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Sontdésormaissoumisaurégimeducodedelasantépublique:

les établissements détenant ou utilisant des sources

radioactives sous forme scellée précédemment soumis

à déclarationou autorisation au titre de la rubrique 1715

de la nomenclature des ICPE ;

les établissements détenant des radionucléides sous forme

non scellée en quantité inférieure à 10 m

3

précédem-

ment soumis à déclaration ou autorisation au titre de la

rubrique 1715 de la nomenclature des ICPE.

Les prescriptions applicables pour ces installations sont

désormais celles du code de la santé publique et du

code du travail. Cependant, l’article 4 du décret susvisé

prévoit que l’autorisation ou la déclaration délivrée au

titre de la rubrique 1715 continue à valoir autorisation

ou déclaration au titre du code de la santé publique

jusqu’à l’obtention d’une nouvelle autorisation au titre

du code de la santé publique ou, à défaut, pour une

durée maximale de cinq ans, soit au plus tard jusqu’au

4 septembre 2019. Tout changement ayant trait à l’au-

torisation devra préalablement faire l’objet, selon le cas,

d’une information de l’ASN ou d’une nouvelle demande

d’autorisation.

Seuls les établissements détenant des substances radioac-

tives sous forme non scellée enquantité supérieure à 10 m

3

sont désormais soumis au régime des installations classées

(hors secteur médical et accélérateurs de particules). Les

éventuelles sources radioactives sous forme scellée éga-

lement détenues ou utilisées par ces établissements sont

réglementées par l’ASNau titreducodede la santépublique.

Les matières nucléaires font l’objet d’une réglemen-

tation spécifique prévue à l’article L. 1333-2 du code

de la défense. L’ application de cette réglementation est

contrôlée par le ministre de la Défense pour les matières

nucléaires destinées aux besoins de la défense et par le

ministre chargé de l’énergie pour les matières destinées

à tout autre usage.

4.2 Les autorisations et déclarations

des sources de rayonnements

ionisants utilisées à des fins non

médicales

4.2.1 La prise en compte des principes

de radioprotection dans la réglementation

des activités non médicales

En matière de radioprotection, l’ASN veille à l’applica-

tion des trois grands principes de la radioprotection ins-

crits dans le code de la santé publique (article L. 1333-1) :

la justification, l’optimisation des expositions et la limi-

tation des doses (voir chapitre 2).

L’évaluation du bénéfice attendu d’une activité nucléaire

et dudétriment sanitaire associé peut conduire à interdire

une activité pour laquelle le bénéfice apparaît insuffisant

au regard du risque. Soit l’interdiction est prononcée de

façon générique, soit l’autorisation requise au titre de la

radioprotection n’est pas délivrée ou reconduite. Pour les

activités existantes, une réévaluationde la justification est

engagée lors des renouvellements d’autorisation si l’état

des connaissances et des techniques le justifie.

L’ optimisation est une notion qui doit être appréciée en

fonction du contexte technique et économique et elle

nécessite une forte implication des professionnels. L’ ASN

considère en particulier que les fournisseurs d’appa-

reils sont au cœur de la démarche d’optimisation (voir

point 3). En effet, ils sont responsables de la mise sur le

marché des appareils et doivent donc concevoir ceux-ci

de façon à réduire au minimum l’exposition des futurs

utilisateurs. L’ ASN contrôle également l’application du

principe d’optimisation dans le cadre de l’instruction des

dossiers d’autorisation, des inspections qu’elle réalise et

lors de l’analyse des différents événements significatifs

qui lui sont déclarés.

4.2.2 Les régimes d’autorisation et de déclaration

applicables

Les demandes relatives à la détention et l’utilisation de

rayonnements ionisants sont instruites par les divisions

territoriales de l’ASN. L’ instruction des demandes d’au-

torisation concernant la fabrication et la distribution de

sources ou d’appareils en contenant est centralisée au

niveau national.

Le régime d’autorisation

Dans le cadre d’une démarche de simplification et d’ap-

proche graduée en fonctiondes risques et des enjeux radio-

logiques, l’ASNa élaboré etmis enœuvre des formulaires

de demandes d’autorisation adaptés à chaque activité et

disponibles sur

www.asn.fr

.

Plusieurs formulaires ont fait

l’objet d’une révision en 2015 pour tenir compte des évo-

lutions réglementaires et du retour d’expérience.

Afin de mieux prendre en compte la réalité des respon-

sabilités dans les secteurs non médicaux où les sources

radioactives et appareils sont souvent gérés par une struc-

ture, davantage que par un individu, ces nouveaux formu-

laires ouvrent la possibilité de demander des autorisations

en tant que représentant d’une personnemorale comme le

permet l’article R. 1333-24 du code de la santé publique.

Ils précisent également la liste des documents qui doivent

être joints à la demande. L’ ensemble des autres documents

listés en annexe à la décision n° 2010-DC-0192 de l’ASN

du 22 juillet 2010 doit bien sûr être en possession du

demandeur et conservé à la disposition des inspecteurs

en cas de contrôle. L’ ASN est par ailleurs susceptible de

demander des compléments dans le cadre de l’instruction

de la demande d’autorisation.

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CHAPITRE 10 :

LES UTILISATIONS INDUSTRIELLES, DE RECHERCHE ET VÉTÉRINAIRES ET LA SÉCURITÉ DES SOURCES

Rapport de l’ASN sur l’état de la sûreté nucléaire et de la radioprotection en France en 2015