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du domaine médical comme la radiologie convention-

nelle, la radiologie interventionnelle, la radiologie den-

taire et les scanners (voir chapitres 3 et 9). Elle est entrée

en vigueur le 1

er

 janvier 2014 et remplace l’arrêté du

30 août 1991 déterminant les conditions d’installation

auxquelles doivent satisfaire les générateurs électriques

de rayons X. Son application devient obligatoire pour

les installations mises en service à partir du 1

er

 janvier

2016, les installations mises en service antérieurement

et répondant à la norme NF C 15-160 dans sa version

de novembre 1975 et à ses normes associées, étant répu-

tées conformes à la décision dès lors qu’elles restent

conformes à ces normes.

Au niveau de la conception des appareils, l’ASN souhaite

compléter les dispositions introduites en 2007 dans le

code de la santé publique et achever ainsi l’élaboration

du cadre réglementaire permettant de soumettre à auto-

risation la distribution des appareils électriques généra-

teurs de rayonnements ionisants au même titre que les

fournisseurs de sources radioactives. Sur ce point, l’ex-

périence montre qu’une instruction technique de dos-

sier entre l’ASN et les fournisseurs/fabricants d’appareils

apporte des gains substantiels en termes d’optimisation

de la radioprotection (voir points 3 et 4.2.1).

Il n’existe pas pour les appareils électriques utilisés à des

fins nonmédicales d’équivalent aumarquageCEobligatoire

pour les dispositifsmédicaux, attestant de la conformité à

plusieurs normes européennes et abordant divers thèmes

dont la radioprotection. Par ailleurs, le retour d’expérience

montre qu’un grandnombre d’appareils ne disposent pas

d’un certificat de conformité aux normes applicables en

France. Ces normes sont obligatoires depuis denombreuses

années mais certaines de leurs exigences sont devenues

en partie obsolètes ou inapplicables du fait de l’absence

de révisions récentes.

L’ASN a donc pris des contacts dès 2006 avec le Labora-

toire central des industries électriques (LCIE), le CEA et

l’IRSNet a engagé une réflexionpour faire évoluer les exi-

gences techniques applicables aux appareils. Après avoir

présenté les premières orientations au Groupe perma-

nent d’experts en radioprotection, pour les applications

industrielles et de recherche des rayonnements ionisants,

et en environnement (GPRADE) en juin 2010, l’ASN a

poursuivi ses travaux avec l’appui de l’IRSN et avec le

concours d’autres acteurs de référence comme le CEA et

le LCIE, en vue d’élaborer un référentiel technique pour

ce type d’appareils.

Sur la base des travaux réalisés, des projets de texte

visant à définir les exigences minimales de radiopro-

tection pour la conception des appareils électriques

générant des rayonnements X ont été élaborés et une

consultation technique informelle des parties prenantes

(fournisseurs, fabricants français et étrangers, prin-

cipaux utilisateurs) a été conduite en 2015 et est en

cours d’analyse.

4.5 La détection de la radioactivité

anormale des matériaux

et marchandises en France

L’ASNconsidère comme préoccupante l’augmentationdu

nombre de cas de détectionde radioactivité anormale des

métaux et biens de consommations à travers le monde.

Elle dénombre par an enmoyenne cinq événements por-

tant sur la présence de radioactivité dans les transports en

provenance ou à destination de la France.

Les produitsmajoritairement incriminés sont les suivants:

des produits finis contaminés dont des biens de consom-

mation, d’équipement ou de production (ustensiles de

cuisine, sacs à main, équipements sportifs, vannes,

essieux, machines-outils, grilles de radiateurs, barres

d’acier, etc.);

des produits semi-finis contaminés (lingots, ferraille…);

des sources scellées elles-mêmes.

Dans lamajorité des cas, le radionucléide détecté est d’ori-

gine artificielle. Il s’agit de radionucléides initialement fabri-

qués et conditionnés sous forme de sources radioactives

scellées destinées à être utilisées dans l’industrie ou dans

le secteur médical. Par manque de contrôle dans les pays

d’origine, ces sources radioactives finissent par intégrer

les filières de recyclage de la ferraille.

Si elles ne sont pas détectées à temps, elles sont fondues

dans les usines de production de lingots métalliques,

contaminant ainsi la matière première et tous les pro-

duits semi-finis et finis issus de ces matières premières à

travers le monde.

Dans les autres cas, les radionucléides sont d’origine natu-

relle. Cephénomène est nouveau, diffus et enpleine expan-

sion. Il est dûà l’utilisationde céramiques à basede thorium

(la tourmaline) notamment dans l’industrie textile. En

2011, à la suite de plusieurs signalements, l’ASN a saisi

l’IRSN pour procéder à l’analyse de plusieurs produits

commercialisés. Les conclusions de cette étudemontrent

que l’exposition d’une personne aux rayonnements émis

par ces textiles reste très faible, mais peut, dans certains

cas, être supérieure à la limite réglementaire annuelle pour

le public (1 mSv). Dans ce cas, l’ASN informe les indus-

triels concernés lorsqu’ils sont identifiés et fait procéder

à des analyses complémentaires si nécessaire. L’ ASNreste

vigilante sur ces produits et a reconduit une campagne

d’analyse sur de nouveaux produits en 2015.

La France ne dispose pas aujourd’hui demoyen de détec-

tion systématique aux points stratégiques, notamment, au

niveaudes nœuds de transport: ports, aéroports. Certaines

entreprises sont équipées demoyens de détectionmis en

place soit pour répondre à la réglementation en vigueur

prise au titreducodede l’environnement (déchetterie, hôpi-

taux, installations de stockage de déchets, etc.), soit pour

répondre à des impératifs commerciaux dictés par leurs

partenaires (commerce international avec les États-Unis).

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CHAPITRE 10 :

LES UTILISATIONS INDUSTRIELLES, DE RECHERCHE ET VÉTÉRINAIRES ET LA SÉCURITÉ DES SOURCES

Rapport de l’ASN sur l’état de la sûreté nucléaire et de la radioprotection en France en 2015