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Les situations d’urgence

Les inspections 2015 sur la gestion de crise ont confirmé

la bonne organisation des centrales dans ce domaine. Les

équipes destinées à mettre en œuvre les plans d’urgence

interne (PUI) sont bien dimensionnées et tous les équi-

piers de crise participent annuellement à un exercice.

Les inspections ont également permis de s’assurer de la

bonne déclinaison du référentiel national harmonisé de

novembre 2014 et de l’appropriation correcte de la nou-

velle organisation de crise qu’il prévoyait au niveau de

chaque centrale.

La préparation à la gestion des situations d’urgence peut

cependant être améliorée pour ce qui concerne notam-

ment la gestion et l’utilisation des matériels mobiles uti-

lisés en situation d’urgence et le retour d’expérience des

exercices de crise.

Les risques d’incendie et d’explosion

En 2015, l’ASN a mené 17 inspections dans le domaine

de lamaîtrise des risques liés aux incendies et aux explo-

sions dans 15 centrales nucléaires. Des constats relatifs

à ces risques ont également été relevés dans le cadre

d’inspections de chantiers lors des arrêts de réacteurs

et lors de l’inspection de revue menée au sein de la cen-

trale du Bugey.

L’incendie

À l’issue de ces inspections, pour ce qui concerne le risque

d’incendie, l’ASN note que les relations entre les sites et

les services départementaux de lutte contre l’incendie et

de secours sont plutôt satisfaisantes et que l’organisation

d’interventionn’est généralement pasmise endéfaut dans

la gestion des feux réels. Néanmoins, des constats déjà

effectués les années précédentes restent toujours d’ac-

tualité et concernent une majorité des sites inspectés :

gestion perfectible des anomalies de sectorisation des

locaux afin de prévenir la propagation d’un incendie

(notammentmauvaise fermeture des portes participant

à la sectorisation et absence d’analyse de risque associée

à certaines anomalies de sectorisation);

des écarts liés à la gestion des inhibitions de la détec-

tion incendie;

des écarts de gestion des entreposages de matériels qui

représentent des potentiels calorifiques importants,

notamment lors des phases d’arrêt de réacteur ;

des écarts dans la mise en œuvre des permis de feu.

Des difficultés d’accessibilité desmatériels de lutte contre

l’incendie sont également encore constatées.

Le nombre de départs de feu enregistrés pour l’année 2015

est supérieur à celui de 2014. Le 2 juillet 2015, un départ

de feu, causé par l’absence d’identification du risque de

feu de titane en préalable à des opérations de découpe, a

notamment conduit à un incendie qui a concerné une par-

tie du condenseur du réacteur 2 de la centrale de Paluel.

L’explosion

L’ ASN a également évalué au cours de ses inspections

la mise en œuvre de l’organisation des sites vis-à-vis du

risque d’explosion, intégrant la maîtrise de ce risque au

titre de la sûreté nucléaire ainsi qu’au titre de la protec-

tion des travailleurs.

L’ASNa pu constater lamontée en compétence progressive

des personnels sur cette questionmais considère qu’EDF

doit accentuer ses efforts pour ce qui concerne les forma-

tions et les exercices des équipiers d’intervention.

La filière indépendante de sûreté

La filière indépendante de sûreté (FIS) assure la vérification

et l’analyse du respect des exigences de sûreté par la filière

opérationnelle. Elle comprend trois niveaux :

• l’inspecteur général (IGSNR) rattaché au président du groupe

EDF, assisté d’une équipe d’inspecteurs ;

• le directeur délégué sûreté de la division production nucléaire

(DPN), assisté de l’inspection nucléaire ;

• et le chef de mission sûreté qualité de chaque centrale, assisté du

service sûreté qualité. Les ingénieurs sûreté, qui appartiennent

au service sûreté qualité, assurent quotidiennement une

vérification de l’état de sûreté de l’installation.

COMPRENDRE

Exercice sur la tour de l’aéroréfrigérant des équipes GRIMP (Groupe de reconnaissance

et d’intervention en milieu périlleux) des pompiers du Service départemental d’incendie

et de secours du Tarn-et-Garonne à 178,50 mètres de haut pour secourir deux fausses victimes.

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CHAPITRE 12 :

LES CENTRALES NUCLÉAIRES D’EDF

Rapport de l’ASN sur l’état de la sûreté nucléaire et de la radioprotection en France en 2015