Table of Contents Table of Contents
Previous Page  272 / 536 Next Page
Information
Show Menu
Previous Page 272 / 536 Next Page
Page Background

DIVISION DE NANTES

En revanche pour les autres établissements contrôlés, les

constats restent assez similaires à ceux des années anté-

rieures, avec une radioprotectiondes travailleurs globale-

ment mieux prise en compte que celle des patients. Dans

ce dernier domaine, lamarge de progression est toujours

importante, tant en ce qui concerne la présence et l’impli-

cationdes physiciensmédicaux qu’en termes de définition

de niveaux de doses pour les actes à risques ou itératifs,

de procédure de détection des effets déterministes et de

suivi spécifique des patients ayant subi ce type d’actes.

Concernant la radioprotectiondes travailleurs, des efforts

doivent être poursuivis en termes de quantification des

doses et de protection du cristallin et des extrémités des

professionnels de santé. La formation reste encore globa-

lement insuffisante, tant enmatière de radioprotectiondes

travailleurs que de radioprotection des patients.

Enfin, ces contrôlespermettent d’observer que lesdémarches

engagées avec l’Agence régionale de santé (ARS) Bretagne

pour inscrire des critères de qualité dans les contrats plu-

riannuels d’objectifs et de moyens des établissements de

santé constituent un levier intéressant pour renforcer laprise

en compte des exigences en matière de radioprotection.

Médecine nucléaire

Cinq services de médecine nucléaire ont été inspectés en

2015. Les contrôles ont porté sur la gestion des effluents,

la radiothérapie interne vectorisée et lamaîtrise duproces-

sus de délivrance des radiopharmaceutiques opéré à l’aide

de dispositifs automatisés de préparation ou d’injection.

Malgré la forte implicationdes personnes compétentes en

radioprotection (PCR), les exigences réglementaires appli-

cables en matière de radioprotection des patients et des

travailleurs sontmises enœuvre de façon très hétérogène.

Dans les services où la prise en compte de la radioprotec-

tionn’est pas satisfaisante, l’employeur doit veiller à allouer

aux PCR les moyens et le temps nécessaires à la correc-

tiondes écarts relatifs à la radioprotectiondes travailleurs.

La conformité des installations vis-à-vis des exigences de

la décision n° 2014-DC-0463, relative à l’aménagement

des services demédecine nucléaire, applicables depuis le

1

er

 juillet 2015, fera l’objet d’un examen approfondi lors

des prochaines inspections.

Scanographie

Sept établissements ont été inspectés en 2015 dont une

inspectiona concerné l’activité spécifiquede téléradiologie.

Les inspections ont portéplus particulièrement sur la radio-

protection des patients qui est globalement bien mise en

œuvre dans les centres inspectés. Néanmoins, le suivi de

la formation à la radioprotection des patients pour les

personnels concernés reste perfectible dans la moitié des

centres. Les contrôles de qualité des installations ont été

effectués et des protocoles d’optimisation des doses déli-

vrées aux patients ont été élaborés.

Concernant la radioprotectiondes travailleurs, des amélio-

rations sont attendues concernant l’allocationdesmoyens

nécessaires à la PCR, les affichages des consignes et règles

d’accès en zone, la délimitation des zones réglementées

ainsi que la rédactiondes études de poste. La surveillance

dosimétrique des travailleurs est correctement réalisée.

D’importants efforts restent à fournir en matière de for-

mation à la radioprotection des travailleurs, puisqu’un

seul des centres inspectés respecte les périodicités régle-

mentaires applicables.

Inspection de l’ASN du service de médecine nucléaire du centre régional de lutte contre le cancer Eugène Marquis, à Rennes, juillet 2015.

272

CHAPITRE 08 :

LE PANORAMA RÉGIONAL DE LA SÛRETÉ NUCLÉAIRE ET DE LA RADIOPROTECTION

Rapport de l’ASN sur l’état de la sûreté nucléaire et de la radioprotection en France en 2015