de
détention en Rhône-Alpes et Auvergne que le risque
radon était pris en compte de manière satisfaisante dans
ces établissements.
Sites et sols pollués
En 2015, l’ASN a suivi la finalisation des opérations d’as-
sainissement de deux sites dans les régions Auvergne et
Rhône-Alpes qui présentaient des traces de radium, situés
à Annemasse et à Lyon. L’assainissement du site de Lyon
a été finalisé en 2015 ; le site d’Annemasse nécessite des
investigations complémentaires.
Ancien site minier
de Saint-Priest-la-Prugne
En 2015, Areva a retiré son dossier de réaménagement
du site de Saint-Priest-la-Prugne. Ce projet prévoyait de
sécuriser le site sur le long terme en supprimant le barrage
derrière lequel sont entreposés des résidus miniers et en
remplaçant la couverture hydraulique par une couverture
solide. L’ASN estime que, bien que le site soit sécurisé à
court etmoyen termes, compte tenude la nature des radio-
nucléides entreposés, une solutiondevra être trouvée par
Areva pour améliorer la sécurité du site sur le long terme.
Par ailleurs, l’ASNnote avec satisfaction que, à la suite du
repérage des stérilesminiers se trouvant aux alentours de
l’ancienne mine de Saint-Priest-la-Prugne, des premiers
travaux de retrait de ces matériaux ont été engagés par
Areva. L’ ASN veillera avec la Dreal à ce qu’ils se pour-
suivent en 2016.
2. ÉLÉMENTS COMPLÉMENTAIRES
2.1 L’action internationale
La division de Lyon a poursuivi ses échanges bilatéraux
avec les autorités de sûreté japonaise et chinoise concer-
nant les pratiques d’inspection et les actions mises en
œuvre à la suite de l’accident nucléaire de Fukushima.
La divisionde Lyon a reçuune délégationd’inspecteurs de
la NRA
(Nuclear Regulation Authority),
l’autorité de sûreté
japonaise. Les échanges ont porté sur la culture de sûreté
et la prise en compte des facteurs sociaux, organisationnels
et humains. Une visite du chantier de l’EPRde Flamanville
a été également organisée.
Trois inspecteurs de la division de Lyon ont contribué en
janvier 2015àune inspectionde revuede laNNSA
(National
Nuclear Safety Administration)
, l’autorité de sûreté chinoise,
portant sur la préparation du premier arrêt du réacteur 1
du site nucléaire de YangJiang, dans le sud de la Chine.
Le site comprendra à terme six réacteurs de 1000 MWe
chacun. En retour, trois inspecteurs de la NNSA ont par-
ticipé en novembre 2015 à une inspection de chantier de
l’ASN sur le réacteur 2 de la centrale de Cruas-Meysse. Ils
ont également visité le site de fabricationde combustibles
nucléaires d’Areva situé à Romans-sur-Isère.
La division a également reçuune délégationd’inspecteurs
de laNNR
(National Nuclear Regulator)
, l’autorité de sûreté
sud-africaine, qui souhaitait obtenir de l’ASN un appui
pour le contrôle des remplacements des générateurs de
vapeur (RGV), unRGV étant prochainement programmé
sur l’un des réacteurs de la centrale de Koeberg.
DIVISION DE LYON
261
CHAPITRE 08 :
LE PANORAMA RÉGIONAL DE LA SÛRETÉ NUCLÉAIRE ET DE LA RADIOPROTECTION
Rapport de l’ASN sur l’état de la sûreté nucléaire et de la radioprotection en France en 2015




