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En ce qui concerne le suivi duparc des détecteurs ioniques,

l’IRSN a mis en place, en 2015, en collaboration avec

l’ASN, un système informatique permettant aux profes-

sionnels intervenant sur une installation (mainteneurs,

installateurs ou déposeurs) de télétransmettre des rap-

ports annuels d’activité. L’ IRSN, qui est en charge de la

centralisation et du traitement des rapports, estime que

les informations disponibles à ce jour ne permettent pas

de dresser un état des lieux significatif de l’état du parc.

Des actions de rappel sont en cours afin de sensibiliser les

acteurs et dresser rapidement un premier bilan.

L’ASNentretientdesrelationsétroitesavecl’associationQual-

dion,crééeen2011,quilabelliselesétablissementsrespectant

la réglementation relative à la radioprotection et celle rela-

tive à la sécurité incendie. La liste des entreprises labellisées

Qualdionest disponible sur lapage Internet de l’association:

www.lne.fr/fr/certification/certification-label-qualdion.asp

.

Elle participe avec elle à des campagnes de communica-

tion auprès des détenteurs de détecteurs ioniques et des

professionnels (salonExpoprotection, salondesMaires…).

Les parasurtenseurs

Les parasurtenseurs (parfois appelés parafoudres), à

ne pas confondre avec les paratonnerres, sont de petits

objets, très faiblement radioactifs, utilisés pour proté-

ger les lignes téléphoniques des surtensions en cas de

foudre. Il s’agit de dispositifs étanches, souvent en verre

ou céramique, enfermant un petit volume d’air conte-

nant des radionucléides pour pré-ioniser l’air et faciliter

l’amorçage. L’ utilisation de ces objets a progressivement

été abandonnée depuis la fin des années 1970 mais le

nombre de parasurtenseurs à déposer, collecter et éli-

miner reste très important (plusieurs millions d’unités).

Ces appareils ne présentent pas, lorsqu’ils sont installés,

de risques d’exposition pour les personnes. Un risque

très faible d’exposition et/ou de contamination peut exis-

ter si ces objets sont manipulés sans précaution ou s’ils

sont détériorés. L’ ASN l’a rappelé à Orange (ancienne-

ment France Télécom) qui a engagé un processus expé-

rimental de recensement, dépose, tri et élimination des

parasurtenseurs dans la région Auvergne et a proposé

un plan national de dépose et d’élimination. Ce plan

a été présenté à l’ASN et a conduit à la délivrance, en

septembre 2015, d’une autorisation encadrant le retrait

de l’ensemble des parafoudres contenant des radionu-

cléides présents sur le réseau d’Orange sur le territoire

national et leur entreposage sur des sites identifiés. La

recherche d’une filière d’élimination est en cours en

collaboration avec l’Agence nationale pour la gestion

des déchets radioactifs (Andra). Ce plan de retrait sera

mis en œuvre de manière progressive, avec un échéan-

cier sur huit ans.

Les paratonnerres

Les paratonnerres radioactifs ont été fabriqués et installés

enFrance entre 1932 et 1986. L’interdictionde la commer-

cialisation des paratonnerres radioactifs a été prononcée

en1987. Le démontage des paratonnerres radioactifs déjà

installés n’a pas été rendu obligatoire par cet arrêté. Aussi,

hormis dans certaines ICPE (arrêté du 15 janvier 2008

qui fixe le retrait au 1

er

 janvier 2012) et dans certaines

installations relevant du ministre de la Défense (arrêté

du 1

er

 octobre 2007 qui fixe une date limite de retrait

au 1

er

 janvier 2014), il n’y a pas à ce jour d’obligation de

dépose des paratonnerres radioactifs installés sur le ter-

ritoire français.

L’ ASN souhaite cependant le retrait des paratonnerres

radioactifs existants compte tenudes risques qu’ils peuvent

présenter notamment en fonction de leur état physique.

Elle sensibilise depuis plusieurs années les professionnels

pour s’assurer que le retrait de ces objets se fasse en garan-

tissant le respect de la radioprotection des travailleurs

et du public. L’ASN a renforcé cette action en rappelant

leurs obligations aux professionnels concernés, notam-

ment celle de disposer d’une autorisation de l’ASN pour

l’activité de dépose et d’entreposage des paratonnerres, en

applicationdes articles L. 1333-1, L. 1333-4, R. 1333-17

du code de la santé publique. Des actions de contrôle sur

le terrain vis-à-vis des sociétés impliquées dans la reprise

de ces objets sont menées par l’ASN. Ces actions ont été

renforcées en 2015 avec des inspections inopinées sur les

chantiers de dépose.

Après plusieurs campagnes demesuresmenées par l’IRSN

et en collaboration avec des entreprises afin d’évaluer les

moyens de protection nécessaires lors de la dépose de

paratonnerres radioactifs, l’ASNa piloté la rédactiond’un

guide à l’attention des professionnels. Ce guide, en cours

de finalisation par l’ASN, l’Andra et l’IRSN devrait être

publié en 2016.

L’ Andra estimait à 40000 le nombre de paratonnerres

radioactifs installés enFrance. Près de 10000 ont fait l’ob-

jet d’une dépose et d’une reprise par l’Andra. Le rythme

annuel de dépose est d’environ 450 par an.

Des informations complémentaires sur les paratonnerres

radioactifs sont disponibles sur

www.andra.fr

et le site de

l’association Inaparad

www.paratonnerres-radioactifs.com

.

4.4 Le renforcement

de la réglementation des appareils

électriques générateurs

de rayonnements ionisants

En ce qui concerne la conception des installations, la déci-

sion n° 2013-DC-0349 de l’ASNdu 4 juin 2013 fixant les

règles techniques minimales de conception des installa-

tions dans lesquelles sont présents des rayonnements X

a pris en compte la révision de la norme NF-C 15-160.

Cette décision concerne des installations du domaine

industriel et scientifique (recherche) comme la radio-

graphie industrielle en casemate par rayonnements X,

la radiologie vétérinaire, et également des installations

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CHAPITRE 10 :

LES UTILISATIONS INDUSTRIELLES, DE RECHERCHE ET VÉTÉRINAIRES ET LA SÉCURITÉ DES SOURCES

Rapport de l’ASN sur l’état de la sûreté nucléaire et de la radioprotection en France en 2015