Le contrôle de la maîtrise des doses en imagerie médi-
cale reste toujours une priorité de l’ASN, notamment
lorsqu’elle est associée aux pratiques interventionnelles.
Le développement récent et rapide des nouvelles tech-
niques d’imagerie, et leur mise en œuvre par des spé-
cialistes (chirurgiens, neurochirurgiens, cardiologues,
urologues, rhumatologues, orthopédistes…) trop sou-
vent insuffisamment formés sur les questions de radio-
protection, justifient un renforcement des actionsmenées
par l’ASN. Ainsi, la mise en œuvre de programmes de
formation pratique, tant au niveau de l’enseignement
universitaire que dans le cadre de la formation conti-
nue, doit constituer un objectif prioritaire pour lequel
les professionnels et les établissements de santé doivent
s’engager dans la durée.
Les efforts qui commencent à être consentis pour impli-
quer les physiciensmédicauxdans l’optimisationdes doses
délivrées auxpatients lors des pratiques interventionnelles
mais aussi lors des examens scanographiques restent encore
trop timides. Dans le cadre de la transposition de la nou-
velle directive Euratomdéfinissant les normes de base en
radioprotection, l’ASN sera amenée à proposer des exi-
gences pour encadrer les prestations de physique médi-
cale nécessaires dans ces domaines.
La justificationdes examens radiologiques et notamment
scanographiques constitue également une questionpriori-
taire pour laquelle des actions d’informationmais aussi de
formationdoivent être engagées endirectiondesmédecins
demandeurs d’examens. Des initiatives concertées avec les
autorités sanitaires, les professionnels et les associations
de patients seront également prises en 2016.
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CHAPITRE 09 :
LES UTILISATIONS MÉDICALES DES RAYONNEMENTS IONISANTS
Rapport de l’ASN sur l’état de la sûreté nucléaire et de la radioprotection en France en 2015




